‹ Utilité Et Possibilité De L'adoption D'une Langue Internationale Auxillaire En MédecineChapitre 10 sur 24 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

rait les conclusions et les résolutions que comportent ces discussions, |

« Je prends la liberté de faire la proposition suivante :

« Que, dans un avenir plus ou moins prochain, on adopte pour la discussion dans les sections du Congrès la nouvelle langue universelle Esperanto, afin que tout le monde puisse comprendre et s'entendre sur le terrain de la science. — Comme la science, est partout, uneheétuseule jemcrois Aque.de même la langue scientifique doit être unique, et je suis convaincu que la réalisation de ce desideratum marquerait un réel progrès scientifique. »

Cette proposition ne put être discutée au congrès, parce qu'elle avait été irrégulièrement présentée, les propositions discutées et adoptées au préalable dans les sections pouvant seules, d’après l’article [° du règlement, être présentées à la commission permanente et ensuite au congrès. (!)

Des vœux analogues ont été souvent exprimés au cours de ces dernières années dans les congrès internationaux, où le besoin d'une langue auxiliaire internationale se fait de plus en plus vivement sentir.

Déjà en 1808, la Filiale d'Odessa de la Société

(1) Comptes rendus du XIV* Congrès International d'Hygiène et de Démographie (Berlin, 23-29 Septembre 1907), 1 volume, p. 275. (Communiqué par le D' Szczepan Mikolajski, de Lwôw (Pologne autrichienne).

« Espero » de St-Pétersbourg adressait au D' Lannelongue, président du congrès médical international de Paris (1900), une demande, dont nous avons cité quelques passages, tendant à ce que l’Esperanto soit admis au Congrès au même titre que les autres langues officielles.

L'important Congrès des Employés, tenu à Londres en 1905, ressentant comme les congrès scientifiques, les difficultés sans nombre causées par la diversité des langues, a émis le vœu suivant, d'autant plus significatif qu'il s'appuie sur l’impossibilité pratique d'apprendre plusieurs langues étrangères où sont beaucoup de gens pouvant avoir intérêt à prendre part à des congrès internationaux :

« Considérant que la connaissance des langues étrangères est devenue indispensable aux employés; que cette connaissance exige une étude difficile qui les empêche de se les assimiler ; que les relations internationales tendent à s'étendre de plus en plus; et qu'il y aurait un immense avantage à adopter une langue auxiliaire commune, qui supprimerait la grande perte de temps et la fatigue qu'occasionnent les traductions dans les réunions internationales,

«Pet tCongres émet.le veu:

« Que l'Esperanto soit adopté comme langue officielle dans tous les congrès internationaux futurs ; que les diverses fédérations participant au Congrès de Londres agissent aussi énergiquement que possible pour que leurs gouvernements respectifs inscrivent l'Esperanto parmi les langues à enseigner dans les établissements d'instruction du premier et

du deuxième degré; que les sections fédérées soient engagées à fonder, partout où‘il n'en existe pas encore, des groupes espérantistes chargés de propager l'idée de l'Esperanto parmi les adultes. »

Citons encore le vœu des Pharmaciens, au III Congrès Universel d'Esperanto (Cambridge 1907):

« En raison des relations faciles que procure la langue Esperanto, il est à souhaiter que, pour le prochain Congrès International de Pharmacie , cette langue soit admise au même titre que les langues nationales. Il est à souhaiter également que chaque Etat envoie à ce futur congrès des délégués officiels (comme vient de le faire le gouvernement belge à propos du Congrès d'Esperanto de Cambridge), et que l’un au moins de ces délégués officiels soit désigné dans chaque Etat parmi les pharmaciens connaissant l’Esperanto. »

De nombreux congrès ont exprimé récemment des vœux analogues. Voici la liste de ceux qui, à notre connaissance, ont recommandé ou admis l'emploi de l'Esperanto :

Congrès de la ZLigue Française de l'Enseignement (Lyon, 25-28 Septembre 1902).

Congrès d’Aulomobilisme (Paris, Juin 1903).

Premier Congrès international des Peintres en Bâtiment et Enseignes (Grenoble, Septembre 1904). Premier Congrès international de Physiothérapie (Liège, 11-15 Août 1005).

Troisième Congrès international de la Libre Pensée (Paris, 4-7 Septembre 1905).

Premier Congrès international de l'Expansion Economique Mondiale (Mons, 24-28 Septembre 1905).

Congrès des /nstituteurs (Liège, 1903).

