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le 914 et même le simple bismuth empêchent à coup sûr roséole et secondarisme, Ici intervient une discussion chronologique du plus haut intérêt, mais des plus ardues, d'autant qu'on y fait intervenir comme critérium habituel la réaction de Wassermann, ce qui ne simplifie pas le problème.
Peut-on guérir le syphilis et peut-on préciser une durée au traitement ? Partant de l’étude de quelques notions chronologiques sur la vérole, nous aboutissons ici au chapitre majeur de sa thérapeutique. Nous y sommes entraîné par deux tendances, la première qui tend — pour donner au praticien une vision plus claire de ce qu’il doit faire — à codifier dans le temps les années de traitement et même dans les années les séries de remèdes à prescrire avec l’indication des doses ; la seconde, due à l’influence de Verne, voudrait pouvoir sous le nom de syphilimétrie mesurer avec précision l’infection.
Le premier devoir du médecin est de soigner au plus tôt et avec une énergie suffisante. Ici encore on peut invoquer le témoignage et l’expérimentation. Mulzer, sur le lapin, a montré qu’en traitant par des sels d’arsenic actifs l’animal inoculé dans les premiers jours qui suivent l’infestation, on peut faire disparaître complètement les traces de la syphilis : Panimal peut être réinoculé quelques
mois plus tard avec une provision de la même souche (pour qu’on ne puisse pas invoquer une superinfection), et d'autre part, si l’on prend des fragments d'organes habituellement virulents (foie, moelle osseuse, rate) au premier lapin, il n’est possible avec ceux-ci de ne faire aucune transmission possible. Après huit jours d'infection, il est rare d'arriver au même résultat et l’expérimentateur allemand n’est pas loin d'admettre que la syphilis léporidienne ne guérit pas.
Il est donc &e toute nécessité de traiter d'urgence la syphilis primaire et aussi de tenter de faire avorter l'infection. Ici se pose la délicate question des traitements abortifs. Doit-on faire à un malade qui s’est mis dans le cas de contracter la syphilis avec une femme de toute évidence contagieuse ? Il y a intérêt à le faire si les injections de 914, faites dès le début à doses importantes, peuvent être prescrites dans les premières heures, ou même dans les deux premiers jours, sinon nous croyons qu'il vaut mieux laisser au malade le soin de courir sa chance. L’argument suivant nous frappe, c’est que beaücoup de patients ainsi traités, la première cure terminée, n'ayant vu aucune lésion, leur réaction de Wassermann étant toujours demeurée négative,
abandonneront tout remède, soit qu’ils se croient