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parfois 80 centimètres à r mètre delongueur et constitue des touffes
volumineuses. Le fragment représenté sur la figure 4 montre à sa
| base de petites proliférations, plus
nombreuses sur d'autres exem- plaires, et dont quelques-unes, en
grandissant, rajeuniront la plante lorsque, les réceptacles étant épuisés, les branches qui les portent se détruiront. | En descendant davantage vers la basse mer, on rencontre le Facus serratus dont les’ frondes ) découpées en dents de scie, n'ont jamais d’aérocystes; ses réceptacles, unisexués comme ceux du F. vesiculosus, sont plus plats, plus longs et moins nettement
délimités (fig. 5). Cette espèce est beaucoup plus homogène que le
F. vesiculosus.
Les trois espèces précédentes caractérisent trois niveaux successifs. L’Ascophyllum se ren-
contre au niveau du F. vesiculo-
sus,mais seulement dans les stations abritées, sinon un peu vaseuses, bien qu'il s'attache lui aussi sur les rochers. Il forme de grosses et longues touffes grâce
* aux nombreuses branches rami-
Fig. 6. — Ascophyllum nodosum Le Jol.
Base. et branche fructifée d’un individu récolté à Roscoff en février.
a, Polysiphonia fastigiata Grev 1/4 gr. natur.
te | à; lient H 27 "et traits de volumineux aérocyses, atleignant D
ME
Has que Ascophyllum nodosum Le Jol. jé se an M sc
Petit individu fructifié, récolté à Roscoff en février. — 1} , gr. natur, te
plusieurs centimètres de longueur ; ses rameaux die . sont de remarquables flotteurs que les courants entraînent
au loin, jusqu'à des centaines de kilomètres. ee leur lieu
LE GOÉMON ET LA RÉCOLTE DU GOÉMON | Ag
d'origine. À l'automne, l'Ascophyllum développe de courts et nombreux ramules qui, pendant la saison froide, se ter- minent chacun par un réceptacle globuleux allongé et D. aspect de la plante en est complétement modifié. Les deux figures 6 et 7 représentent cet état fructifié. Quand les réa cles Le mürs, le sexe de l'individu se reconnaît au premier coup d'œil ; les réceptacles mâles sont d’un jaune d'or, tandis que les femelles sont brunâtres. Dans beaucoup
bert; Moours- Tasion dit qu'on l'appelle aussi Vraigin". J'ai représenté sur une branche tronquée de la figure 6, en a, une petite touffe d'une Algue floridée qui se fixe très. fréquemment sur l’ Ascophyllum, c'est le Polysiphonia fasligiata : on ne la trouve jamais sur les rochers voisins et très rarement sur les Fucus ; néanmoins, dans une station très exposée de l’île d'Ouessant, des Fucus, si déchiquetés qu'on ne pouvait guère définir s'ils appartenaient à l'espèce platycarpus cu à l’espèce vesiculosus, m'en ont montré de nombreux exemplaires.
Bien d’autres Algues croissent dans la zone littorale de
nos côtes océaniques; celles que je viens de citer sont dites.
caractéristiques à cause de leur taille et de leur grande abondance ; elles constituent le goémon de coupe ou de rive.
Je ne crois pas inutile de résumer ici à travers quels avatars a passé le privilège de la cueillette du goémon pour aboutir à fa réglementation actuelle.
1 Dans son bel ouvrage de vulgarisation, Le monde de la mer, publié sous le pseudonyme d'André Frépoz, 2° édit., Paris, 1866,
qui malheureusement n’a pas été réédité, ï donne he Craquet
__ comme nom vulgaire du F°. vesiculosus, et Vraiplat comme nom vul- gaire du F, serratus.
de localités, l’Ascophyllum est connu sous le nom de on
sémhéémestenmenimmanniimmmmnehatiios