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Total des sels solubles, .! 30,00 46,9 24 KO TENERENRTANERE Pr 12,59 20;1 O,1 LUN lu ER Sr MMENT 0,23 (OP hi) traces NES re Seb L,97 1,9 2,6 Ééndres -. {4h 9,90 h,2 7,9
Que valent ces chiffres ? ceux qui concernent le Macrocyslis sont une moyenne fournie par 58 échantillons, ceux qui concernent le Nereocystis par 51 et ceux qui con-
… cernent l’Alaria par 1D; en réalité, ces moyennes masquent d'énormes variations, comme on Île voit cidessous : |
Macrocystis Nereocystus
Ces pourcentages suffisent pour les besoins industriels, mais leur caractère scientifique laisse à désirer ; on comprend mal que des plantes empruntant tout à l’eau ambiante présentent d'aussi larges variations dans leur composition chimique.
Les botanistes ont depuis longtemps reconnu que l’espèce Macrocysts pyrifera, par exemple, présente des variétés morphologiques plus ou moins bien délimitées et SrorrsserG (loc. cil., p. 108) cite les noms qui leur ont été assignés. Toutes ces variétés sont assez vaguement connues, botaniquement parlant, et cela se conçoit car, outre la difficulté sans doute inhérente au sujet, il est difficile de comparer entre eux des individus d'aussi grande taille, croissant dans des contrées distantes, ou tout au moins la plupart des Herbiers ne sont pas orœanisés à cet eflet. [l est dejà bien difficile de comparer | ue les collections les divers individus de grandes plantes comme les L. flexicaulis ou L. Cloustonii, prove -
nant des diverses régions européennes, et l'on ne trouve pas dans les collections de séries complètes d'individus L entiers comme on en peut avoir des Eclocarpus ou des . Myrionema ; il faut avoir fait ce travail de comparaison
Le is 148 UTILISATION AGRICOLE DU CORON, AE
pour en saisir la dihoullé qui M presque insur- k montable quand il s’agit des Laminaires géantes. On. ne. peut donc reprocher aux chimistes américains de ne 0
avoir tenu compte des variétés possibles. Mais :l eut été : bon de faire l'analyse des diverses lames ou des divers entre-nœuds du stipe d’un mème individu; peut-êtrey eut-on trouvé l'explication des variations des pourcentages. Ce travail, de prime abord sans aucun intérêtau
‘a point de vue industriel, peut néanmoins avoir son uti-
" lité. | | | à
Ainsi, le goémon d'échouage offrant un moindre pourcentage de potasse que le même goémon fraichement coupé, on pouvait supposer qu'en restant submergé celui-
Cl perd une partie de son chlorure de potassium, perte ER
que compense partiellement un gain en chlorure de so
dium, provenant de l’eau de la mer. Ceci n'est pas dé- "à
pourvu d'intérêt si le procédé choisi pour faucher les La- |
| minaires ne permet pas de les retirer de l’eau rapidement.
Pour s'en assurer, on garda, à la remorque, de grands
| exemplaires de Macrocyslis coupés en diverses localités,
d'avril à octobre 1913, et de temps en temps on en préle-. vait un peu pour les analyses. Quatre tableaux d'analyses
sont ainsi publiés. Autant qu on en peut juger, dit F.-K.
