‹ Utilisation des forces motrices du Rhône: et régularisation du Lac LémanChapitre 59 sur 126 · UO · texte numérisé non relu

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par seconde ; ce qui est une vitesse considérable pour des moteurs hydrauliques. L'on a pu atteindre sans choc une vitesse de 40 tours à la minute avec les pompes du type haute pression (grand modèle).

Ce résultat est obtenu grâce à la forme ovoïde donnée aux corps de pompe pour y diminuer la vitesse de Teau.

La vitesse maximum du piston, à 26 tours, s'obtient en multipliant la vitesse moyenne par - := 1.57 et serait ainsi de l^iîKÏ.

Clapets ou soupapes.

Les soupapes sont annulaires et débitent par conséquent aussi bien sur le pourtour intérieur de Vanneau qne sur le pourtour extérieur. On avait adopté, pour les cinq premiers groupes de pompes établis, des soupapes avec un seul anneau. L'anneau était en fonte et garni de cuir sur sa face inférieure. Ce cuir était fixé par un anneau également en fonte, de section triangulaire maintenu par des vis de bronze sur la soupape. Cette section triangulaire avait pour but de diviser

Teau à son passage au travers du siège. L'anneau était d'ailleurs fortement guidé et consolidé par des bras qui l'empêchaient de se fausser et dont le plan était incliné par rapport à celui du siège, de manière à permettre un mouvement rolatoire de la soupspe.

Ce dispositif à un seul anneau exigeait une levée assez grande et il en résultait des chocs préjudiciables à l'ensemble des pompes.

On a donc remplacé ces soupapes par des soupapes avec quatre ou cinq anneaux suivant leur diamètre. Ces soupapes sont en bronze ; le siège est formé d'anneaux de bronze fixés sur des couronnes en fonte amincies vers le bas afin d'offrir le moins de résistance à Teau, Ces couronnes sont réunies par de fortes nervures. Les dispositions de détail sont indiqués par les dessins. Les anneaux des nouvelles soupapes ont été, en dernier lieu, garnies de cuir.

Les soupapes sont guidées par une tige en fer fixée sur le siège; à la partie supérieure elles viennent buter contre une petite baguette en acier qui traverse le couvercle de la chapelle dans un presse-étoupe. Cette baguette est appuyée constamment par une pièce cylindrique creuse autour de laquelle repose et s'enroule un ressort à boudin que Ton peut bander plus ou moins au moyen d'une vis portant un volant-manivelle et qui tourne dans un écrou fixé à un support en forme de cloche surmontant le couvercle des chapelles ou boîtes à soupapes.

Les soupapes à un seul anneau des pompes à basse pression offraient un débouché de 0°*,0628 pour une levée de 0°*,020, tandis qu'avec la nouvelle disposition il suffit d'une levée de 0™,006 pour avoir un débouché de 0"*,069. La vitesse moyenne de Veau au passage atteint 2'ï*,2Û3. Dans les deux dispositifs le siège offre une surface annulaire égale à 0^/125, la vitesse de Teuu y est, par conséquent, de 1",10.

Les soupapes des pompes à haute pression, grand modèle, offrent un débouché de Qn^^CSS pour une levée de 5 millimètres et la vitesse moyenne de l'eau atteint 1^^525.

La surface du siège est de 0™,0855, soit égale à celle du piston.

Les soupapes des pompes à haute pression (petit modèle) offraient primitivement un débouché de 0™,0376 pour une levée de 0^,20, tandis qu'actuellement ce débouché est de 0%0404 pour une levée de 0°»,007.

La surface annulaire du siège était dans le premier dispositif de 0"i\0î71 tandis que dans le second elle est de 0™*,0460.

La vitesse moyenne de l'eau au passage des soupapes est de 1^,343.

Réservoirs d'air à Vaspiraiion,

Les soupapes d'aspiration des premières pompes établies étaient reliées par un tuyau horizontal de même diamètre que la conduite d'aspiration; ce tuyau était prolongé d'un côté par un coude auquel faisait suite un bout droit qui plongeait dans un récipient en fonte faisant partie de la conduite d'aspiration.

L'expérience a démontré que cette disposition était inefficace et plutôt dangereuse pour la conservation des soupapes, car, ensuite de son inertie^ Teau étant en mouvement dans le tuyau horizontal, venait choquer contre les soupapes lors de leur fermeture et produisait ainsi des coups de bélier.

