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guéris définitivement, soit qu’ils pensent avoir été traités pour une affection imaginaire.
En dehors du traitement purement abortif, il est classique de reconnaître une importance considérable au sens de la réaction de Wassermann, le pronostic de guérison devant etre infiniment plus favorable si le sujet est traité avant que la réaction sanguine soit positive, à la période présérologique.
Une longue discussion a eu lieu il y a quelques années à la Société française de __-rmatologie et de Syphiligraphie (1) pour savoir quellé devait être la durée du traitement. Les auteurs se sont mis à peu près d'accord sur les bases suivantes : si le traitement est institué en période présérologique, s’il est conduit avec énergie et continuité, il peut être réduit à un minimum de deux ans. Si, par contre, la médication n’est entreprise qu’en période sérologique, elle doit être poursuivie pendant trois ans et demie ou quatre ans. C’est là une tactique bien absolue et, croyons-nous, dangereuse. La valeur curative de la cure varie non seulement selon les doses administrées, mais aussi selon des facteurs personnels que nous avons déjà nommés : quantité et virulence des germes, susceptibilité du malade.
(1) In. Bul. de la Soc. franç. de Dermot. et de Syphil. du 25 novembre 1920.
SA an
Le praticien ne doit pas, au bout de quatre années, même si les réactions sérologiques (sanguine et cephalo-rachidienne) sont négatives, abandonner son malade, qui devra rester sous sa surveillance. Beaucoup de syphiligraphes, après avoir. frappé vite et fort, selon la formule, conseillent à leur patient, de faire chaque année à la façon d’une assurance, une curé tour à tour bismuthique ou arsenicale à titre d'entretien, sans préjudice d’ailleurs d’une réaction de Wassermann.
Certains spécialistes ont voulu appliquer des chiffres précis au traitement de la vérole : sous le nom de syphilimétrie, Vernes (1) mesure au photomètre, prétend-il, l’évolution de l'infection. Nous ne discuterons pas cette idée infiniment criticable, mais le même auteur a voulu affirmer la guérison dans le temps de la syphilis, en prenant pour base des données numériques. Tout syphilitique serait à l'abri des récidives s’il satisfait à la loi suivante :
Teinte 8 pendant 8 mois par le sérum sanguin à partir de la dernière injection arsenicale et teinte 8 dans le liquide cephalo-rachidien à l'expiration de cette période.
(1) A. Vernes : Les étapes de la syphilimétrie, 1922, Paris.