‹ Utilité des herbiers de plantulesChapitre 2 sur 3 · SÉANCE DU 26 MARS · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 26 MARS

3° Feuilles. Le petit Ornilhopus perpusillus présente immédiatement au-dessus des cotylédons des feuilles composéespennées à 7 folioles. Elles sont donc abrupte composila. L arbre Fraxinus exeelsior, au premier étage, offre des feuilles simples; au second, des feuilles composées palmées à 3 folioles; au troisième, des feuilles composées-pennées à 7 folioles. Le Frêne est donc à feuilles gradatim compositis. Cette différence entre la Légumineuse etl’Oléacée est-elle d’essence familiale? Ne seraitelle pas plutôt le fait que l’une est une petite herbe ét l’autre un grand arbre? Affaire de longévité, peut-être? Combien d’autres exemples seraient intéressants et nous aideraient à comprendre !

4° Dans le Galium Aparine , dès le premier étage, au-dessus des cotylédons, nous avons le verticille complet. Est-ce constant dans tous les Galium ? Et d’autre part, n’y a-t-il pas, pour une plante à feuilles alternes, des acheminements graduels depuis les cotylédons opposés jusqu’aux premières feuilles alternes.^ Et les feuilles opposées dans une plante, ne commencent-elles pas, dès l’origine par être alternes?

Ce serait bizarre, mais ne pouvons pas jurer que cela n’existe pas parfois.

Et les stipules? et les ocréas? quand apparaissent-ils?

Enfin parlons du système radiculaire. 11 est inconnu de beaucoup de botanistes. Ch. Royer, Flore de la Côte-d'Or , est peutêtre le seul qui ait compris son importance et en ait entrepris l’étude méthodique. C’est par un herbier de plantules que l’on se rendra compte de la nature et de l’évolution du système radiculaire dans les différentes espèces.

L’utilité d’un herbier de plantules n'est donc plus à démontrer. Elle est frappante; elle s’impose. Il est inouï qu’on ne l'ait

pas déjà comprise, que l'on n'ait pas créé des herbiers de germinations.

Je ne dis pas que les plantules n'ont jamais attiré l'attention des botanistes. Il y a eu des observations nombreuses, malheureusement peu connues. Il y a même des ouvrages : A contribution to our knowledge of Seedlings par Sir John Lubbock, 1892,

avec de nombreuses figures de plantes, extra-européennes. M. Hickel, notre confrère, a publié : Graines et plantules des

arbres et arbustes communément cultivés en France (I. Conifères;

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