On a dû remplacer ces tuyaux par des réservoirs d'air ayant la forme d'un cylindre à génératrices horizontales, commun aux deux soupapes et présentant à Tintérieurj au droit des ouvertures correspondant aux soupapes, des tubulures verticales.

La surface intérieure de cette douille est tronconiquëf la petite base étant à la partie inférieure,

La surface extérieure est parfaitement tournée et elle est embrassée par les coussinets de la tête de bielle à fourchette.

Entre la surface du tourillon et la surface intérieure de la douille, viennent se loger deux coussinets d'une faible épaisseur et qui sont renforcés sur leur pourtour extérieur, suivant les génératrices, de nervures dont la saillie va en diminuant vers le bas (où elle est nulle) suivant la conicité de la douille.

La douille est surmontée à la partie supérieure par une sorte de demi-sphère creuse en fonte, qui y est vissée. Cette demi-sphère est traversée dans le centre suivant Taxe du tourillon par une vis dont Vextrémité inférieure forme pivot et vient reposer sur un grain fixé dans la face supérieure du tourillon.

Ainsi, tout le poids afférent aux deux têtes de bielles repose par Tintermédiaire du pivot sur le centre du tourillon. La vis, qui est percée suivant Taxe, est surmontée dun godet graisseur dont l'huile vient lubréfîer constamment la surface de contact.

Chacun des coussinets entourant le tourillon porte à la partie supérieuse une tige filetée qui traverse la demi-sphère en fonte. Ces tiges sont munies d*écrous qui reposent sur la face extérieure du dôme^ et par l'intermédiaire desquels on opère le serrage ou le desserrage des coussinets-

Les réservoirs des pompes

Le but des réservoirs est de régulariser le mouvement ascensionnel de l'eau dans les conduites collectrices et surtout d'uniformiser la résistance opposée au mouvement du piston.

Ces réservoirs sont en deux parties.

Leur partie supérieure est en tôle, ei a la forme d'un cylindre couronné par une calotte sphérique ; la partie inférieure est en fonte et présente la (orme d'un cylindre qui se termine vers le bas par une surface à double courbure d'où part la conduite de refoulement La partie cylindrique en fonte porte deux tubulures à brides sur lesquelles viennent se boulonner les tuyaux de refoulement des pompes.

Les deux parties du réservoir sont assemblées à brides par de forts boulons dnnt le nombre et le diamètre varie suivant la pression que le réservoir doit supporter.

La partie en fonte porte, en outre, une collerette par Tintermédiaire de laquelle tout l'ensemble du réservoir repose sur un socle, également en fonte, en forme de cloche présentant un lort évasement pour augmenter la stabilité.

Le réservoir est fixé sur ce socle par de forts boulons.

Le socle est lui-même solidement annexé dans la maçonnerie au moyen de six boulons de scellement.

Le diamètre intérieur des réservoirs d'air des pompes à basse pression est de l"*20j et le point culminant est à 8"'40 au-dessus du sol de la salle des machines.

Le diamètre intérieur des réservoirs des pompes à haute pression (grand et petit modèle) est respectivement de 1"^123 et 1"^, et leur point culminant à 7°^385 et 0^00 au-dessus du soi

L*air est renouvelé dans ces réservoirs uniquement par les robinets placés sur les réservoirs d'air d'aspiration.

Chaque réservoir porte :

i^ un manomètre indiquant la pression et ses variations.

2<> deux tubes de niveau d'eau, indiquant la hauteur de Teau dans les réservoirs.

3^ une soupape à double siège placée au bas du réservoir, destinée à écouler le produit de la pompe au cas où elle serait mise en marche avant l'ouverture du robinet-vanne interposé entre la conduite de refoulement et la conduite collective.

La charge de la soupape est obtenue au moyen d'un ressort à boudin.

Conduites collectrices.

La conduite collectrice des pompes à haute pression, ainsi que celle des pompes à basse pression a 0™70 de diamètre intérieur.

La conduite à haute pression se relie d'une part avec une canalisation de 0«»50 de diamètre, passant dans l'égout collecteur, et d'autre part, avec une canalisation de 0"60 et une canalisation de 0'»40 posées dans la route de la Coulouvrenière. (Voir Atlas, Planche I).

