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dans toutesles langues, que {rottoir, allée, balcon, se disent non seulement en français, mais le premier en allemand, en russe et en polonais (sous les formes frottoir et frotuar), le second et le troisième en allemand, en anglais, en russe et probablement aussi dans d'autres langues européennes. Dès lors, quoi d'étonnant si nous trouvons en Esperanto les mots : kafo, teo, sukero, anizo, trotuaro, aleo, balkono, etc.?
Cependant, ces racines internationales, si nombreuses qu'elles soient, ne suffiraient pas à constituer un dictionnaire complet. Mais à défaut d’une internationalité absolue ou quasi absolue, n'est-il pas logique de se contenter d’une internationalité relative, si celle-ci est la plus grande possible ?
Or, à ne considérer que les langues parlées par les peuples civilisés, les seuls avec lesquels il soit pour le moment possible et intéressant d'entretenir des relations internationales, nous les voyons se ranger en quatre grands groupes:
1° Langues néo-latines, français, italien, espagnol, portugais, roumain, parlées par 160 millions d'individus ;
2 Langue anglaise, parlée par environ 125 millions (Grande-Bretagne et Etats-Unis d'Amérique);
3° Langues germaniques, allemand, hollandais, flamand, suédois, danois, etc., parlées par environ 75 millions:
4° Langues slaves, polonais, russe, bulgare, etc., parlées par environ 90 millions.
[1 résulte de cette statistique que les langues dérivées du latin sont parlées par plus d'un tiers (160 millions sur 450) de l'humanité civilisée.
D'autre part, l'anglais présente ce caractère remarquable d’être une langue où les éléments latins se combinent dans une proportion de plus de la moitié avec les éléments germaniques (ce qui porte à 284 millions sur 450, soit plus de la moitié de l'humanité civilisée, les hommes pour lesquels les radicaux latins sont en majorité immédiatement intelligibles).
Enfin, même les Allemands et les Slaves qui ont reçu quelque culture sont nécessairement initiés au vocabulaire latin par ce seul fait que toute la civilisation moderne est fille de la civilisation grécoromaine.
Si le latin, considéré dans son ensemble, dictionnaire et grammaire, a cessé d’être la langue universelle, son vocabulaire n’en reste pas moins le fonds commun le plus international où tous les peuples viennent nécessairement puiser.
D'où cette conséquence que les racines latines, dans une langue internationale rationnelle, seront nécessairement en majorité — à savoir celles qui sont communes aux langues néo-latines et à l'anglais. ,
Viendront ensuite les racines germaniques — à savoir celles qui sont communes à l'anglais et aux langues germaniques proprement dites.
Viendront enfin, en très petit nombre, les racines slaves.
Eh bien! c'est justement ce choix de racines en proportion de leur internationalité relative, que nous trouvons réalisé dans le vocabulaire fondamental de l’Esperanto.
H en résulte que la langue elle-même, si on envisage l'ensemble de ses racines, est à peine une langue artificielle, puisqu'elle se compose en réalité de racines appartenant toutes à des langues naturelles. |
. Aussi peut-on dire qu'avant même d'en avoir entrepris l'étude, tout homme moyennement instruit du monde civilisé connaît déjà actuellement l’Esperanto pour une fraction plus ou moins considérable. Tous ceux qui parlent les langues romanes, c’esta-dire issues du latin, Français, Espagnols, Portugais, [taliens, Roumaïins, peuvent souvent déchiffrer des phrases entières d'Esperanto à première vue, comme on pourra en faire facilement l'expérience sur la phrase suivante qui ne contient que des mots immédiatement intelligibles pour un Français :
« Simpla, fleksebla, belsona, vere internactia en Ssiaj elementoj, Esperanto prezentas al la mondo civilizita la sole veran solvon de lingvo internacia. Tre facila por homoj nemulte insiruitaj, Esperanto estas komprenata sen peno de. La personoj bone edukitaj. »
Est-il nécessaire de traduire ?
