‹ Urémie Expérimentale Essais ThérapeutiquesChapitre 26 sur 56 · RE ITA · texte numérisé non relu

RE ITA

Survie moyenne.

1° Injection de sérum de cheval........ 25 h. & >° Injection d'extrait de corps Thyroïde. 26h. 3° Injection de sérum antidiphtérique.. 30h.

4° Injection de sérum de veine rénale.. 37h.

5° Injection d’extrait d’ovaire....... ee 56 h. & 6° Injection d’eau 'distillée 5 720578 68 h.

gx Injection de sérum glycose..... ODA

Nous pouvons grouper ces essais en différentes classes :

L'opoTHÉRAPIE y tient la plus grande place.

L'opothérapie pure, rationnelle, est représentée par le sérum de veine rénale. L'opothérapie, par suppléance, a été recherchée par les injections d'extraits thyroïdien et ovarien. La base de cette opothérapie par suppléance repose sur l’idée émise, en 1900, dans le manuel de thérapeutique, par M. le Professeur CASTAIGNE : L'action de la néphri- ne, disait-il, n’a rien de spécifique et on peut obtenir des effets identiques chez les malades atteints de néphrite en employant d’autres liquides organiques. Getle opinion est également soutenue par M. le D° Trissier qui, sous l'influence du liquide orchitique, a vu des modifications très heureuses se produire chez des malades atteints de néphrite.

Ceci cadre bien d’ailleurs avec la théorie pathogénique de l’urémie aiguë que donne M. le professeur CASTAIGNE : L'urémie aiguë est commandée par deux facteurs principaux : l'imperméabilité

rénale et la toxi-infection. « L'organisme est cemme sidéré par la brusquerie des phénomènes toxiques, les issus soumis à cet empoisonnement intensif ne peuvent s'adapter à ces conditions nouvelles et le jeu normal des organes étant ainsi interrompu, les glandes qui, dans certaines eondi- Uons, peuvent être vicariantes du rein ne peuvent pas remplir ces fonctions ; aussi l'organisme estil iucapable dans ces conditions de se désintoxiquer, et les accidents éclatent, pour cette raison, avec d'autant plus de rapidité et de gravité. » Par l’'opothérapie compensatrice, nous avons donc essayé de prévenir « la stupeur » des organes vicariant et de les mettre en état de résister pour un temps à l'invasion toxique.

Ts

Mossé réserve, dans sa classification sur lopothérapie, une place à l’opothérapie empirique. C'est dans cette classe que nous devons faire rentrer les essais pratiqués avec le sérum de cheval et le sérum antidiphtérique de Roux. Ce dernier a donné dans les cas pathologiques les plus divers des résullats aussi imprévus qu'encourageants, Nous avons été moins heureux dans le cas d’urémie expérimentale et l'opothérapie empirique ne nous a pas permis de prolonger nos animaux de façon appréciable.

Quant aux injections d’eau distillée et de Sérum

Glycose, nous les avons expérimentées un peu comme moyen de contrôle et nous avons été agréa-

blement surpris des résultats qu’ils nous ont donnés. | 7

Nous reviendrons plus loin sur les hypothèses que nous avons émises pour nous expliquer le mode d'action des différents produits essayés. Mais, avant d'exposer les résultats détaillés de nos essais thérapeutiques, qu'il nous soit permis de répondre par avance à quelques critiques qui pourraient être faites quant à ces résultats.

Les prolongations constatées dans la survie des animaux sort relativement faibles, mais il s'agit là d’une moyenne qui donne à nos résultats une valeur appréciable. Nous n'avions pas la prétention de suppléer par nos injections ni à la sécrétion externe, ni même à la sécrétion interne du rein. Nous ne pouvions espérer, par une méthode purement médicale, obtenir les brillants résultats de CARREL avec sa transplantation massive des deux reins. Nos animaux étaient, par la nature même de l'opération que nous leur faisions subir, condamnés à mort au moment où nous commencions à les soigner. Nous souhaitions seulement de les prolonger : qu'il nous soit permis de dire que nous y avons réussi dans certains cas. On nous objectera que nous aurions pu nous mettre dans des conditions plus favorables pour faire nos essais thérapeutiques et que nos conclusions auraient pu en être plus intéressantes ; que nous aurions pu nous rapprocher un peu de la pathologie humaine en déterminant, par exemple, chez nos

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