La conduite à basse pression se relie d'une part à une canalisation de 0°*50, posée dans la route de la Coulouvrenière et qui alimente par son trop-plein le réservoir de la Bâtie, et d'autre part à une canalisation de même diamètre que la précitée (soit 0^500), et qui alimente directement le centre du réseau à basse pression.

Cette dernière canalisation était absolument nécessaire par suite du déplacement du bâtiment renfermant les pompes desservant le service des eaux à basse pression.

Ces conduites sont formées de tuyaux en fonte à emboîtements pour les pièces courantes et à brides pour les pièces spéciales. (Voir Atlas, Planche V).

Les tuyaux de refoulement des pompes s'y rattachent par des tubulures posées d'équerre.

Entre ces tuyaux de refoulement et les conduites collectrices, des robinets-vannes ont été interposés, afin que l'on puisse arrêter un groupe de pompes sans nuire à l'ensemble du service.

En outre, à l'embranchement des canalisations secondaires, les conduites collectrices sont munies de robinets- vannes qui ont pour objet d'intercepter la communication avec les tronçons qui devraient être arrêtés, soit pour une réparation, soit pour une pose de branchement.

Soupapes de sûreté.

Afin de pourvoir au cas où les pompes à haute pression seraient mises en activité complète alors qu'une vanne du réseau principal serait fermée, on a installé, sur la conduite collectrice, deux soupapes de sûreté à double siège, dont la levée est réglée par un ressort à boudin, de telle sorte que la pression ne dépasse pas 450 mètres d'eau. (Voir Atlas, Planche XV).

Régulateur de pression.

De plus, cette conduite collectrice à haute pression est reliée à la conduite à basse pression par un appareil régulateur, fonctionnant automatiquement, et réglé de telle sorte que la pression maximum dans le réseau à haute pression ne dépasse pas 140 où 150 mètres. (Voir Atlas, Planche XVI).

Cet appareil consiste en une boule de fonte, fixée directement sur la conduite à haute pression et reliée par un coude à la conduite à basse pression.

Dans cette boule est fixé un cylindre en bronze dont la surface est percée de trous ronds de 25 niilUmètres de diamètre, disposés en hélice. A Tintérieur de ce cylindre, glisse à frottement doux un piston creux, également en bronze, dont la tige prolongée à la partie supérieure est actionnée par un piston hydraulique, qui est lui-même mis en mouvement par on dispositif spécial.

Suivant que la pression s'élève ou s'abaisse, le piston contenu dans la boule s'élève ou s'abaisse, et par conséquent découvre un nombre variable d'orifices de décharges, déversant le trop-plein de la canalisation à haute pression dans le réseau à basse pression.

Eniin, pour parer encore à toute chance d'accident pouvant provenir du mauvais fonctionnement de ces appareils de sûreté, une sonnerie électrique, adaptée à un manomètre spécial, avertit si la pression normale est dépassée et fonctionne jusqu'à ce que le régime soit rétabli.

Réservoirs régularisaleurs

Le mouvement de l'eau dans la conduite à haute pression est de plus régularisé par quatre grands réservoirs de 12 mètres de hauteur et 1°^50 de diamètre, dans lesquels Taîr est renouvelé au moyen d'un compresseur, système Colladon, à deux cylindres disposés de telle sorte que l'air est comprimé dans Vun à six atmosphères et refoulé ensuite dans le second, qui l'envoie sous une pression de quinze atmosphères dans les réservoirs régulateurs.

Un robinet-vanne a été posé entre chaque réservoir et la conduite collectrice.

Justification des dimensions des pièces principales

Résistance à la torsion de V arbre creux des turbines.

L'arbre creux est en acier de première quahté; il a un diamètre extérieur de 280 millimètres et un diamètre intérieur de 180 millimètres, la section correspondante est donc de *ÏO,lt29 millimètres carrés.

Pour transmettre une force de 210 chevaux, l'effort de torsion. est égal à :

= 50,000 kilos^

La tension par millimètres carrés est par conséquent de :

= kg. 1,4

Cet arbre est en outre soumis à un effort de traction de 40,000 kg. du au poids de Teau agissant sur la turbine et au poids propre de cette dernière. La résultante de ces forces (traction et torsion) est donc :.