Congrès Socialiste (Châlon-sur-Saône, 1905).

Congrès des Ouvriers Peinires (Saint-Quentin, 1905).

Premier Congrès international des Æmployés (Londres, Avril 1906). |

Premier Congrès national des Sociétés Espagnoles de Jeunes Gens Socialistes (Bilbao, Avril 1906).

Congrès des Travailleurs de la Céramique (Juillet 1906).

Congrès international de l'Union des Sociétés d'Activité Chrétienne (Genève, Août 1906).

Congrès de la Fédération Dentaire Internationale (Genève, Août 1906).

Quatrième Congrès français de la Paix (Lyon, 15-18 Août 1906).

Congrès des Chapeliers (Septembre 10906).

Congrès d'Arniens (Octobre 1906).

Congrès international des Arfistes Musiciens (Milan, 1906).

Congrès international des Æfudiants (Bordeaux, 1907).

Seizième Congrès Universel de la Paix (Munich, 9-14 Septembre 1907).

Douzième Congrès international pour le Repos du Dimanche (Munich, 26-30 Septembre 1907).

Congrès des Diamantaires (Amsterdam).

Congrès international Antialcoolique (Stockholm, Septembre 1907).

Congrès des Sociétés Wurtembergeoises de la Paix (Esslingen, Octobre 1907).

Congrès de l'Union Cycliste Espagnole (1908).

Congrès des Associations de Commerçants el Industriels de France (Le Puy, 1908).

Parmi ces différents congrès, celui d'Activité Chrétienne a consacré toute une séance à des rapports sur l’Esperanto ef en Esperanto: celui des Artistes Musiciens a adopté l'Esperanto comme langue officielle des communications écrites ; celui des Associations de Commerçants et Industriels de France a voté un ordre du jour tendant à ce que l’Esperanto soit compris dans les programmes de l'Enseignement officiel; celui enfin de Physiothérapie, qui nous intéresse plus particulièrement et qui avait admis l'Esperanto comme langue officielle, a entendu une communication du D' Krikortz, de Stockholm, faite dans cet idiome, le suédois n'étant pas plus admis à ce congrès international qu'il ne l'est en général à la plupart des autres.

Le D' Krikortz nous écrit à ce sujet

« Je n'ai pas rencontré de difficulté pour rédiger et présenter ma communication en Esperanto, car l'Esperanto était officiellement admis avec les autres langues. L'article 8 du règlement était ainsi conçu : « Les langues admises au Congrès sont le français, le flamand, l’allemand, l’anglais et l’Esperanto. Autant que possible il sera fait, par les soins des secrétaires, un résumé en langue française des discours prononcés dans une autre langue ».

« La langue italienne fut aussi ensuite admise, comme l'indique le Moniteur du I Congrès International de Physiofhérapie (28-6-1905) « À la demande du Comité Italien, et vu la partici- pation active de l'Italie au Congrès, la langue italienne sera comprise dans les langues admises par le règlement ».

« Je crois aussi que l'espagnol a été de même ultérieurement admis. Je n'en ai pas un souvenir très net, mais il me semble bien avoir entendu aussi de l'espagnol au milieu de la confusion babélique.

& J'arrivais du Congrès Espérantiste de Boulogne-sur-Mer, où tous les congressistes s'étaient facilement compris, et le contraste était pour moi d'autant plus vif de prendre part à des réunions où la majorité des membres ne pouvaient se comprendre que partiellement et difficilement. Il faut supposer que le plus grand nombre des congressistes devaient au moins comprendre un peu le français, mais le petit résumé des communications fait en français était absolument insuffisant.

« Après la lecture de ma communication dans une des sections du congrès, il fut demandé à mes auditeurs s’il était nécessaire d’en faire le résumé en français. La réponse fut négative, et j'ai donc lieu de croire que j'avais été compris ». (!)

Cette dernière phrase du D' Krikortz étonnera peut-être, si l’on songe qu'aucun de ses auditeurs sans doute ne savait l’Esperanto.

Elle n'a cependant rien qui doive étonner.

La constitution de l'Esperanto est en effet telle, que tout européen d'instruction moyenne peut comprendre à première vue et sans étude préalable le sens général d’un texte rédigé dans cette langue, — propriété extraordinaire en apparence, qui tient à la façon dont a été fait le choix des radicaux : par une sorte de «suffrage univer-

(1) Traduit de l'original en Esperanto.

sel > entre les racines des diverses langues européennes selon leur degré d'internationalité.