Cameron (loc. cil., p. 25), le Macrocystis qui reste dans
ne. l'eau pendant une semaine ne subit pas de perte appré-
TERRES SSI ERREUR x Em PA PET NT L Æ EME lee er Ans Tr: æ È FE AUD dd NA: OT ' AL :
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ciable en K°0 nien Az, et selon toute apparence, la perte en K°O devient appréciable seulement après la mort de la plante, par'suite de la décomposition des tissus. Or, ces tableaux ne renseignent guère le lecteur qui voit les pourcentages augmenter ou diminuer avec le temps d'immersion, sans en comprendre la cause. En choisissant les données,on pourraitmême modifier la conclusion
À Fi K. Crete inst, res le tableau V (loc. cit., “#4 P- 24), les nombres correspondant à une durée d'immer-
33 | 36 > 45 48 5r heures : : sont pour la potasse de : | ‘He pe ie A NET TE Te “PA tp 1700 NE à pour l'azote de :
1,54 E,92 [.0/ 1,01 Eu POY | FE 51 et pour l'ensemble des sels solubles de :
Ga Go16 24:78 :: 26,80 28,16 30,66 0},
D'où, si l'on s’en tenait à ces données, choisies ilest vrai, on en conclurait que la quantité de potasse, d'azote et Ps l’ensemble des sels solubles, qui diminue de la 33° à la h2° heure d'immersion, croît ensuite de la 45° à la 91° heure, ce qui serait absurde. Cette remarque ne vise nullement à diminuer le méritedes auteurs qui ont fourni une somme aussi considérable de travail : l'étude entre- prise ayant des fins industrielles et commerciales, il leur parut sans doute nécessaire d'aller au plus pressé sans se préoccuper dedétails en apparence purement scientifiques ; Je désire simplement indiquer que des analyses, qui tiennent imparfaitement compte de la morphologie et de la physiologie des Aloues étudiées, ne peuvent fournir de résultats strictement comparables. Les grandes variations dans les pourcentages, relevées à la page 147, laissent prévoir qu'il faut les attribuer, ou bien à des variétés botaniques, ou bien à des différences de constitution de telle ou telle partie d’un même individu. Un jour ou l’autre, les ana-
£ ique.
Ke {loc. cit., p. 199):
Ge |
ne k Nombre d'analyses Az Pp?Q5 K20 * I
13 Lames de Macrocyslis, San- Diego et La Jolla . . .| 1,26 | 0,53 | 10,71 6 Lames de Macrocystlis, Pacific | Grove... ,. 0,07 LEP RERE 13 Stipes de Macrocystis, San- | | Diego et La Jolla . . .| 0,71 | 0,55 | 19,49 | 0,2 6 Stipes de Macrocystis, Pacific A
Érove Ru te 1,11: | 0,6% 0Mopiot 0,19 13 Lames de Nereocyslis, Pate
Grové.. 4,5" NS LS 2 07 OS SE 13 Stipes de Mereocystis, Pacific
Grove’ 07 1,23 | 0,52 | 26,37| 0,07 5 Lames de FA PR Sa |
Diego :-:. 2. | 1,95 | 0,83 | 18,65 0,92
> Stipes de Pois Sie Diego .… .:..".e. .! «| 1,00 l'o:50 0 oh
Ces moyennes voilent des variations assez étendues ; il semble néanmoins, comme le dit l’auteur, que les Macrocystis de la Californie septentrionale soient plus riches en azote, acide phosphorique et potasse, et moins riches en
lyses devront être faites avec cette préoccupation biolo= rs
Burp a fait un pas dans cette voie. Il a analysé compa= rativement la partie moissonnable et la partie non moissonnable des Laminaires géantes (plus d’une brasse de profondeur) et, séparément pour chacune, le stipe et les lames. Je cotils dans son tableau, concernant la partie moissonnable, les pourcentages rapportés à la plante sèche
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iode que ceux de la Californie centrale. Ce qui est plus . évident, c'est que les lames fournissent beaucoup moins
de potasse que les stipes ; le même fait a d’ailleurs été constaté chez les L. flexicaulis et L. Cloustonu d'Europe ; inversement, la proportion d'azote, d'acide phosphorique
et d’iode est toujours plus forte dans les lames que dans
les stipes. En outre, la composition chimique des Laminaires géantes, dit l’auteur (loc. cit., p, 190), varie d’un individu à l’autre comme cela est connu chez les plantes terrestres ; des variations individuelles sont en effet inévitables ; toutefois, avant d'admettre qu’elles sont comparables à celles des plantes terrestres, qui extraient leurs
éléments minéraux d’un sol nécessairement hétérogène,
1l serait bon d'analyser des choses strictement comparables : des lames ou des entre-nœuds de même âge ou de même situation sur la plante.
. J'emprunte encore à Bürp le tableau suivant qui donne le pourcentage moyen rapporté à la matière sèche de la portion moissonnable totale (stipe et lames) des trois grandes Laminaires récoltées en Californie ; on pourra le comparer au tableau fourni par CAMERON (voy. p. 147), il donne en outre la composition (plante entière) de deux autres Laminaires et d’une Floridée de même origine.