OOÔ'

SPÔô' = 64,000 kg.

* Dans cette formule

60 X là X 100

210 = nombre de chevaux.

41,5 = rayon moyen de rarbre.

26 = nombre de tours de la turbine.

Ce qui équivaut à un effort de

64,000 36,129 résultat d'une sécurité incontestable

= kg. 1,8 par millimètre carré,

Colonne en fer constituant Vaxe fixe.

Le poids supporté par la colonne est 40,000 kg.

Si l'arbre était en fer forgé son diamètre se déduit de la formule

Dans notre cas P = 40000 kil«» \ = 6 mètres = 6000 millimètres.

d = 139 millimètres.

Le diamètre admis est 160 millimètres qui représente une section de 201 centimètres carrés. D'après la Hutte, pour un rapport

la charge que peut supporter un arbre en :

fer forgé = — -f^^^ = 46,000 kg.

acier = 201><1250 ^ ^^ ^^q ^^

Pivot supérieur.

Le diamètre utile du pivot supérieur est compté égal à 160°>", offrant une section de 20,000 millimètres carrés, de sorte que pour un poids de 40,000 kg. la charge est de 2 kg. par millimètre carré.

Le travail absorbé par le frottement est, en prenant un coefficient de 0,05 :

0,05 X ^ = 0.170 X 3.1416 X 40,000 X -~- = 308 kgm. = 4 chevaux.

La surface du pivot étant de 200 centimètres carrés, le travail de frottement par seconde rapporté au centimètre carré est donc:

Ce travail est diminué par suite de l'interposition d'une rondelle entre le pivot et le pas fixe.

L'équivalent mécanique de la chaleur étant de 425 kg. pour une calorie, la quantité de chaleur

développée en une seconde par le travail de frottement est dans ce cas :

-TôK- = 0,72 calories par seconde,

ou 0,72 X 3600 = 2600 calories par heure.

L'étendue des parois de la boite à huile du pivot et la température de l'air ambiant permettent à cette chaleur de se disperser facilement

BieUes.

Le diamètre des bielles est, aux extrémités, de 140««n, et au milieu, de 150™"; les efforts qui se développent, par millimètre carré, sont :

-^^ = kg. 0,84 ^ï^g^ = kg. 0,45 (Basse pression).

■^^n- =-•= kg- 1,34 ïTêTT ~ ^^' ^"^^ (Haute pression, grand modèle).

-— ;^— = kg. 0,83 Aicii ~ ^^' ^'^ (Haute pression, petit modèle).

Tiges des pistons.

Les tiges des pistons ont un diamètre de 100°^™. L'effort qu'elles supportent par millimètre

carré est au plus de :

7980 , .Ao T>

-n^r = kg- 1>02 Basse pression

^..-7- = kg. 1,02 Haute pression, grand modèle.

^gg;^ = kg. 1,01 » » petit »

Réservoirs d'air.

Les réservoirs d'air de refoulement des pompes à basse pression sont en tôle de fer d'un centimètre d'épaisseur.

La pression d'épreuve étant de 10 atmosphères, soit 10 kg. par centimètres carrés, et le diamètre étant de l"^t20, le travail de la tôle est :

2 ><100 ^ ^ ^^* P^^ millim. carré.

Les réservoirs d'air des pompes à haute pression sont en tôle d'acier de 12°^ et 14^^^ d'épaisseur, et ils doivent résister à une pression d'épreuve de 30 kg. par centimètre carré. Le travail respectif est donc:

^00 X 30 ^ kg 125 ^^^^^ X 30

Les grands réservoirs de régularisation de la canalisation à haute pression ont un diamètre de l^hi^ et une épaisseur de 0"K)15; ils sont en tôle d'acier, le travail est par conséquent :

L'un de ces réservoirs s'est rompu, lors de l'essai de réception sous pression hydraulique ; la pression, au moment de la rupture, était de 27 atmosphères, La cause de la rupture était rinsuflîsance de la recuite des tôles d'acier qui avaient été plus ou moins trempées lors du cintrage.

Description des autres ouvrages métalliques du bâtiment

Grillages

Des grillages, destinés à arrêter les corps flottants ont été établis en tète des chambres d'amenée.

Ils consistent en une file continue de lames de fer de *®7io placées de champ, espacées de 0».400.

