EX
exactement sur toutes les parties. Ensuite on entoure par le membre tout entier de couches de coton trempé, on enroule le tube autour de lui, on l'entoure encore d'une couche de coton humide et:on couvre enfin le tout d’une étoffe en guttapercha. Ce pansement est changé trois fois par jour, pour donner au patient l’occasion d'uriner, etc. :
L'eau est chauffée dans un appareil inventé par le D' Berlien et nommé par lui hydrothermostat. L'appareil consiste en un réservoir de cuivre avec des conduits pour l'eau et le gaz et des régulateurs automatiques pour l’un et l'autre.
L'arrivée du gaz aux brûleurs de Bunsen dépend de thermomètres régulateurs à mercure et l’arrivée de l’eau est réglée par un robinet à flotteur (!).
Au moyen du thermomètre régulateur, en donnant à l’eau dans le réservoir la température de 50° .C., on atteint auprès de l’ulcération 41° C., et cette température reste con-
quelques
(1) Cet appareil est construit par le Alb. Stille Stockolm. Le prix est, pour un grand appareil régulateurs, 244 francs ; pour un petit, avec un seul régulateur, 173,50 frs.
fabricant d'instruments à
avec deux
oni povas kuraci samtempe du malsanulojn.
Post mallonga tiela kuracado la ulcero prezentas tute alian eksterajon. Jam post dek horoj la flava fundo malaperis, post unu tago ê1 $ajnas pura kaj komencas plenigi, la infiltracio] éirkaüantaj malaperis kaj la sekrecio preskaü tute cesis. Post du tagoj la virusa ulcero estas kun maloftaj esceptoj tute purigita kaj Sangigis en ulceron plenigantan per malgrandaj sangemaj granulacio;.
Gi komencas jam sanigi. Se la ulcero tamen estis granda kun multaj subfositaj randajoj, ekz.
en granda virusa bubono, povus okazi Ke ia parteto ankoraü sin montras suspekta. Tiaokaze oni estu prudenta daürigi la kuracadon ankoraü dum unu tria tago, por ne devigi rekomenci poste. Dauürigo ankaü, se al tio oni havas tempon, akcelas la saniÿon de pura ulcero. Post éeso de la varmokuracado oni daurigas per ia pulvoro, ekz. dermatolo.
stante pendant quelque temps que ce soit. À l’aide d'un seul appareil on peut traiter deux malades.
Après un emploi peu prolongé d'une telle médieation, l’ulcération présente un tout autre aspect. Déjà après dix heures le fond jaune a disparu ; après un jour il paraît propre et commence combler ; les infiltrations ont disparu et la sécrétion a presque entièrement cessé. Après deux jours l’ulcération virulente est, sauf de rares exceptions, tout-à-fait nettoyée, et s’est changée en une ulcération en train de se remplir de petites granulations qui saignent facilement. Elle commence déjà à guérir. Si pourtant l'ulcération était considérable avec de nombreuses anfractuosités décollées, p.ex. dans un srand bubon virulent, il pourrait arriver que quelque petite partie se montre encore suspecte. Dans ce cas qu'on ait la prudence de continuer encore le traitement pendant un troisième jour, pour n'être pas obligé de recommencer plus tard. Cette continuation, si on en le temps, accélère aussi la guérison de l’ulcère nettoyé. Après
à se voisines
cessation du traitement par la chaleur, on continue par l'emploi de quelque poudre,
p. ex. le dermatol.
La paciento povas forlasi la malsanulejon Kkaj sin kuraci hejme.
Sed por tiel bona rezultato necese ke la varmo efektive atingu la ulceron. Tio ne okazas tra la haüto, kiu malbone kondukas la varmon.
Pro tia kaüuzo estas necese, kiel diris, ke fortondu randojn subfositain.
Same oni ne povas kuraci ulcerojn kaë$itajn sub la prepucio en la okazoj de fimozo. Tiam oniestas devigata uzi alian metodon nome per varma;j lavado).
Maldika katetro, kiu kondukas la akvon el supre pendigita vazo estas en$ovita en la spacon prepucian. Tra tiu oni trafluigas akvon la vazo temperaturon de éirkaü 45° C.
paciento devas dum la lavado Kkunpremi la meatus præputit, por ke éiuj partoj estu atingitaj de la akvo. Se plu li havas ragadajn $ankrojn, li ankaü devas trempi la memen varman akvon. La lavado devas farigi per almenaü unu litro éiuhore. Post kelkaj tago], la prepucio povas retirigi. La ulceroj tiam komencas purigi aù estas eê jam sanigitaj. Kelkafoje oni devas daürigi per la tubetoj kiel supre priskribite.
estas,
mi antaue oni
havantan en
bron
Le patient peut quitter l’hôpital et se traiter chez lui.
