X. — Nouvelle lettre des Conunissaires des États an Hoi
Rennes, S février 1788.
Sire,
Nous avons supplié Votre .Majesté de vouloir bien rendre l'Évèque de T)ôl aux fonctions importantes (pie les Etats de votre Province de Bretagne lui ont confiées et dans lesquelles il ne peut être suppléé.
Qu'il nous soit permis, Sire, de renouveler, auprès de Votie Majesté, nos instances. Nous espérons qu'elle voudra bien <"onsidérer que l'éloignement de l'Évêque de Ko! n<' pourroit être plus longtemps prorogé sans nuire au bien des affaires tle la Provinrt". Elles exigent, Sire, les soins de tous ses représentants, et si l'activité de la députation (chargée de leur poursuite au Conseil et auprès des Ministi'es de Votre Majesté) n'est pas entièrement suspendue par l'absence de l'un de ses membres, il est néanmoins certain que cette absence devient toujours préjudiciable. Il est, dailhMirs, dans la constitution des Fitats d'être reiirésentés par dfs députés des trois ordres, et jamais il ne sera dans l'intention di' Votre .Majcsli" de les priver des avantages, qu'ils en attendent.
474 URBAIN DE HERCK
Nous esptrons, Sire, avec ronliaiitc, (|ue touché des motifs qui londenl notre réclamation, vous voudras bien l'accueillir f'avorablfnient, et cjue ne voyant, désormais, dans l'Evêque de l)(d, qu'un député des États de Bretagne, écarté doses fonctions, Votre Majesté ieia cesser l'obstacle qui s'oppose à ce quïl les remplisse. .Nous vcius en supplions, Sire, avec les plus vives instances. Nous sommes avec le plus profond iispcct, Sirf,
de Notre Majesté,
les liùs humbles, très obéissans, el très fidèles serviteurs et sujets.