CIRE
plus d'avantage, au point de vue thérapeutique qu’au point de vue diagnostic. On peut par ce moyen faire des lavages de l’uretère et du bassinet et chasser le pus et l'urine ammoniacale, le malade ne court aucun des dangers que présentent la néphrectomie ou la néphrotomie. Les contre-indications à ces opérations que l'on tire de l'état du rein du côté opposé à la lésion n'existent pas pour la kolpo-urétéro-cystotomie.
Les deux observations rapportées par Bozeman ne se rapportent pas à des lésions tuberculeuses, et son procédé n’a pas donné même dans des cas analogues à ceux de l’auteur tous les résultats attendus : nous n’avons pu trouver de faits où ce mode de traitement ait été appliqué dans le cours de la tuberculose urinaire, nous ne pouvons donc nous prononcer sur sa valeur.
Si ce procédé donnait des résultats favorables l’on pourrait chez l’homme songer à aborder les uretères par la taille hypogastrique.
Dans les opérations pratiquées sur le rein au cours de la tuberculose urinaire, et surtout dans la néphrectomie, l’état de l’uretère ajoute à la gravité de l’opération l'impossibilité d'enlever complètement l’uretère avec le rein, expose le malade à la persistance d’une fistule quelquefois intarissable, d’où l'indication d'isoler l'uretère autant que possible pour en réséquer la plus grande partie avant de lier le pédicule du rein (observ. XXXIP.