« Simple, flexible, harmonieux, vraiment international en ses éléments, l’Esperanto présente au monde civilisé la seule véritable solution d'une langue internationale. Très facile pour des hommes peu instruits,: l'Esperanto est compris sans peine par les personnes qui ont reçu une bonne éducation. »
La proportion des racines immédiatement intelligibles .est un peu moindre pour des Anglais; moindre encore pour des Allemands:et surtout pour
des Slaves, s'ils sont complètement étrangers à toute culture classique. Mais elle est encore assez considérable pour que, en apprenant le vocabulaire Esperanto, ils y retrouvent de nombreuses figures de connaissance.
C'est là une des raisons pour lesquelles l'Esperanto s'apprend avec une si prodigieuse facilité. Sur 2.600 racines que contient l'Universala Vortaro (Dictionnaire universel de Zamenhof), un Français en connaît d'avance 1.500; sil sait du latin, il en connaît plus de 2.000; enfin s’il a quelque teinture du vocabulaire allemand et anglais, il les connaît toutes, à quelques unités près.
Aussi l'étude de l'Esperanto échappe-t- QUE à l'objection que l’on peut faire à toute autre langue artificielle, par exemple au volapük ou à la langue bleue (bolak).
« À quoi bon, dira-t-on, se charger la mémoire dune langue nouvelle, inconnue, qui ne réussira peut-être pas à se propager dans l'humanité, que lon n'aura peut-être l’occasion d'employer utilement avec personne ? Est-il bien nécessaire d’ajouter encore une pierre à la tour de Babel, un idiome à l’innombrable multitude de ceux entre lesquels se partage le genre humain ?
À cette objection, il est facile de répondre que l'Esperanto ne superpose pas une langue nouvelle aux langues déjà existantes, mais qu'il extrait seulement de ces langues tout ce qu'elles ont de commun pour en faire un idiome vraiment international. Dès lors, même dans l’hypothèse — actuellement déjà démentie par les faits — où il ne réussirait pas à se propager, ceux qui l’étudient ne perdent
pas pour cela leur temps et leur peine, car il leur en restera toujours au moins la connaissance des racines empruntées par l'Esperanto aux langues autres que les langues maternelles.
N'en concluons pas que, pour apprendre l'Esperanto, il faille au préalable apprendre toutes ces langues. L’Esperanto s'apprend directement ; mais en l’apprenant, on se trouve apprendre du même coup, et pour ainsi dire sans qu'on s'en doute, des parties plus ou moins considérables de ces langues.
C’est ainsi que je dois à l'étude de l’Esperanto une certaine initiation à la langue allemande, qui me permet de me débrouiller à peu près dans des textes allemands un peu faciles, sans recourir à la grammaire ou au dictionnaire.
Je croirais même volontiers, quelque paradoxale que cette opinion puisse paraître, que l’Esperanto pourra devenir un jour un des plus puissants instruments dont disposeront nos maîtres pour l’enseignement de toutes les langues vivantes.
On s'imaginera peut-être que le vocabulaire Esperanto, ainsi réduit à deux mille et quelques racines, dont un millier seulement sont en usage courant, est nécessairement d'une extrême pauvreté et que, par suite, la langue Esperanto elle-même est une sorte de parler nègre, un sabir incapable de rendre les moindres nuances de la pensée.
Et cependant l'Esperanto est, en réalité, d’une richesse infinie, plus riche non seulement que le français, mais même que l'anglais, l’allemand et le grec ancien ; il se prête avec une aisance par-
faite à l'expression de toutes les idées, même les plus délicates et les plus subtiles. |
C'est ainsi que Zamenhof a pu traduire:en Esperanto Hamlet de Shakespeare, suivant le texte de si près que les vers blancs sont rendus par des vers blancs, les vers rimés par des vers rimés, la prose par de la prose, ce qu'il serait impossible de faire en français. Non seulement Hamlet, mais les six premiers chants de l’//{ade ; Caïn, de lord Byron; Boris Godunow, de Pouchkine, et bien d’autres œuvres encore ont été traduites en Esperanto.
