‹ Utilisation des algues marinesChapitre 81 sur 93 · D PR ER COLE NE PS TR · texte numérisé non relu

D PR ER COLE NE PS TR

La 14 ÿ Ve #4

S, durée des pétAs brin aux ur ‘marées,

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sons. etc.), rendent nécessaire l'étude des in | bo Les Algues délicates, ou les portions d'Algues lesquelles on se propose de suivre des détails s his tologi ues

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ou des Era de structure, sont ps dans des

Celles ds grande taille, comme les pins Cy ira, Sal ‘gassum, Laminaria.… elc., sont avantag emen

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tard, chez soi, on les étend pose à r aise sur PRE

papier, autrement dit conservées pour Phecbtees Ces € nablement étalées, elles gardent leur aspect, et la com] raison des échantillons d'herbier a permis aux algolo, de reconnaitre les affinités et les différences morphe | giques, d'établirles classifications, de délimiterles es]

genres, familles... etc. À cause des variations que : sub forme des Algues avec les climats, l'exposition aux va les saisons... etc., les descriptions données par les li Te même si elles sont agrémentées de figures, sont insuf :

santes pour permettre des dre précises,

identifier les échantillons. Quand les plantes d

it été Mes en Fos: qu ‘elles ont été has hi Rise des Lu que l'on détache

vent 1 renseignements Re à aussi pe que des Éhantilon frais. Les algologues font même ‘avec leurs confrères des échanges d’Algues ainsi préparées, qui leur permettent Édentifeatfon des formes récoltées en différents pays, ou même en diflérentes stations d'une même localité. C’est ainsi que s étudient les limites des variations d’une espèce el l'on conçoit que, dans la plupart des cas, la comparaison sur des individus frais serait matériellement impossible.

Cette préparation est facile. À moins qu'il s'agisse d’espèces rares, ou que les marées ne découvrent pas, les Algues doivent être récoltées en place, autant que possible pures ; à moins que les épiphytes présentent un intérêt à particulier, on détache ceux-ci des espèces que l'on veut conserver. Les Algues, en effet, ne croissent pas seulement sur les rochers, clés poussent les unes sur les autres, et | certaines espèces sont toujours épiphytes ; elles croissent D sur des espèces de même couleur ou d’une autre cou- leur, et de grandes Algues, comme les Cysloseira, portent : M ent de mb espèces épiphytes, chaque à … individu âgé est une sorte de jardin botanique, Les touffes . de plantes filamenteuses sont généralement trop volumineuses pour être conservées Hire elles sécheraient el et les parties constitutives ne seraient pas distinctes ; on en choisit donc seulement les portions les plus ne ou que caractérise la présence d'organes reproducteurs. La préparation proprement dite se fait dans l’eau ; l'algue Le déposée dans une cuvette d’eau de mer, de cer

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‘émoussée: les aiguilles de bois, d'os, ou de cellu | dont les femmes se servent pour tricoter, ‘au besc in à

on lé dépose ensuite sur un coussin de papier buvar arc 4

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étale | igne d’abord avec té à AE a Fa. retir peu la feuille de papier en maintenant les filament leur faisant prendre la position désirée, avec. une p

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pointies sur une pierre à aiguiser, convienn (a ment pour cela. Le papier retiré entièrement del a et tenu par un ou deux coins, laisse écouler l’e excès d

le couvre d'ün morceau de calicot, puis d’un cot 1s In papier buvard, et l'on continue ainsi; le papier

peut être remplacé par du papier de paille comn | dont se servent les bouchers, ou, à la rigueur, ar d vieux journaux. Quand le tout forme une pile suffisante, couvre avec une planche ou avec un chassis à jour etl comprime avec des courroies ou des pierres. Quel qu heures après, on remplace les coussins de buvard d’ autres coussins secs et l'on recommence le Jendemai

rence au papier cs à Les collections d’ Leu sis sont indispensables pour les comparaisons ; cerlains ne logues ont préparé leurs récoltes avec un soin et. une ha bileté remarquables, et l'herbier Thuret, légué par Ed. | Boner au service de cryptogamie du Muséum de Paris, 3 dont les espèces françaises ont été préparées par THURET

