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chés, et peut durer quelques heures ou se prolonger plusieurs jours. Cette polyurie intermittente est remarquable par la limpidité des urines, contrastant avec l’état habituel des urines à dépôt purulent qui existaient avant la crise, et qui vont reparaître après.
La pyurie estun caractère moins important ici que dans d’autres infections de l'appareil urinaire, elle n'existe d’ailleurs qu’à une période avancée de la maladie. Elle a pour caractère essentiel d’être constante, et l’urine examinée par le procédé des deux verres présente la même quantité de pus dans les deux. Examinée après un long repos, l'urine reste trouble, il ne s’est formé que diffici= lement un dépôt. Dans ces conditions la persistance de l'acidité de l'urine, coïncidant avec la polyurie intermittente, doit faire songer à une lésion rénale.
L'oblitération passagère de l’uretère peut amener une cessation brusque de cette pyurie qui peut alors reparaître d’une façon non moins soudaine, l'urine présentant tout à coup de grandes quantités de pus, sorte de décharge purulente qui a reçu par comparaison le nom de vomique rénale.
L'extension de la tuberculose à la vessie modifie ces différents caractères de l’urine et ne permet guère de leur attribuer une grande valeur diagnostique.
Les différents modes d'exploration peuvent nous fournir des renseignements sur l’état de l’uretère. Nous ne parlerons pas des différentes méthodes de cathétérisme des uretères, ni de leur exploration par les procédés d'éclairage de la vessie : outre qu'elles seraient ici d’une utilité peut-être contestable, le mauvais état de la vessie exposerait le malade, par leur emploi, à des accidents, souvent graves et peu en rapport avec le bénéfice qu'il en pourrait
retirer.
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Il ne nous reste done à examiner que le palper et le toucher rectal ou vaginal.
L'examen du rein par le palper abdominal ou la recherche du ballottement renseigneront sur son augmentation de volume, et chez certains sujets à paroi abdominale facilement dépressible, l'on pourrait se rendre compte de l'état de l'uretère en recherchant ses changements de volume ou sa sensibilité.
Par le palper on peut sentir immédiatement au-dessous de la tumeur rénale l'uretère comme un cordon dur, pouvant atteindre - le volume du doigt, et douloureux à la pression, mais le lieu d'élection pour l'exploration méthodique de l’uretère est le point où il pénètre dans l'excavation pelvienne. Au niveau de l'articulation sacro-iliaque de chaque côté.
L'on a indiqué depuis longtemps un point de repère permettant de trouver cette région à travers la paroi abdominale antérieure.
Ce point accessible de l’uretère répond de chaque côté à l’entrecroisement de deux lignes, l’une horizontale réunissant les deux épines iliaques antérieures et supérieures, l'autre verticale passant de chaque côté par l’'épine du pubis. C’est à ce niveau que l'on atteindra le plus facilement l’uretère, surtout dans les cas où il existe une péri-urétérite bien développée.
A défaut de renseignements sur les changements de volume, la palpation permet d'explorer la sensibilité de l’uretère en le comprimant sur le plan résistant avec lequel il se trouve en rapporten arrière.
L'uretère est encore accessible dans sa partie inférieure chez l'homme par le toucher rectal, chez la femme par le toucher vaginal. Ces procédés d'exploration n'ont fourni que peu de résultats
chez l'homme, et les différents cas où il a été possible par le tou-
cher rectal, de constater au niveau de la terminaison de l’uretère un empâtement douloureux à la pression ne se rapportant pas à la question qui nous occupe.
L'exploration vaginale a réussi plus souvent chez la femme. L'uretère est, en effet, accessible chez elle par le vagin, dans sa portion pelvienne sur une étendue de 6 à 7 centimètres : la malade sera laissée dans le décubitus dorsal, l’on touchera successivement avec les deux mains pour explorer chaque côté. Dans ces conditions, si l’uretère est atteint il est possible d'apprécier son volume ou de réveiller sa sensibilité sur le trajet d’une ligne se portant de chaque côté vers le ligament large.
En combinant le palper hypogastrique au toucher rectal ou vaginal on peut faciliter cette manœuvre.
Dans l'observation déjà citée de M. le D' Tuffer (obs. XXXI), le toucher vaginal permit de sentir l’uretère gauche « un peu plus volumineux et sensible à la pression ».
Dans un cas rapporté par Schmitt (obs. XLT), chez une femme qui présentait une tumeur du rein gauche, le toucher vaginal montra une tuméfaction de la terminaison d’un des uretères dans la vessie, et quelques jours après l’autopsie, permit de vérifier le diagnostic de tuberculose généralisée de l'appareil urinaire.
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