L'auteur même de ces lignes a pu vérifier cette souplesse inouïe de l’Esperanto en traduisant dans cette langue la Monadologie, de Leibnitz, c'est-àdire une des œuvres philosophiques les plus abstraites qui soient au monde.
Comment, dira-t-on, ure langue peut-elle être à la fois si riche en mots et si pauvre en racines?
L'explication de l'énigme est bien simple: elle réside tout entière dans l'emploi systématique de multiplicateurs choisis par Zamenhof avec une sagacité vraiment géniale.
Ces multiplicateurs sont d'abord des fer minaisons, puis des affixes.
Une racine quelconque étant donnée, il suffit d'y ajouter successivement les terminaisons 0, &, e, !, pour obtenir tour à tour le substantif, l'adjectif, l'adverbe, et si le sens de la racine le permet, le verbe (à l'infinitif).
Soit, par exemple, la racine parol, qui exprime l'idée générale de parler. Elle devient successive-
ment le substantif parolo, parole; l'adjectif parola, oral ; l’abverbe parole, oralement ; le verbe à l’infinitif paroli, parler.
La racine vol (vouloir) donne volo, volonté ; vola, volontaire; vüle, volontairement; voli vouloir, etvstetc,
I1 s'ensuit que les 2.000 racines de l’Esperanto étant en quelque sorte multipliées, à priori, par 4, engendrent immédiatement 8.000 substantifs, adjectifs, adverbes et verbes, sans imposer à notre mémoire aucun autre effort que celui de nous rappeler les quatre terminaisons à, e, {, O0, avec la signification affectée à chacune d'elles.
Il en résulte cette autre conséquence que nous ne sommes jamais arrêtés en Esperanto, comme nous le sommes si souvent dans les autres langues par l'absence d'un des termes de la série grammaticale : nom, adjectif, adverbe ou verbe, qu'on s’attendait à voir sortir d'une même racine. Par exemple, le français a ie substantif parole et le verbe parler ; mais il doit demander l'adjectif oral et l’adverbe oralement à une autre racine.
Mais à un autre point de vue, ce qui est merveilleux dans ces terminaisons de l Esperanto, c'est la clarté qu'elles apportent dans l’analyse grammaticale de la phrase. Grâce à elles, en effet, chaque mot se signale pour ainsi dire lui-même au passage, comme s'il disait : « Moi, je suis un nom; moi, je suis un adjectif; moi, je suis un adverbe ; moi, je suis un verbe. >» Aucune autre langue ne présente ce caractère, et c'est pourquoi aucune ne se prête comme l'Esperanto à la traduction immé-
ep —
diate par le seul moyen du dictionnaire, sans exiger aucune connaissance préalable de la grammaire.
Les terminaisons donnent les mots immédiatement dérivés de la racine ; les affixes (préfixes et suffixes) permettent de créer la foule innombrable des mots secondaires qui modifient en différentes façons l'idée générale exprimée par la racine.
Les affixes en Esperanto constituent une sorte de clavier, composé de trente touches environ, à l’aide desquelles on peut diversifier à l'infini le sens des racines, et par conséquent exprimer et pour ainsi dire moduler les plus fines et les plus insaisissables nuances de la pensée.
Donnons-en ici quelques exemples.
Il existe dans toutes les langues des termes qui s'opposent l'un à l’autre et qu’on appelle des contraires; par exemple : grand et petit, fort et faible, amour et haïne, estime et mépris, fermer et ouvrir, etc. Pour rendre ces contraires, le plus souvent notre langue a deux mots totalement différents, de sorte que la connaissance de l’un, par exemple: grand, fort, haut, ne nous dispense pas d'apprendre l'autre : petit, faible, bas. Parfois aussi, nous désignons l’un des contraires à l’aide d'un préfixe ajouté au premier. Exemple: heureux, malheureux ; honnête, malhonnèête; ou encore priser, mépriser ; content, mécontent ; ou encore couvrir, découvrir; obéissant, désobéissant, etc.
En Esperanto, un seul préfixe #1al suffit pour former immédiatement tous les contraires sans exception possible. Exemple : granda, malgranda ;
forta, malforta; amo, malamo ; estimi, malestimi ; fermi, malfermi; honesta, malhonesta ; kovri, malkovri; obea, malobea, etc. etc.
