CHAPITRE V Traitement
Nous n'avons que peu de chose à dire du traitement de la tuberculose de l’uretère. Ayant affaire ici à une manifestation locale d’un état général c’est d’abord à cet état général que l’on devra s’adresser en instituant un traitement tonique reconstituant, basé sur l’emploi de l’huile de foie de morue, de la créosote, du quinquina, de l’arsenic, des diverses préparations du fer. L'on pourra y adjoindre l'hydrothérapie, ou même l'influence d’un changement de climat.
En même temps que cette médication tonique générale peut-on chercher à agir localement sur l'appareil urinaire ? Les différents antiseptiques employés, salol, borate de soude, n’ont guère donné de résultat. Les différents procédés de cathétérisme des uretères pourraient permettre, au moins chez la femme, étant donnée leur difficulté d'application chez l’homme, d'agir directement sur les lésions de l’uretère, du bassinet et de la partie voisine du rein.
C'est surtout Bozeman qui a essayé d’agir d’une façon plus directe, et son procédé, qui n’est applicable que chez la femme, consiste dans la création d'une fistule au niveau des angles du trigone : kolpo-urétéro-cystotomie, fistule qui permet, d'après l'auteur, mieux que tout autre procédé, l'examen des affections de la
vessie, de l’uretère et des reins. Ce procédé présenterait encore