Utilité des herbiers de plantules
Dans les collections sèches actuellement existantes, on a presque toujours exclu ce qui n’est pas les feuilles adultes, les fleurs, les fruits, les graines; on a oublié qu’il y a des caractères importants dans la taille, la forme des cotylédons; dans l’insertion, la forme, la taille des premières feuilles; dans la présence plus ou moins tardive des stipules, etc. Tous ces caractères intéressants se trouvent dans les plantules, dans les germinations, dans les seedlings , comme disent les Anglais. Il importe de les y observer, de les décrire, de les comparer, d’en tirer telles conclusions particulières ou générales qu’ils comportent. D’où nécessité de constituer des collections durables de germinations, donc des herbiers de plantules.
Par quelques exemples, je voudrais faire sentir la vérité dece que j’avance. i
1° Cotylédons. Si on observe une germination de Géranium , on remarque des cotylédons entiers ou à peine émarginés; une
plan Iule d'Erodi
des
Cette diffé-
rence est-ëlle générique, c’est-à-dire applicable à tous les Géranium d’une part, et d’autre part, à tous les Erodium ? Si oui, voilà un caractère différentiel de plus entre les deux genres. Si non, il v a des Géranium à cotylédons lobes; il y R des Erodium à cotylédons entiers, et des distinctions d espèces sont à opérer à travers les deux genres. Autrement dit, ce caractère des cotylédons n’a plus qu’une valeur sous-générique, mais
tout de même intéressante.
2° Voici un Tilleul qui a les feuilles simples dentées. Ses cotylédons sont profondément lobés. Complication initiale et simplicité ultime. Voilà un fait bien intéressant. Comme il serait curieux d’en avoir d autres exemples!
C Note de la Rédaction. — Par suite d’une erreur de mise en pages, la communication de M. Gasnepain, présentée en octobre 1919, a été reportée a cette place.
et seulement