Par l'emploi du préfixe mal, la mémoire se trouve considérablement soulagée, puisque pour toute la série des contraires, il suffit d'apprendre un terme pour en savoir deux.
Voici encore deux affixes d'un usage tout à fait général, ef et eg, le premier diminutif, le second augmentatif. Par exemple : arbo, arbre; arbeto, arbuste ; arbego, arbre de haute futaie. Pluvo, pluie; pluveto, bruine ; pluvego, averse.
D'autres affixes, d'une portée moins générale, semblent plus spécialement affectés à la formation d'une catégorie particulière de mots, soit verbes, soit adjectifs, Soit noms.
Parmi les affixes des verbes, citons ek, ad, ig. Le préfixe £#k sert à marquer une action qui commence ou qui ne dure qu'un moment. Exemple:
flugi, voler; ekflugi, S'envoler; krii, crier ; ekkrii, s'écrier.
Le suffixe ad sert, au contraire, à marquer une action qui sé prolonge ou se répète. Exemple: pañ, tirer un coup de fusil; pafadi, faire une fusillade. Paroli, parler ; paroladi, discourir. — Naturellement ces différents verbes se transforment en noms par le seul changement de 7 en o. Exemple : ehkflugo, essor ; pafado, fusillade ; etc.
Le préfixe ig correspond à l'emploi du verbe français faire devant un autre verbe. Exemple : fari, faire ; farigi, faire faire. Vidi, voir; vidigi, faire voir, montrer, etc. Il équivaut encore à notre verbe français rendre placé devant üun adjectif.
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Exemple : bela, beau; beligi, rendre beau, embelr; pala, pâle ; paligi, rendre pâle, faire pâlir, etc:
Trois suffixes servent principalement à la dérivation des adjectifs: ce sont em (porté à, enclin à); ebl (possible à); ind (digne d’être). Exemple : kredema, enclin à croire, crédule ; kredebla, possible à-croire, croyable; kredinda, digne d’être cru, digne de foi; legema, qui aime à lire; legebla, lisible; leginda, qui mérite d’être lu.
Enfin, la grande majorité des affixes sert à former des noms soit de choses, soit de personnes.
Par exemple, le suffixe 7/ sert à former les noms d'instruments. Exemple: kudrilo, aiguille : flugilo, aile; kombilo, peigne (kombi, peigner) ; plugilo, charrue (plugi, labourer), etc. ; le suffixe ar sert à former les noms des collections d’objets de même espèce. Exemple : arbaro, forêt ; vagonaro, train (de chemin de fer); bovaro, troupeau de bœufs, etc., le suffixe e7 sert à former les noms de lieux spécialement affectés à certains objets ou à certaines opérations. Exemple: lernejo, école (lerni, apprendre); hkuirejo, cuisine (kuïiri, faire cuire) ; porkejo, porcherie; hundejo, chenil (hundo, chien), etc., enfin le suffixe ec sert à former les noms de qualités abstraites. Exemple: boneco, bonté ; grandeco, grandeur ; patreco, paternité, etc.
Parmi les suffixes servant à former les noms de personnes, nous nous contenterons de signaler ul (prononcez oul), ist et estr.
Le suffixe #7 signifie en général une personne caractérisée par une certaine qualité, une certaine action. Exemple: junulo, jeune homme (juna,
jeune) : blindulo, un aveugle (blinda, aveugle) : timulo, un poltron (fimo, peur). etc. Le second, ist, marque la profession, l'occupation habituelle. Exemple : instruisto, instituteur ; kuiristo, cuisinier; kuracisto, médecin (kuraci, traiter un malade), etc. Le troisième, esfr, signifie maître, chef. Exemple : lernejestro, maître d'école ; regnestro, chef d'Etat; #mperiestro, empereur : elefantestro, cornac, etc.
Ces exemples suffisent sans doute à montrer la simplicité en même temps que la fécondité des procédés imaginés par Zamenhof pour multiplier à l'infini les mot du dictionnaire Esperanto.
