CHAPITRE Ill Symptomatologie
Il est bien difficile de décrire une symptomatologie spéciale répondant à ces lésions de l’uretère. Chez tous les malades l’attention est d’abord attirée du côté du rein ou de la vessie. Ce n’est que secondairement, alors que les commémoratifs : antécédents, phénomènes du début, évolution clinique, etc., ont le plus souvent permis de porter d’une façon précise le diagnostic de tuberculose urinaire, que l'on peut songer à préciser encore en cherchant à reconnaître l’état de l’uretère.
Parmi tous les symptômes présentés par le malade, il n’en est guère que deux : la présence du pus dans les urines et la douleur, avec certains caractères, qui puissent être rapportés à une lésion de l’uretère. Les troubles de la miction, fréquence, difficulté, douleur, ne sont attribuables qu’à une affection vésicale.
Si la durée, le moment de l'apparition de l’hématurie, les caractères et la quantité de sang rendu, permettent d'en reconnaître l’origine vésicale ou rénale, rien ne permet, au moins actuellement, de la rattacher à une lésion de l’uretère, si d’autres accidents n’ont pas encore attiré l'attention de son côté.
Nous trouvons noté chez certains malades l'apparition à époques
assez régulières de crises douloureuses absolument comparables à
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des crises de colique néphrétique: la douleur apparaît dans la région lombaire, puis descend dans le flanc et vers l’aine, elle s'accompagne de vomissements, puis cesse assez brusquement au bout de quelque temps. En dehors de tout antécédent de lithiase urinaire, on peut rattacher ces douleurs à l'expulsion à travers l'uretère de fragments de matière caséeuse provenant du rein et à l'oblitération passagère qui en résulte. Mais elles peuvent être également le fait de l'obstacle au cours de l'urine survenant par suite du rétrécissement ou de l’oblitération complète de l'uretère à la suite des modifications de ses parois.
Chez une malade opérée par M. le D' Tuffer, ces crises douloureuses furent pendant longtemps, avec la fréquence extrême des mictions, le seul symptôme observé: elles survenaient à des intervalles de quinze jours ou de trois semaines d’abord, plus tard plus fréquemment, elles apparaissaient vers 4 ou 5 heures du soir, quelquefois dans la soirée sans que la marche, la fatigue ou qu'une cause quelconque parût avoir une influence sur leur apparition. À aucun moment, on ne trouva chez cette malade de graviers dans les urines malgré de fréquents examens. L'on trouvera plus loin l'observation de cette malade, intéressante également à un autre point de vue (obs. XXXT).
Les modifications de l'urine ne se rattachent qu'à une lésion du rein, et elles ne sont intéressantes à étudier, pour ce qui regarde l’uretère, qu'en ce qu’elles sont surtout symptomatiques d'une urétéro-pyélite avec dilatation du bassinet et des calices.
La quantité d'urine rendue subit des modifications importantes : rarement la polyurie se présente sous forme continue et persistante, presque toujours elle présente des oscillations étendues,
elle se montre par crises à des intervalles plus où moins rappro-