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P: +de 240.
L'animal est sur le flanc. Diarrhée intense.
BRL Ts SC MOT Aulopsie. — Reins augmentés de volume. Congestionnés. Foie congestionné. Pas de liquide dans le péritoine, pas d'agglutination des anses.
Survie : 27 heures.
Poids, avant: 1820 grammes.
À Ja mort : 1650 grammes.
De cette première série d'expériences, ligatures des deux pédicules rénaux, nous pouvons tirer Les conclusions suivantes
Après l'opération l'animal, légèrement parésié et abattu, se ranime vite et reprend son aspect normal, mais au bout d’un temps relativement court commencent à apparaître un certain nombre de phénomènes morbides au premier rang desquels nous devons. placer
Les PHÉNOMÈNES NERVEUX. Ceux-ci semblent, en effet, prépondérants. L'animal présente durant sa survie un état d'hébétude très marqué. Il réagit pourtant quand on le prend dans sa cage
. pour l’examiner, mais ses réactions sont lentes :
il a l’air de sommeiller et cet état ne fait que s’agoraver jusqu à la mort qui a lieu dans le coma.
LES PHÉNOMÈNES DIGESTIFS. À part quelques rares exceptions, nous n'avons pas eu à noter de salivation. +
Par contre, les animaux ont présenté, de façon constante, une diarrhée abondante. Celle-ci apparaît dans les 20 heures qui suivent l'opération. Dans un seul cas, cette diarrhée était sanguino-
. lente.
Les PHÉNOMÈNES RESPIRATOIRES. Le rythme res-
piratoire semble lui aussi nettement influencé par
la ligature. Il se ralentit de’façon notable, passant {
de 80 à la minute, chiiire que nous pouvons prendre comme moyenne, à 4o et même moins. Les inspirations, d’abord profondes, deviennent de plus en plus superficielles jusqu’à la mort. Nous n’ayons pas observé le rythme de Scheyne- Stockes.
Les PRÉNOMÈNES CARDIOVASCULAIRES. Le pouls est essentiellement variable et nous n’en pouvons tirer grande conclusion. Par ce fait même qu’à l’état normal, le nombre des pulsations est de 200 ou plus à la minute, nous craignons que la précision nous manque.
La pression artérielle n’a pas été prise.
La température a été notée dans la pulpart des observations.
La température normale du lapin est de 39°», d'après BERGMANN, cité par LanGLois et DE Vani- GNY.
Nos animaux présentaient une température nornale un peu plus faible, ce que nous pouvons attribuer à ce fait que leur poids était inférieur à celui des animaux qui ont servi à établir la moyenne de BERGMANN. |
Quoi qu'il en soit, nous avons noté l’hypothermie dans tous les cas, hypothermie qui, par exetuple, a atteint 4° en 24 heures dans l’observation numéro 4. Mais en outre de cette hypothermie, si fréquemment signalée dans les accidents urémiques, il est un phénomène qui s’en rapproche et
que nous avons déjà signalé : c’est la tendance au refroidissement immédiat qui suit l'acte opératoire. Avant que les substances hypothermisantes aient fait leur œuvre, il semble que la température de l’animal, momentanément abaissée, ait fort peu tendance à revenir à la normale, et nous avons limpression que si nous n'avions pris la précaution de, les réchauffer, quelques-uns de nos animaux auraient succombé en quelques heures.
Les PRÉNOMÈNES OcuüLAIRES. Nous signalerons sous ce titre la dilatation pupillaire que nous &vons observée de façon constante.
L'AUTOPSIE a été pratiquée dans la plupart des cas et par suite de la constance des lésions constaiées, nous pouvons tirer de leur étude les quelques déductions suivantes : |
La rigidité cadavérique apparaît de façon très rapide, beaucoup plus vite que chez lanimal dont les reins sont normaux. Cette constatation a été faite par comparaison avec des animaux morts au laboratoire le même jour, si bien que les circonslances atmosphériques ne sont nullement en cause. Il y a là un phémonène analogue à celui qu'on observe chez les animaux fatigués et chez lesquels la rigidité apparaît dès la mort. Nous n'avons pas la prétention d'ajouter une nouvelle théorie à celles déjà nombreuses qui veulent en expliquer fa pathogénie, mais nous pouvons ajouter aux nomi-