Ces lames sont chantournées à leur sommet et rivées au fer à I extérieur de la passerelle de service qui règne le long du bâtiment, et leur base repose sur un fer plat de ^^7^^ qui appuie simplement sur le radier du canal d'amenée.

Dans l'intervalle, ces lames sont maintenues écartées par trois éclisses formées de deux fer en U '^^/^ à 9 kil., reliés eux-mêmes au moyen de boulons.

Leur inclinaison est de 45^ et le nettoyage en est assez facile.

Vannes de garde

La couronne extérieure des turbines n'étant pas munie d'un vannage spécial, il est nécessaire de fermer l'accès de l'eau dans le cas d'arrêt obligatoire d'une turbine ou de ralentissement des pompes.

On a disposé à cet effet des vannes de gardes à l'entrée de chaque canal d'amenée et à l'intérieur du bâtiment.

La hauteur maximum de retenue étant (sur le seuil) de 3",50 et la largeur normale des canaux d'amenée étant de 5™,50, des vannes d'une seule pièce auraient conduit à des dimensions énormes et, partant, leur manœuvre aurait été difficile. On a donc divisé le canal d'amenée de chaque turbine en deux perluis, et les vannes sont elles-mêmes formées de deux panneaux.

Le panneau inférieur a 1™,20 de hauteur et chevauche de 40 centimètres sur le panneau supérieur dont la hauteur est de 2'»,40.

Le panneau inférieur est actionné par deux vis de 50 millimètres de diamètre; lorsqu'il est levé de 1"»,20, il vient butter contre deux taquets formés de bouts de cornières en saillie fixés sur le panneau supérieur çt si Ton continue la manœuvre de levage, les deux panneaux s'élèvent simultanément ^

On n'a donc au départ que la résistance due à la pression sur une surface de 1,20 x 2,75 = 3™,30*

La carcasse de ces panneaux se compose : d'un cadre formé par des fers à U de 125/72 à 20k.7 dont les faces sont normales au plan de la vanne. Ce cadre est entretoisé horizontalement par 4 fers à I 125/75 à 14k.5 qui s'assemblent par des équerres aux montants du cadre. L'écartement de ces enlretoises varie suivant leur distance au-dessous du niveau normal de l'eau.

Cette carcasse est recouverte du côté de la retenue par une tôle de 4 millimètres d'épaisseur pour le panneau supérieur et 6 millimètres pour le panneau inférieur.

Ces vannes glissent dans des coulisses en fer formées par des fers à U d'une largeur de 300 millimètres; deux de ces fers sont fixés dans les bajoyers du canal d'amenée, les deux

'. Dans la partie en retour, du bâtiment, ce mode d'eotretoisement a été supprimé et remplacé par des barres rondes^ et Técartement des fers plats est maintenu par des douilles enveloppant les entretoises. Ces douilles sont fournies par des bouts de tuyaux de fer étiré.

autres placés dos à dos occupent le milieu du canal et sont contrebutés à la hauteur de la chambre des pivots par un fer à T qui sert en même temps d'appui à la passerelle de ronde.

Ces fers à U se prolongent en contre-haut du sol de la salle des pompes, et ils sont reliés horizontalemeut sur toute la longueur du bâtiment par deux fers de même dimension qui supportent les appareils de levage.

Le seuil du vannage est également formé par un fer à U de '^Vsa 5 Posé de plat, les deux ailes en bas, et fixé, d'une part dans le radier au moyen de boulons de scellement, et d'autre part aux montants- coulisseaux.

Lorsque la vanne est baissée, la partie supérieure repose sur un taquet formé d'un bout de cornière et le panneau inférieur est maintenu devant le panneau supérieur par une cornière verticale rivée de chaque côté dans les coulisses.

Les appareils de manœuvre se composent :

i° De deux vis en acier à filets carrés de 0"",05 de diamètre et de 0^,01 de pas ; ces vis sont solidement reliées aux panneaux inférieurs par des charnières et traversent à leur partie supérieure deux roues coniques dont les moyeux sont garnis d'écrous en bronze.

Le poids propre de l'appareil des tiges et de la vanne maintient ces roues en place-

2^ De pignons commandant ces roues et montés sur un arbre horizontal portant à Tautre extrémité un pignon d'angle.

