CHAPITRE II
ETIOLOGIE
L'histoire des uréthrites non Sonococciques ne semble pas préoccuper beaucoup les vénéréologues. La question
dés uréthrites, qui à été posée par Fournier et Aubert en
1884, n’a effectivement pas fait grand progrès depuis 10 ans, et plus spécialement la question des uréthrites non gonococciques d'origine microbienne.
Les matériaux d'étude sont rares, surtout si l’on n’envisage que les cas où l'urèthre était vierge de toute blennorragie antérieure, D'autre part, les cas qui peuvent être dégagés de tout l'apport Immédiat où médiat avec la SonoCoccie ne sont guère, comme le nôtre, qu'insuffisamment éludiés au point de vue microbes.
On ne conçoit guèré en pratique d'écoulement purulent uréthral sans intermédiaire de microbes. En plus du BONOCOQUE, cerlains microorganismes peuvent provoquer un écoulement uréthral. Il S'agit d'apport extérieur comme pour le Neisser, où d’une exallation de virulence
des saprophy tes du canal, où bien encore il s'agit d’une
infection par voie descendante, venant du rein, de Ja
vessie, de l'intestin, de la proslale, ainsi que le 1 rapporte
Burty dans sa thèse 1901. Chacunædé ces manières d'in-
fection peut être plus ou moins favorisée par des états-de terrain passagers ou constutitionnels.
On a signalé comme agents principaux de l'uréthrite non gonococcique d'origine vénérienne :
Six bacilles, 2 levures, 2 sarcines (Expérience de Petit
et Wassarmann 1891).
Diplocoques et streplocoques :
Favel (de Berne), 1891.
Eraud, 1896.
Janet et Nogués, 1897.
Staphylocoques :
Legrain et Leguay :
Vannod ; | Malherbe, 1901-1902 ; Olive ePLeguyer, 1901 - 1902. . Staphylocoques et coli:
Jouston, 1902 :
Bodländer, 1903 ;
Entérocoques :
Drever (de Cologne).
Micrococeus fallax :
E. Rousseau, 1905.
Comme fait de constatation courante nous vovons sans
cesse se produire chez Fhomme des réveils d'écoulements
uréthraux à la suite de hbations ou sous l'influence du
-coït qui deviendra infectant, alors qu'auparavant Purè-
thre pouvait être considéré microscopiquement comme
dépourvu de gonocoques. L'infection gonococcique
latente pendant des mois et des années, sans se révéler
à nos yeux, reléguée silencieusement dans quelques culsde-sac glandulaires, explique si habituellement Fapparilion. en apparence nouvelle d’un écoulement uréthral, que D RGHenERs on doit loujours incriminer Île gonocoque Jusqu'à preuve du contraire.
Bien plus, il est assez fréquent d° He he les . anciens blennorragiens des écoulements dans lesquels le microscope ne décèle pas de gonocoques et montre seulement des formes bacillaires ou plus souvent dplococciques qui se rencontrent dans lurèthre normal. Ainsi done si le canal de l’urèthre a été visité, même à une époque lrès lointaine, par le Neisser, il en résulte, comme
l'a bien indiqué Nogués, un élat de résistance amoindrie devant l'infection.
La gonococcie présente ou passée (gonococcisme latent
de Guiard) semble créer un état de réceptivité en consé-
quence duquel les microbes saprophytes du canal ou
les microbes d'infection étrangère peuvent se développer ; plus aisément sur ce terrain préparé.
En plus du gonococcisme antérieur, d'autres causes interviennent qui provoquent une uréthrite sur un canal vierge de toute atteinte. Se
Pendant Fécoulement loc hial ou menstruel, ainsi que lé rapporte M. le professeur Rauzier, on peut voir appa-
rare el évoluer une uréthrite non gonococcique.
Signalons les uréthrites traumatiques. où l'infection. est apportée de l'extérieur par un cathéter ou un corps élranger quelconque.
Signalons aussi sans insister les uréthrites moins bien établies qui pourraient succéder aux érections prolongées { Ricord), à la masturbation (Jullien, Slraus), les uréthrites ab ingestis, exemple: l’uréthrite des buveurs de bière (Nicolich et Carlier, Congrès d'Urologie, 1898).
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US. ne. pouvons passer sous silence les uréthrites onstitulionnelles, évoluant sur un terrain de istance. | es ne É rhumatisme: (Legrain, Riel, Jullien, Minguet), la goutte, l'intoxication « saturnine (Schrader), la syphilis : (Fournier), ka tuberculose (Tay el), agissent en éveillant. : Ja virulence des Saprophytes de Purè (hre ou bien en déterminant” par l'action directe de ie microbes
que de. dus éparses et eo chez les malades affectés de fièvre {phoïde où de fièvre de. Malte l'élimination par les urines de l'Eberth ou du micrococeus has ne ee elle pee net
|: Hienplusse Ces ta is encore exercer une influence sécréloire sur la muqueuse de l'urèthre, du fait de leurs toxines qui agiraient comimne des irritants . ainsi que e Nogi ués le conçoit dans certains cas