Mais pour un si bon résulrat, il est nécessaire que la chaleur atteigne effectivement l'ulcération. Cela n’a pas lieu à travers la peau qui conduit mal la chaleur. C’est pour cette cause qu'il est nécessaire, comme je l'ai dit antérieurement, d’'exciser les bords décollés.
De même on ne peut traiter des ulcérations cachées sous le prépuce dans les cas de phimosis. On est alors obligé d'employer une autre méthode, celle des lavages chauds. Un mince cathéter, qui conduit l'eau d’un vase suspendu est glissé dans l’espace préputial.
On y fait couler de l’eau ayant dans le vase une température d'environ 45° C. Le patient doit pendant le lavage comprimer le #meatus præœputii, pour que toutes les parties soient atteintes par l’eau. S'il a de plus des ragades, il doit tremper tout le membre dans l’eau chaude. Le lavage doit employer au moins un litre par heure. Après quelques jours le prépuce peut se retirer.
Les ulcérations commencent alors à se nettoyer, ou sont même déjà guéries. Quelquefois on doit continuer à l’aide des petits tubes, comme ïl a été ci-dessus décrit.
La metodo egale povas uzigi por multenombraj, diverslokaj, diversformai, fagedena) aû gangrenaj $ankroj nur je unu kondiéo, ke la varmo povu atingi Ciujn partetojn, éiujn angulojn deili; kaj tiun kondi- Con ne estas malfacile plenumi, se bezone per operacietoj. Eë& mi vidis kuracigi kun la plej bona rezultato Sankrojn la malsupra parto de la rektintesto. Nur la $8ankroj en la uretro povas iafoje starigi malhelpojn nevenkeblajn. Oni tiam devigas krome uzi bacilojn jodoformajn.
en
La profito por la paciento de tia rapida kaj certa metodo detrui la virusecon de la $8ankro estas evidenta. La restado en la malsanulejo estas kun varmometodo por $ankroj sen komplikajoj nur la kvarono de la
tempo, kiun postulas aliaj metodoj.
Alia profito, eble la plej
granda;, estas la cirkonstanco, ke per la varmometodo la paciento preskaü certe evitos bubonon, se tian li ne havis en la komenco de la kuracado.
La apero de bubono ja dependas de la viruséco de la ulcero kaj post la detruiÿo de la viruso, per la varmo pli rapide ol per ia alia kuracilo okazinta,
La méthode peut également être mise en usage pour des chancres multiples, disséminés, polymorphes, phagédéniques Où gangréneux, à une seule condition, c'est que la chaleur puisse atteindre toutes leurs parties, tous leurs recoins, et cette condition n'est pas difficile à remplir, au besoin par de petites opérations. J'ai méme vu guérir, avec le meilleur résultat, des chancres de la partie inférieure du rectum.
Seuls les chancres de l’urèthre peuvent parfois opposer des difficultés invincibles. On doit alors en outre employer des crayons d’iodoforme.
Le profit pour le patient de cette façon rapide et certaine de détruire la virulence du chancre est évident. Le séjour à l’hôpital estavec le traitement par la chaleur, pour des chancres sans complications, seulement le quart du temps qu'exigent d’autres méthodes.
Un autre profit, peut-être le plus grand, est cette circonstance, que par la chaleur le patient évitera presque certainement le bubon, s’il n’en avait pas au début du traitement.
L'apparition du bubon dépend en effet de la virulence de l’ulcération, et après la destruction du virus, effectuée plus rapidement par la chaleur que
nenia bubono povas disvolvigi.
Sed la bubono estas ja la plej timinda sekvo de la $ankro.
Vera kontraüindiko kontraü la metodo ne ekzistas. Gi kaüzas nur iafoje unu malagrablajon, eviteblan per zorgemo
dum la uzado de la metodo, nome brulajn vezikojn sen signifo. Kompreneble, la uzo
de la metodo estas limigita al la malsanulejo.
Mi jam diris, ke ankaù alia) esploristoj provis per varmo kuraci la Sankron. Precipe üli
proponis, kiel AUBERT Kkaj LorMAND, daürajn varmegajn banojn. La rezultatoj tamen
estis nesufiéaj kaj ankaù ne senriskaj. Dum tia bano ekz.
estus necese meti malvarmajn kompresojn sur la kapon, doni korfortigilojn Ktp. pro timota sinkopo.
Nur per unu alia metodo, tiu de Aupry, publikigita en la jaro 1896-a, oni povas atingi bonajn eê bonegajn rezultatojn.
Laù tiu êi metodo oni varmigas la antaüe skrapile purigitan ulceron per termokaüterizilo.
La platina finajo, hejtigita gis rugeco, estas tenata dum dekkvin sekundoj irkaüe 4 mm.
super la ulcero. Oni devas eviti
par tout autre agent, aucun bubon ne peut se développer. Or le bubon est certainement la suite la plus redoutable du chancre.