3° D'un pignon d'angle engrenant avec les deux précédents et monté sur un arbre horizontal normal aux deux autres et portant à une extrémité une manivelle et à l'autre un pignon semblable qui engrène à son tour avec deux pignons d'angle montés librement sur un arbre horizontal qui court tout le long du bâtiment et est commandé à une extrémité par une turbine actionnant les engrenages.

La manœuvre d'une vanne peut donc se faire, soit à la main, en agissant sur la manivelle et laissant les pignons d'angle libres sur l'arbre principal de commande, soit avec l'aide de la turbine, en embrayant convenablement une des roues folles de l'arbre principal

Le levier de manœuvre du manchon d'embrayage actionne un disque qui indique dans quel sens est Tenlraînement ou bien si Tarbre principal est complètement libre.

Une tringle horizontale parallèle à l'arbre de commande actionne, par l'intermédiaire de leviers, un distributeur spécial adapté à la turbine.

Cette tringle est commandée à la façon des aiguilles de chemin de fer par un levier fixé à Tun des fers longitudinaux supportant les appareils de manœuvre, au droit de chaque turbine,

A l'extrémité opposée à la turbine de manœuvre des vannes, cette tringle est maintenue par un levier à contrepoids dans la position correspondant à la fermeture de la turbine,

Si Ton vient à pousser un des leviers intermédiaires, la turbine se met en mouvement, et partant, la vanne s*élève ou s'abaisse suivant le sens de l'embrayage ; mais aussitôt que Ton lâche le levier, le contrepoids extrême ramène la tringle dans sa position normale.

Ponts roulants pour la manœuvre des pièces de machine.

Quatre ponts roulants pour les manœuvres de montage et de démontages nécessaires à l'entretien et aux réparations ont été installés dans la salle des pompes^ par les soins de la maison Weibel, Briquet et C^ de Genève.

Deux de ces ponts roulants ont 12 mètres de portée et sont suspendus à la toiture, dont ils occupent le centre.

Les deux autres ont 3""472 de portée et sont supportés d'une part par la toiture et de l'autre par les murs des façades donnant sur le canal d'amenée, et ils ont été prévus pour le cas où l'on aurait des pièces à descendre dans les chambres des turbines.

Les deux grands ponts roulants se composent de deux poutres pleines en tôle et cornières, dont la semelle supérieure, sur laquelle reposent les rails, est horizontale, tandis que la semelle inférieure est parabolique, de telle sorte que la hauteur de la poutre au milieu est de G50 millimètres et aux extrémités de 300 milimètres.

Les abouts de ces poutres s'engagent dans une entretoise en fonte qui porte à ses extrémités des galets de roulement du pont. Ces poutres sont perpendiculaires aux façades et se déplacent d'une extrémité à l'autre d'un corps de bâtiment.

Un treuil d'une force de 12,000 kilog. roule sur ces ponts et peut se transporter de Tune à l'autre des façades.

Chaque pont reçoit son mouvement d'engrenages qui sont commandés par une chaîne sans fin, descendant jusqu'au sol de la salle. Ces engrenages communiquent leur mouvement à un arbre placé le long d'une des poutres du pont, arbre qui actionne à ses deux extrémités l'un des galets de roulement.

Ainsi, l'égalité des «iéplacements de chaque extrémité est parfaitement assurée.

La translation des treuils et leur manœuvre est effectuée dans les mômes condilions par d'autres jeux de chaînes.

Les ponts ne sont calculés que pour six tonnes et, dans le cas où il faudrait lever davantage, il serait nécessaire de les étayer.

Les petits ponts roulants sont formés par des fers à I de j^ — — leurs treuils sont

calculés pour lever six tonnes.

Charpente métallique de la couverture.

La couverture est en ardoises, du Valais, sur plancher jointif ; elle est portée par une charpente métallique.

Les fermes de cette charpente ont une portée de Sl'^SO et présentent une flèche de 4"»40 et par suite une inclinaison un peu supérieure à Vs-

Leurs dimensions ont été calculées de manière à pouvoir supporter les grues roulantes destinées au levage des pièces de machine. Les grandes grues roulantes occupant le centre du bâtiment ont une portée de 12™014 et sont calculées pour pouvoir supporter 6 tonnes.

