L. VERGU1N. - UN GENÊT HYBRIDE
Il résulte donc de cette première série d’expériences que la xylane est une des substances constitutives de la membrane lignifiée qui est capable d’être hydrolysée par le Xylaria et de fournir à celui-ci le carbone nécessaire à son développement, mais que d’autre part le rendement en mycélium sec obtenu avec cette substance est assez faible; si on définit ce terme comme le rapport existant entre le poids sec du mycélium et la quantité de substance utilisée et qu’on le fasse égal à l’unité pour la xylane on trouve en effet qu’il est égal à 2 pour l’amidon et à 3,3 pour la solution gélatinée de glucose, les cultures étant dans tous les cas arrêtées au bout de 7 mois, alors que le mycélium paraît être arrivé depuis longtemps à son maximum de développement. Si on calculait comme rendements les rapports des poids secs de mycélium aux quantités de substances mises à la disposition du Champignon les écarts deviendraient encore plus grands, car les rendements seraient entre eux comme les nombres I — 2,8
et 4,6
Les caractères morphologiques présentés par les cultures montrent aussi, par l’absence de toute formation d’arbuscule sur le milieu à base de xylane, que celle-ci, bien qu’utitisée, ne paraît pas suffisante pour assurer le développement complet du
Champignon.
Lecture est donnée de la communication suivante :
Un Genêt hybride;
par M. Louis VERGU1N.
La structure particulière de la corolle papilionacée, l inclusion fréquente du verticille staminal dans la carène étroitement fermée, semblent être une des causes les plus probables de la rareté des produits croisés observés jusqu ici dans la famille des
Légumineuses.
Si l’on se limite seulement à la flore de la France, on sait que pendant la majeure partie du siècle dernier on n a connu qu une seule plante hybride de cette importante famille, le Medicago varia , publié par Thomas de Maktyn en 1792. Et encore peut-on admettre que cette plante, issue de l’union des M. falcala et saliva,