‹ UrologieChapitre 2 sur 34 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

En écrivant sur le titre de cet ouvrage : Méthode rationnelle de traitement, je ne me dissimule pas que je vais soulever beaucoup de réclamations et de critiques ; car, quel est le médecin qui ne croit pas agir aussi méthodiquement et rationnellement qu'homme du monde; or, comme je neveux blesser personne, je m'empresse d'ajouter que je n'ai pas la prétention d'être seul dans cette bonne voie dont je parle; que ceux qui y marchent tâchent de s'y maintenir. Mais s'il est vrai, d'une part, que bon nombre de chirurgiens, les uns conduits en laisse par la routine, les autres aveuglés par la paternité, opposent une seule méthode de traitement à toutes les formes que nature, mère de variété, a introduites jusque dans les angusties de l'urètre ; si d'une autre part je suis parvenu à mieux adapter qu'on ne le fait généralement les moyens de traitement aux diverses formes de la maladie,- si j'ai apporté à ces médications diverses des perfectionnements utiles, je n'aurai pas eu tort d'appeler rationnelle la méthode mixte que je suis» Il y a surtout un point qui m'a préoccupé : c'est, dans le doute où l'on peut être sur la véritable nature du rétrécissement, de ne jamais appli-

quer des moyens qui ne seraient pas exempts de tout danger: avant tout, ne pas nuire ; primum non nocere, tel est le précepte que j'ai toujours eu devant les yeux. Pour arriver à mon but, je me suis va forcé quelquefois d'entrer dans des détails qui pourront sembler minutieux à certains chirurgiens qui prétendent traiter les questions de haut, de si haut même que les objets leur échappent. A ces hommes aux yeux aquilins, je répondrai par le passage de Stoll, que j'ai pris pour épigraphe de mon livre, et que l'on peut lire à la page suivante.

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