‹ Utilité des Notions Chronologiques pour le Diagnostic, le Pronostic et le Traitement de la SyphilisChapitre 23 sur 27 · ROUE · texte numérisé non relu

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voyait apparaître au bout d’un temps variable un nouveau chancre, à moins que, comme le signale Cordier, il n’y ait après l'intervention, un syphilis d'emblée, décapitée. Nous n’insisterons point sur ce mode thérapeutique désuet et sans intérêt aujourd'hui.

Il est admis aujourd’hui que le chancre, accident local, qui est le témoin de l’effraction infectieuse, n'apparaît pas comme un phénomène isolé de la maladie, lorsqu'on le décèle, la syphilis est toujours généralisée. Cette question très discutée, il y a peu de temps encore, répond à l’absolue réalité, d’après les données très précises de l’expérimentation. Alors que jadis on disait la septicémie être le fait de la période secondaire, moment où les parasites gagnaient les voies Iymphatiques et sanguines, nul ne conteste actuellement que cette diffusion est sinon immédiate, du moins très rapide.

Kohle, s'adressant à divers animaux d’expérience, lapin, cobaye, rat, a montré, à plusieurs reprises, que, une demi-heure après l’inoculation d’une sérosité virulente sur un point erodé de la muqueuse génitalé, on retrouve le parasite en plus ou moins grand nombre dans le ganglion correspondant.

Pearce et Brown ont mis en évidence, sur le lapin, 48 heures après des inoculations variées (cor-

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née, testicule) des parasites ciréulant dans la circulation artérielle.

Sans vouloir développer à l’envie les nombreux travaux expérimentaux dirigés dans ce sens, nous croyons démonstratives les découvertes de Kohle et Pearce et Brown. Il est certain que lorsque le chancre apparaît, il y a dissémination déjà du parasite, en un mot véritable septicémie.

Nous croyons que c’est une erreur de vouloir séparer le syphilis animal et le syphilis humain, et nous ne tenons nullement pour valable la réserve faite par quelques-uns, que, chez l'animal recevant une inoculation massive de produits virulents, la généralisation doit être plus précoce que chez l’homme, contaminé au niveau d’une érosion insignifiante par de rares spirochètes.

Ainsi donc, il faut traiter le plus vite possible, la rapidité de la diffusion des germes justifie la hâte et rend trompeurs et illusoires les méthodes abortives qui, d’ailleurs, sont aujourd’hui abandonnées par des syphiligraphes et non des moindres.

Avant les arsenobenzènes, on utilisait le mercure, qui pouvait empêcher léclosion, accidents secondaires dans les cas favorables, mais bien souvent les éruptions tardives étaient visibles. Actuellement,

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