el par DORE, est un modèle d° élégance el de Lénine

ils qe

4 eh les échantillons | conservés soient utiles,

Le ‘circonstances de la récolte, autrement dit. consdoer un document. On s’en servira pour l'étude au microscope, n mouillant d'abord avec un pinceau le fragment à détacher , choisi, autant que possible, dans une partie de la plante qui peut-être enlevée sans altérer sa forme générale ; certains échantillons de collections ont ainsi servi à divers travailleurs et ne paraissent pas endommagés. Le botaniste cherche à posséder ainsi des échantillons : complets sur lesquels 1l pourra ultérieurement étudier la base fixatrice, les parties végétatives, les diverses sortes d'organes reproducteurs. etc. Mais certaines Algues étalées sur le papier, produisant un effet fort joli par la dé- licatesse de leur teinte, de leur forme, de leurs contours, “les amateurs en préparent aussi comme souvenir de villégiature, ou pour orner du papier à lettres, des cartes pos- tales, faire de petits tableaux artistiques ; naturellement, : leurs préoccupations sont autres, ils n'ont pas le même 2 souci d’exactitude documéntaire ; des fragments leur suf- fisent, pourvu qu'ils soient agréables : à l'œil; les Enteroà — morpha et Cladophora parmi les Algues vettes, les Ectoca pus: parmi les Algues brunes, les Plocamium, Bonne- maisonia, Delesseria, Ceramium, Polysiphonua parmi les | Ane rouges, sont particulièrement recherchés à cause - de l'élégance de leurs formes. Le mode de préparation et P de: dessiccation est le même; toutefois, on emploie l'eau douce au lieu d’eau de mer, Fe les Algues sèchent plus vite et mieux ; en outre, un court séjour dans l'eau douce, Len gonflant É. paroi de certaines espèces, facilite la fixation sur le papier ; le pigment brun ou rouge, étant plus : ou moins s rapidement soluble dans l’eau douce, la colo-

352 USAGES DIVERS ET CULTURE DES ALGUES ps 2

ration est modifiée et on obtient des effets variés. Da certaines stations de bains de mer, des personnes adroites

préparent des collections locales pour la vente, ou des

cartes postales illustrées, où les Algues, judicieusement

choisies et bien étalées, semblent des miniatures peintes à :

la main. M°° Dovecer, de Cherbourg, en prépare ainsi de fort jolies qui sont d'autant plus estimables que ses con-

naissances botaniques lui permettent de nommer chaque

espèce avec sa véritable désignation scientifique. C'est

même à l'aide de cartes postales préparées par elle que

M. Cormière a pu démontrer que le Colpomenia sinuosa, Algue des mers chaudes, s’est établi à Cherbourg depuis plus longtemps qu'on le croyait.

Les rapports de Surru et de Davipsox décrivent Ja ma-

nière dont les Porphyra sont cultivés au Japon * ; depuis, des auteurs, qui se sont inpirés de ces rapports, s ’extasient sur l'ingéniosilé déployée par les Japonais en cette circonstance. [Il n’y a cependant là rien d'extraordinaire; on a pensé en Europe, voici longtemps, à cultiver des Algues quand le besoin s’en faisait sentir et nul doute que si iles Porphyra étaient aussi estimés chez nous qu au Japon, nous fayoriserions pareillement leur développement,

Ni les Fucus ni les Porphyra, par exemple, ne poussent dans une anse sableuse ou vaseuse, car ils n'y trouvent pas de point d'appui, mais qu’une pierre s y trouve égarée, des Algues s’y implanteront sûrement, à la condition

1Ils ne l'ont pas fait connaitre, ils en ont seulement répandu la

connaissance ; ainsi, un travail de KzeLcmax sur les Porphyra japo=

nais, paru à Stockholm en 189%, donne les mêmes dessins que le rapport de Suirn, mais le Mémoire de KsEzLmax, écrit en suédois, n’est consulté que par les spécialistes,

à fa une Rate tellement facile que de hrs où les Arcachonnais estimeraient plus avantageux de cultiver ces Igues que les Huitres, ils jetteraient des tuiles ou des erres sur le sable, - planteraient des pieux ou œultipliient les pignots, mais la question ne s’est pas posée.

Elle s'est posée au contraire, voici près de deux siècles, ur le rivage britannique, à l’époque où la soude de varech

: isait la these des îles Orcades et des îles Hébrides. J'ai déjà rapporté plus haut, d'après Grevirie, que « la aleur des domaines s on sur une côte bien pourvue 0 ‘Algues augmenta tellement que là où les Algues ne croissaient pas Ent, on tenta, et avec succès, de les ultiver en couvrant le sable des baïes avec de grandes pierres qui fournirent une récolle de Fucus trois ans plus ard, la mer y ayant apporté les germes nécessaires ». Jonxsroxs et Croarr. (loc. eit., t. EV, p. 239) disent aussi qu’à la fin du xvnr siècle, 1e que le prix du varech mon- | taità à 20 livressterling la tonne, la demandeétait si grande = que les propriétaires . îles du nord de l’Ecosse, désireux d'accroître la production, firent des plantations simple- 128 en couvrant les rivages sablonneux avec des pierres sur r lesquelles les TS se développaient.

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