L'Esperanto n'étant pas une création arbitraire, mais une synthèse des différents idiomes européens, chaque peuple y reconnaît immédiatement un très grand nombre de mots, ce qui, avec l'extrême simplicité de sa grammaire (16 règles ne comportant pas d’exceptions), en rend l'acquisition des plus faciles.

« Il est si facile à apprendre, dit Tolstoï dans une lettre publique, qu'ayant reçu, il v a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles en cet idiome, j'ai pu arriver au. bout de deux petites heures, sinon à écrire, du moins à lire couramment la langue.» Et le grand écrivain conclut : « Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude, son tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut pas se refuser à faire cet essai ».

Pour que l’on puisse juger de cette facilité en mème temps que de l’aisance avec laquelle l'Esperanto permet de traiter les sujets techniques médicaux, nous donnons ici le texte même du rapport présenté par le D' Krikortz au Premier Congrès International de Physiothérapie, premier document sans doute de cette espèce.

On se rendra compte, en comparant l'original à sa traduction française, qu'il n y a rien de trés étonnant à ce que les auditeurs aient pu en comprendre le sens général aussi bien, et peut-être mieux, qu'à l’aide d’un petit résumé en français.

Que l'on veuille bien excuser l'inélégance

inévitable de certains passages de la traduction, dans laquelle nous nous sommes efforcé de suivre, du plus près possible, le texte esperanto et où il nous est arrivé plus d'une fois, malgré la richesse de notre langue, de ne pas trouver d'expression satisfaisante et rendant exactement le sens de l'original.

Nous ferons enfin remarquer que l'Esperanto possède sa prononciation propre, différente en certains points de celle du français, et qu'en le prononçant à la française, on lui donnerait, comme à toute langue incorrectement prononcée, un son plus ou moins désagréable, au lieu de la douceur et de l'harmonie qu'il possède et qui le font ressembler à l'italien et à l'espagnol (').

(1) Les lettres conservent toujours le même son : e n'est jamais muet et se prononce 6; 4 se prononce ow; à se prononce ou bref, comme dans Raoul; j se prononce comme y dans veux ou / mouillé dans caille, (et non comme le y français); c se prononce comme /s dans /sar; g est toujours dur comme dans gant; h est toujours aspiré ; s est toujours sifflant comme dans sur; m et n ne se confondent jamais en un son nasal avec la lettre qui les précède : an se prononce ann’ (et non an), em se prononce em (et non an comme dans embléme), etc; € se prononce {ch comme dans {chèque ; £ÿ comme dj dans adjudant; 3 comme le 7j français dans Jour; $ comme c# dans chal; hk, qui ne se rencontre que très rarement, se prononce comme le c* allemand ou le 7 espagnol. Toutes les autres lettres se prononcent comme en français. Enfin, remarque très importante, l'accent tonique est toujours sur l’avant-dernière syllabe,

Pri la kuracado per varmo.

Inter la fizikaj kuraciloj la altigita temperaturo ludas gravan rolon kaj emas ampleksi pli kaj pli multajn regionojn en la medicino.

Ci-okaze mi volas iom paroli pri gia bakterimortiga ebleco ‘en kelkaj malsanoj, antaüe malfacile sanigitaj per kemia] iloj.

Unu el tiu]j malsanoj estas la Sankro, ulcus venereum simplex. La unuaj provoj per varmo sanig1la Sankron estis farita) jam en la 1880-a jardeko kaj eê pli frue de Benoit, Hebra, Simmons, Aubert, Lormand, Arnazon kaj Vigneron kaj alia)j, sed vere praktika metodo unue estis elpensita de P-ro Edvard Welander, Cefkuracisto Ce la malsanulejo St-Goran en Stockholm, kiu ni nun Suldas kuracilon multfoje pli efikan ol Ciuj aliaj. (La metodo de Audry eble egalas en certaj cirkonstancoj. Dum siaj unuaj provo]j li nenion sciis pri siaj antaüuloj, kaj lia metodo tiel estas tute originala).

al

Li estis alkondukita al gi dum sia penado en la jaro 1892

Sur la médication par la chaleur.

Entre les agents physiques, la température élevée joue un rôle important et tend à embrasser des régions de plus en plus nombreuses dans la médecine.

Je veux parler un peu ici de son pouvoir bactéricide dans quelques maladies difficilement guéries auparavant par des agents chimiques.

