CHAPITRE XV
Le déyeloppement des installations hydrauliques en 1889
Les crédits demandés par le Conseil administratif le 25 novembre 4887, furent votés par le Conseil municipal, le 28 février 4888.
Les travaux furent entrepris immédiatement et la mise en marche des deux nouvelles turbines portant les n^« 7 et 8 eut lieu le 4 décembre 4888.
Les travaux de draguage furent continués jusqu'en mai 4889.
Les résultats financiers qu'on attendait de ces nouvelles installations furent atteints et, dès le 22 octobre 4889, le Conseil administratif demanda au Conseil municipal, par l'organe de M. Turrettini, des crédits nouveaux pour une série d'ouvrages destinés à augmenter la puissance des installations hydrauliques.
Le rapport du Conseil administratif à l'appui de cette demande de crédit rappelait d'abord que le 25 novembre 4887, le Conseil administratif avait demandé des crédits nouveaux destinés à l'augmentation du service hydraulique par la création de deux nouvelles pompes et turbines, pour l'achèvement des fondations du bâtiment des turbines, l'achèvement du bâtiment pour six nouvelles turbines, la création de nouvelles canalisations hydrauliques, enfin pour un premier essai de transmission de force par l'électricité, greffé sur l'éclairage électrique du Théâtre. Tous ces crédits, sauf le dernier, avaient été votés.
A l'appui de ses diverses demandes, le Conseil administratif avait pubhé un mémoire (V""« fascicule) traçant les grandes lignes du projet soumis aux délibérations du Conseil municipal, établissant la justification financière des nouveaux crédits demandés et la coordination avec les crédits ou dépenses antérieures.
Un des tableaux annexes de ce mémoire indiquait la progression des recettes et dépenses du service des Eaux et Forces motrices des années 4885 à 4887 et prévoyait les dépenses et recettes probables des années 4888 à 4890, période pendant laquelle les nouvelles installations projetées devaient apporter un supplément de rendement au moins égal à l'augmentation de dépenses annuelles et à l'intérêt et amortissement des capitaux engagés.
Le tableau avait prévu pour l'année 4888 (non compris l'eau employée pour les services pubhcs) :
En recettes Fr. 404,900 —
En dépenses annuelles .... » 69,800 —
Différence Fr. 335,400 —
Le compte rendu de 1888 indiquait comme résultats obtenus :
En recettes Fr. 437,201 40
En dépenses » 98,14i> 60
Différence Fr. 339,134 80
Pour 1890:
Le même tableau prévoyait :
En receltes Fr. 459,250 —
En dépenses » 80.000 —
Différence Fr. 379,250 — Le budget de 1800 qui venait d'être préparé, basé sur les résultats acquis en 1889, donnait :
En recettes Fr. 464,050 —
En dépenses » 91,925 —
Différence Fr. 372,9^5 —
CRÉDIT POUR DEUX GROUPES DE POMPES ET TURBINES, N^^ 9 ET 10 : 170,000 FRANCS
Le résultat prévu était donc atteint, et la création de deux nouvelles turbines avait permis d'augmenter de telle façon le rendement de l'installation hydraulique, qu'au bout de deux années les recettes se trouvaient augmentées, aussi bien des accroissements de dépenses d* entretien que de celles d'intérêt et amortissement du capital engagé à nouveau.
Il était à remarquer que ce résultat avait été obtenu, même sans les ressources nouvelles qu'auraient données la distribution de force électrique. Le résultat de ce développemeot normal du service avait eu pour conséquence naturelle l'emploi complet de l'eau fourme par les deux nouvelles pompes et turbines établies en 1888,
Du printemps 1888 à fin 1880, les huit turbines installées au Bâtiment des Turbines et représentant une force d^environ 2500 chevaux avaient marché jour et nuit sans aucune interruption.
La quantité moyenne d*eau élevée par jour ouvrable avait été de ;
Pour le réseau à basse pression de 36,000 mètres cubes, 3ï à haute ^ de 54,400 mètres cubes,
dépassant de 20,000 mètres cubes les évaluations qui avaient servi de base à la demande de crédit de 1887 pour deux pompes et turbines nouvelles.
La commande immédiate d'au moins deux pompes et turbines nouvelles s'imposait donc et leur mise en marche devait avoir lieu nécessairement en été 1890, si Ton ne voulait pas avoir une perturhation dans le développement du service de distribution de force.
Ces deux turbines et pompes étaient destinées à la haute pression et exactement semblables aux deux pompes fournies en 1888, dont elles devaient faire la suite dans le bâtiment 2^^ période.
L'augmentation de recettes résultant de cette augmentation d'eau disponible était évaluée de 50 & 00,000 fr., de sorte que le budget de 181>2 pouvait s'établir à peu près comme suit :
En recettes Fr. 530,000 — ^
En dépenses d 95,000 —
Différence Fr. 435,000 —
* Recettes, non comprise Teau employée aux services municipaux, représentant une somme de Fr. liO,DOO.
Cette augmentation de bénéfice devait donc permettre de payer, et au delà, l'intérêt et amortissement des crédits nouveaux.
Dans les 400,000 francs qui étaient demandés, rétablissement de deux groupes de pompes n'entrait que pour fr. 170,000. — Les deux groupes étant exactement semblables aux pompes 7-8, le devis de détail y relatif était semblable à celui qui se trouve à l'annexe XIU du V® fascicule.