Les petites grues roulantes sont supportées d'un côté par la charpente et reposent de l'autre côté sur les murs de façade. Elles ont une portée de 3"*472 et sont aussi calculées pour porter 6 tonnes.

Les fermes sont placées au droit des bajoyers des canaux d'amenée et de fuile, dans la partie du bâtiment qui est normale au cours du fleuve, leur écarlement est par conséquent de O'^aO

Dans la partie longitudinale, les canaux d'amenée et de fuite étant obliques, les fermes sont placées en diagonale relativement à la direction des canaux et leur écartement est de 6™335, qui est la largeur des canaux, mesurée dans le plan de le façade.

Une ferme de 28'"024 de portée se trouve placée à l'intersection des (Jeux corps de bâtiments, et supporte à son tour quatre portions de ferme.

Celte grande ferme est soutenue en outre par deux colonnes espacées de 16^578, placées à rintersection des fers à I supportant les grands treuils roulants.

Toutes les fermes reposent sur les murs de façade, par l'intermédiaire de chariots de roulement

Ainsi que le montre la planche V, les fermes se composent de poutres en treillis, dont la semelle supérieure forme les deux pans de la toiture et dont la semelle inférieure est en forme d*arc.

Des fers à U verticaux, fixés à ces poutres à la manières des moises pendantes, supportent les rails sur lesquels roulent les grues.

Les pannes sont au nombre de onze et sont formées d'un fer à I de 234 X 94,5, à Vexcep-

tion de la panne faîtière, des pannes placées au droit des tiges de suspension des grues roulantes

et des pannes sablières qui sont formées par des poutres à croisillons.

60 X 60 Le contreventement consiste en fers cornières de ^ placés dans le plan des pannes

à treillis intermédiaires et reliant les tiges de suspension des ponts roulants.

Portes et fenêtres.

Quarante-trois fenêtres dont la partie supérieure est en plein cinlre, 5,73 de hauteur sous clef et 3^, de largeur, placés dans les façades longitudinales et deux fenêtres de même type que les précédentes, ayant 11™, 55 de hauteur sous* clef et 6™,30 de largeur placées dans les façades transversales jettent dans la salle des pompes le jour indispensable à la surveillance et au bon entretien du mécanisme.

Deux grandes portes placées dans Tavant-corps du bâtiment et vis-à-vis Tune de l'autre permettent le passage des plus grandes pièces.

Les châssis fixes et mobiles des fenêtres sont en fer.

Les portes sont en chêne et sont surmontées d'une imposte vitrée.

Elles ont 7%*W de hauteur à partir de l'imposte et 4™,20 de largeur.

Elles sont munies de quatre panneaux vitrés et, à la partie inférieure, l'un des panneaux pleins a été rendu mobile et fonctionne comme porte de service ayant 2 mètres de hauteur et 0°^j85 de largeur.

Passerelles de service.

Une passerelle de service reposant sur les avants becs des canaux d'amenée règne sur toute la longueur du bâtiment.

Elle est constituée par deux fers à I de *®7i(o écartés de 1 mètre d'axe en axe et entretoisés par des fers à I de ^ — -

Sur ces entretoises sont posés longitudinalement des fers zorés, qui servent à supporter la couche de béton qui forme la chaussée. Du côté d'amont, cette passerelle est pourvue d'un garde-corps dont les montants sont formés par des cornières de ^Veo ^^ '®s lisses et mains courantes par des fers ronds de 22*""^ et 24"""^ de diamètre. Cette passerelle est utilisée par les employés préposés au nettoyage des grilles.

Une passerelle apalogue reposant sur les arrière-becs des canaux de fuite règne également sur toute la façade aval du bâtiment. Elle est constituée comme la précédente, sauf que l'écartement des longerons est de 0%750.

En outre, au lieu d'être accolée à la façade comme la passerelle précitée, elle en est distante de 0",700, de façon à pouvoir introduire dans les coulisseaux ménagés dans les arrièrebecs, les poutrelles qui servent à barrer les canaux de fuite dans le cas où Ton aurait des travaux qui nécessiteraient la mise à sec d'une ou plusieurs chambres de turbines.

A l'intérieur du bâtiment et parallèlement à la façade amont il existe encore une passerelle de ronde, constituée en madriers reposant sur les murs des bajoyers et sur les fers à I qui contrebutent les montants intermédiaires des vannes de garde.

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