‹ Utilisation des forces motrices du Rhône: et régularisation du Lac LémanChapitre 53 sur 126 · CEIÉDIT POUR CANALISATIONS NOUVELLES : 120,000 FRANCS · texte numérisé non relu

CEIÉDIT POUR CANALISATIONS NOUVELLES : 120,000 FRANCS

Les crédits successifs demandés au Conseil municipal pour la création du réseau de distribution à haute pression avaient été les suivants :

30 Octobre 1883 Fr. 250,000

4 Mai 1886 » 200,000

18 Décembre 1886 » 105,000

28 Février 1888 » 180,000

Total . . Fr. 735,000

A l'appui de chaque demande de crédit, le Conseil administratif avait indiqué au Conseil municipal quelles étaient les artères qu'il avait l'intention de canaliser et quelles étalent les sections de ces canalisations.

Mais comme ces projets destinés à appuyer les demandes de crédits étaient basés sur l'importance supposée des besoins de force dans chaque quartier et s'établissaient souvent avant que les demandes de force se fussent produites, il en était résulté que, dans l'exécution fmalej certaines modifications avaient dû être apportées au projet primitif, que certaines canalisations n'avaient pas été faites du tout, que d'autres, en beaucoup plus grand nombre, avaient été nécessitées par des demandes de force imprévues, que d'autres enfin avaient dû être augmentées dans leur section à cause de Timportance qu'elles avaient prises.

Il en résultait que la valeur des canalisations exécutées et non prévues s'élevait à la somme

de Fr, 95,535 —

que, par contre, les canalisations prévues lors des demandes de crédits puis non

exécutées représentaient > 58^898 75

Laissant un solde de Fr. 36,636 25

au débit du compte de canalisations nouvelles.

Il fallait y ajouter encore une valeur de Fr, 22,880 20

de tuyaux en magasin, de toutes sections, achetés sur le compte de canalisations nouvelles à haute pression, et destinés à permettre d'exécuter immédiatement les canalisations de peu d'importance nt^cessitées par les demandes nouvelles de force.

La somme à porter au crédit du compte de canalisations nouvelles était

donc de Fr, 59,516 45

soit en chiffres ronds )i 60,000 —

La diff'érence pour atteindre le chiff're de Fr. 120,000 de crédits demandés était destinée à permettre de doubler la canalisation de 50 centimètres allant du bâtiment des turbines à la hauteur du pont de la Machine, de façon à pouvoir rendre le service d'éclairage indépendant d'une rupture de canalisation sur le reste du réseau.

Cette canalisation était devisée à Fr. 60,000.

DIGUE De; la jonction : FR. 45,000

A la suite d'un vœu exprimé par la Commission de 1888 chargée de vérifier les comptes des forces motrices, le Conseil administratif avait étudié les conditions dans lesquelles pourrait être établie une digue prolongeant de 100 mètres le point de la jonction de TArve et du Rhône* Un projet accompagné de relevés des profils de TArve et du Rhône en amont et en aval du confluent, profils pris avant et après la crue du 2 octobre 1888, avait été établi par les soins de la section des Travaux* Un limnimètre avait été placé à la jonction actuelle et au point de jonction futur pour déterminer le gain de chute résultant de la digue nouvelle, Enfm le Conseil administratif avait nommé un expert absolument qualifié dans la personne de M. de Salis, ingénieur en chef de la Confédération, qui avait eu Tobligeance d'accepter gratuitement la mission demandée.

Le rapport de M, de Salis avait été lu dans la séance du Conseil municipal du 31 mai 1889. Il concluait que la digue de la Jonction ne pourrait qu'améliorer la chute disponible au bâtiment des turbines, mais renvoyait à des observations nouvelles Tappréciation de Taugmentation de chute disponible. Ces observations avaient été poursuivies par les soins du service des Eaux et avaient donné les résultats suivants :

Le gain de chute était dautant plus grand que la hauteur des deux rivières était plus faible.

Il avait varié de 0™,0J pour les observations en temps de crue à 0°*ï23 en niveau moyen.

Il eut été préférable que les résultats fussent inverses, mais une augmentation de 10 centimètres de chute en hautes eaux élait déjà un bénéfice appréciable, si l'on pouvait exécuter les travaux nécessaires à un prix peu élevé.

Un premier devis fait dans Thypothèse d'un draguage du Rhône jusqu'au nouveau confluent dépassait le chifl^re de Fr. KXMXJU, et à ce prix il n'y avait pas avantage à créer des turbines nouvelles jusqu'à ce que le nombre de ces dernières atteigne le chifl're de quinze. A partir de ce chiiïre il y avait avantage à faire la digue plutôt que d'établir une seizième turbine.

Depuis lors la question avait été reprise en supprimant le draguage.

Sur ces nouvelles bases, le coût de la digue était réduit à Fr. /AO:>l), et Favantage de la construcliou devenait immédiat.

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