Une de ces maladies est le chancre, ulcus venereum simplex. Les premières tentatives pour guérir le chancre par la chaleur avaient été faites déjà en 1880-1890 et même plus tôt par Benoit, Hebra, Simmons, Aubert, Lormand, Arnazon et Vigneron et d’autres, mais une méthode vraiment pratique a été imaginée pour la première fois par le Professeur Edvard Welander, médecin en chef de l'hôpital St-Goran à Stockholm à qui nous devons maintenant un traitement beaucoup plus efficace que tous les autres.

(La méthode d’Audry l’égale peut-être en certaines circonstances. Pendant ses premiers essais 1] ne savait rien de ses prédécesseurs, et sa méthode est nelle).

Il y avait été conduit en s'efforçant en l’année 1892 de

ainsi tout-a-fait person-

sanigi virusan bubonon, kiu spitis dumonatan kuracadon.

Li tiam memoris kelkajn eks-

perimentojn faritajn de W.

Bæcx en la jaro 1872, kiu pruvis la mortigan influon de varmo je la Sankra viruso (aù je la sifilisa laù Bæcx, kiu ja estis dualisto). Welander ankaü vidis kelkajn okazojn de 8ankro, kiuj propramove sanigis dum sufiée alta febro intervenanta.

Apogante je bakteriologia) eksperimentoj Kkaj praktika) spertoj, WELANDER ellaboris sian metodon, kiun li jam havis okazon priparoli dum la dua internacia kongreso dermatologia en Wien 1892 (Verhand- Jlungen).

Liuzas kiel varmigilon akvon tiom varmigitan, ke &1 donas al la ulcero temperaturon de 4: gradoj Celsiaj. La akvon li trafluigas tra plumbaj flekseblaj tuboj de malgranda diametro, kiuj povas formigi laù Giuj eblaj suprajoj kaj anguloj (tuboj de Leiter).

Post purigo de l’ulcero, se bezone per skrapilo (laü PETER- SEN) kaj per fortondo de la randoj subfositaj, oni metas sur l’ulceron malgrandajn pecojn da kotono trempitajn en varman akvon kaj ilin premas precize

guérir un bubon virulent qui persistait en dépit d'un traitement de deux mois. Il se rappela alors quelques expériences faites en 1872 par W. Bæck, qui prouva l'influence destructrice de la chaleur sur le virus chancreux (ou syphilitique suivant Bæœck, qui d’ailleurs était dualiste). Welander aussi observa quelques cas de chancre qui guérirent d'eux-mêmes pen-

dant une assez forte fièvre intercurrente.

S'appuyant sur des expé-

riences bactériologiques et sur des essais pratiques, Welander éläbora sa méthode dont il eut déjà l’occasion de parler lors du deuxième congrès international de dermatologie à Vienne 1892 (Verhandlungen).

Il emploie comme agent thermique de l’eau suffisamment chauffée pour donner à l’ulcération une température de 41 degrés Celsius. Il fait passer l’eau à travers des tuyaux de plomb flexibles de petit diamétre, qui peuvent prendrela forme de toutes les surfaces et angles possibles (tubes de Leiter).

Après nettoyage de l’ulcération, au besoin à la curette (d'après Petersen) et par l’excision des bords décollés, on y met de petits morceaux de coton trempés dans de l'eau chaude et on les applique

ÿi. Poste la tutan

al Ciuj partetoj de oni Cirkaüas ekz.

membron per kelkaj tavoloj da trempita kotono, vindas la tubeton Cirkaù £&i, Cirkaumetas ankoraü tavolon da malseka kotono kaj kovras laste la tuton per gutaperka Stofo. Tia bandago estas Sangata trifoje en la tago por doni al la paciento okazon urini, ktp.

La akvo estas varmigata en aparato elpensita de D-ro BERLIEN Kaj de li nomita hidrotermostato. La aparato konsistas elkupraakvujo kun konduko) por akvo kaj gaso Kkaj kun aütomataj reguligiloj por ambaü. La alveno de la gaso al bruliloj de Bunsen laüigas en hidrargaj termometroi reguligaj kaj l’alfluo de l’akvo per naga klapo (t).

Per la reguliga termometro donante al la akvo en l’akvujo la temperaturon de 50° C. oni atingas apud la ulcero 41° C., Kaj tiu estas konstanta dum tempo kiu ajn. Per unu aparato

(1) Tiu êi aparato estas fabrikata de la instrumentisto Alb. Stille en Stockhoïm. La kosto estas por granda aparato 244 franKoj ; por malgranda aparato kun unu reguligilo 173,50 franko)j.

kun du reguligiloj

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