Üne fois connue la valeur chimique des Laminaires géantes, une fois connus les meilleurs moyens de les moissonner et de les conduire à terre, les Américains se sont demandé quel serait le meilleur parti à en tirer. s'il valait mieux les employer à l’état brut ou en extraire les substances désirées.
Il serait aisé, dit F.-K. Cameron (loc. cit., p. 31), de montrer, par des calculs sur le papier, les énormes béné-
“ad PL Ne | j SA 484 Fe à FD
Nombre d'anal yses
Macrocystis, San-Diego et| Le Jobs ic PDP RSR
D Macrocystis, Pacific Grove.
2] » (ensemble des précédentes} ::527\,002:
Nereocyslis HR
Pelagophyeusii "42 257%
Egregia lævigala.
Egregia Menziesii
Laminaria Andersontt .
Iridæa laminarioides.
PRE LEE SE ET re: rat 2 ; es + 2e 4 A 12 ”
Me. dr 2 al STE 2ÿ
ba le O9 D OT CO
Le fices que l’on retirerait de ce goémon en l’utilisant pour
obtenir du chlorure de potassium pur, de l’iode et divers sous-produits. Toutefois, ce goémon séché renfermant 25 t/, de chlorure de potassium, un peu de phosphates et de la matière organique qui se décompose facilement dans le soil, où elle apporte environ 2 ‘/, d'azote, lui semble la meilleure forme pour l'utiliser comme engrais, seul ow …
mélangé à diverses substances, telles que les résidus de poissons (fabriques de conserves) ou des phosphates d’origine minérale. C'est aussi l'avis de son collaborateur VE Ricc. | | 4.70
. * UE" À Bu» fait une revue des avantages et desinconvénients
HR à
des diverses méthodes d'utilisation, car aucune n'est pe faite ; 1l a opéré AE Man La de Camerox et de ses. collaborateurs, sür la côte de Californie, et finalement 4: recommande, comme eux, l'emploi direct comme engrais après dessication et broyage. L'inconvénient de cetle mé-
et l'iode, Jamie diminuerait tellement de valeur com-
merciale qu'une évaluation des bénéfices, basée’ sur le cours actuel de cette matière, est illusoire. On verra . d’ailleurs plus loin que le Chili n'exirait qu'une petite por- ion de l’iode que ses eaux mères du salpêtre pourraient fournir, et que déjà le cours commercial de l'iode est
maintenu arlificiellement, au grand détriment du consommateur.
Comment donc le gcémon devrait-il être séché ? Le sc-
- chage à l'air libre n'est vraiment pratique que dans les
pays chauds et secs ; chez nous, où le goémon étendu sur
la grève court souvent le risque d’être mouillé par la
pluie, il perd une partie de sa valeur chimique. Les Américains, qui disposent de charbon et de pétrole à un prix
minime, peuvent facilement le sécher dans des usines. Or,
des cfflorescences blanches salines apparaissent à la surface, du goémon exposé à l'air, et, comme Baccx l'a montré, l’efflorescenceest plus forte quand la dessiccation
est lente que lorsqu'elle est rapide; un séchage très ra-
pide l'empêche même quasi complètement. Si, au contraire, on veut l’augmenter, on commence la dessiccation puis on l’arrête au moment où débute l’efflorescence ; celleci alors se continue et devient si importante que, sur les grandes Laminaires du Pacifique, elle fournit 4o °/, des sels inclus, qui sont plus propres et plus faciles à isoler les uns des autres que dans le procédé par lixiviation(voir plus loin), car ils ne sont pas gênés par la matière organique. On s’est alors demandé si l’on pourrait employer un procédé mixte : faciliter l’efflorescence et garder pour l’engrais
seulement le goémon sec après qu'il a cédé une partie a ses sels ; si l'iode se trouvait dans les sels efflorescents, on
pourrait ainsi l'obtenir à bon compte. Dans ce but, Burn
a fait des analyses comparatives avec les lames et les stipes de Macrocystis et de Nereocystis. Or, tandis que l'efflorescence est quasi nulle sur les lames de Macrocystis, : ue elle est considérable sur les stipes de Nereocystis où, pour …