Il va sans dire que plusieurs affixes peuvent se combiner entre eux et avec les racines, de manière à augmenter encore les ressources du vocabulaire. Exemple : arb-et-aro, bocage ; reg-ist-aro, gouvernement (ensemble de gouvernants); g7andeg-ulo, géant, etc.
Comme le grec et l’allemand, l’Esperanto peut enfin former des mots nouveaux par le simple accolement de deux racines. Exemple : fervoÿo, chemin de fer (fero, fer; vojo, chemin), lumturo, phare (lumo, iumière ; £uro, tour) ; sunfloro, tournesol (suno, soleil ; Jloro, fleur), etc.
La grammaire de l’Esperanto n'est pas moins remarquable que son vocabulaire. Elle est tellement simple et concise qu'elle tient, a-t-on pu dire, tout entière, en seize règles.
Elle est aussi vraiment internationale, en ce sens qu’elle est constituée par les règles communes
à toutes les grandes langues modernes, abstraction faite des règles particulières à chacune d'elles.
Passons rapidement en revue les principales parties du discours :
1° Pas d'article indéfini; un seul article défini, La, absolument invariable. Le père, La patro ; la mère, La patrino ; les parents, La gepatroj.
2° Le nom, caractérisé par la terminaison 0, n'a pas de genre grammatical, Le sexe féminin se marque à l’aide du suffixe zn0. Exemple : bovino, vache ; #rsino, ourse; kuracistino, femme médecin ete.
Le pluriel se forme en ajoutant à la terminaison du nom, la demi-voyelle 7, qui se prononce comme notre y dans yeux. Exemple: /a homo, l’homme ; la homoÿ, les hommes.
3° Les principaux pronoms sont : "11, je, moi; vi,tu, vous ; /4, lui ; #1, nous ; z/1, ils, eux, elles, etc.
Quand le nom ou le pronom est complément direct, cette fonction se marque par l’adjonction d'un n. Exemple: je le vois, m1 vidas lin; il m'appelle, Zi min vokas ; j'aime mon père, mi amas mian patron.
4° La conjugaison du verbe est, en Esperanto, d’une simplicité, d’une facilité vraiment idéale. Tous les verbes, cela va sans dire, sont de la même conjugaison, et il n'y a pas de verbes irréguliers, pas même le verbe être. Cette conjugaison se résume en douze terminaisons, dont six.pour le verbe proprement dit et six pour le participe. Ainsi, le présent de l'indicatif se marque par la terminaison as, la passé par fs, le futur par os, le conditionnel
par ws, l'impératif par #, sans distinction de personnes et de nombre. Exemple : mi kantas, je chante; #2 amas, nous aimons: vi estis, vous étiez, vous fûtes ; /1 donos, il donnera ; n1 volus, nous voudrions ; {li venu, qu'ils viennent. L'infinitif se marque par /. Exemple : kanti, ami, esti, chanter, aimer, être, etc. Les terminaisons des participes actifs sont: ant, int, ont, et des participes passifs: at, tt, ot (présent, passé et futur). Exemple : chantant, kantanta; ayant eu, havinta ; devant venir, venonta; aimé, amata; perdu, perdita, etc.
Nous avons voulu, dans cette thèse, plutôt que de disserter théoriquement sur l'utilité de l'adoption d'une langue internationale en médecine, apporter des documents qui prouvent à quel point les relations médicales internationales sont actuellement gênées par la diversité des langues.
On s'accorde d’ailleurs généralement sur ce point ; mais il n'avait pas été trouvé jusqu'ici de solution satisfaisante pour mettre fin à cette situation regrettable.
Nous avons montré que de tous côtés on commence à chercher cette solution dans l'adoption de l’Esperanto, et nous avons prouvé d'autre part que cette langue permet facilement de traiter des
sujets médicaux. L’exposé qu'on vient de lire de sa constitution, joint aux preuves que nous avons données, achèvera, nous l’espérons, de convaincre de la bDossibilité de son adoption comme langue auxiliaire internationale en médecine.