De véritable contre-indication à “la méthode, “ilMen'en existe pas. Elle ne cause que parfois un désagrément évitable avec du soin pendant l'emploi du traitement, des phlyctènes de brûlures insignifiantes. On le comprend, l’emploi de cette méthode est limité à l'hôpital.
J'ai déjà dit que d’autres expérimentateurs avaient essayé de traiter le chancre par la chaleur. Ils ont surtout proposé, comme Aubert et Lormand, des bains très chauds prolongés. Mais les résultats ont été insuffisants, et même non sans risques. Pendant un un tel bain p. ex. il serait nécessaire de mettre des compresses froides sur la tête, de donner des cordiaux, etc., de crainte d'une syncope.
C’est seulement par une autre méthode, celle d’Audry, publiée en l’année 1896, qu'on peut atteindre de bons et même d'excellents résultats. D'après cette méthode, on chauffe avec un thermocautère l'ulcération préalablement ‘nettoyée à la curette. L’extrémité en platine, chauffée au rouge, est tenue pendant quinze secondes envi-
krustiSon, kiu nur malhelpus la atingeblecon de la varmo al la subaj partoj. Pli bone laü bezono ripeti la operacieton.
Tiu é€i metodo estas efektive kaj rapide mortiga al la bacilo deDucrey a meza kuraca tempo per la nura radiigo sen samtempa uzo de ia pulvoro estas laù MozLer kaj MÜLLERN- ASPEGREN (Therapeutische Studien über ulcus molle en Festschrift gewidmet Moritz Kaposi 1900) 2-8 tagoj. Sed la metodo estas iom limigita. Por granda) $iritaj ulceroj gi estas tre klopoda eê malprospera, ka) precipe por la ulceroj bubonaj la metodo de WeLaNDer multe superas.
Sed ankaü al aliaj kuraca)j celoj oni povas uzi la metodon de WELANDER. Diversaj bakterioj, kiuj incitas ulcerojn estas detrue influataj per la varmo.
Tiel oni povas ekzemple kuraci syphilides érosives, paplojn mukmembranajn ege sekreciantajn (kiuj farigas puraj dum paro da tagoj), ulcerojn gumajn ktp.
Ankaù uwlcus chronicum anti-
SI
ron à 4 mm. au dessus de l’ulcération. On doit éviter la formation d’une croûte qui ne ferait que gêner l’accés de la chaleur dans les parties sousjacentes. Il vaut mieux, au besoin, répéter la petite opération. Cette méthode est effectivement etrapidement mortelle au bacille de Ducrey. Le temps moyen du traitement, rien que par la chaleur rayonnante, sans usage simultané d'aucune espèce de poudre, est suivant Moller et Müllern-Aspegren (Therapeutische Studien über ulcus molle dans Festschrift gewidmet Moritz Kaposi 1900) de 2 à 8 jours. Mais la méthode est un peu limitée. Pour de grandes ulcérations déchiquetées, elle est très difficile, impuissante même, et surtout pour les ulcérations buboniques la méthode de Welander est de beaucoup supérieure.
Mais on peut encore employer la méthode de Welander pour d’autres buts thérapeutiques. Diverses bactéries qui déterminent des ulcérations, sont fatalement influencées par la chaleur. C’est ainsi qu'on peut par exemple traiter les syphilides érosives, les plaques muqueuses à sécrétion excessive (qui deviennent propres en une couple de jours), les ulcérations gommeuses, etc. De même
cruris povas tute purigi eê post unu tago.
Muilte pli signifa tamen estas la kuracado de erpes malsano ofte tre malfacile sanigebla per alia] iloj. WELANDER priskribis siajn esplorojn pri tio en artikolo :
Einige Versuche, Herpes Tonsurans capillitit (trichophytte) mit Warme ju behandeln (Festschrift gewidmet Moritz Kaposi, 1900) kaj poste havis kelkajn okazojn Kkonstati la prosperan efikon de la metodo.
La okazoj ne estis multaj, Car en Svedujo tiu malsano estas sufiée malofta, sed ïili estis pruvecaj kaj tute konformaj al la teoriaj eksperimento;.
LOnSuTans,
La kulturajaj provoj farigis per unu, kaj tutan tempon la sama, speco de érichophyton megalosporon. La frichophyton microsporon ne trovigis en iu el la okazoj. Sed laüu sciigoj ekz. de BALzER (Semaine médicale, la 20/12 1899) oni povas supozi, ke ankaü la specoj de tu &i influiÿgas per la varmo.
BALZER priparolas okazon de trichophyton microsporon Audouini, sanigitan dum intervenanta febro tifojda. Certe estas, ke la trichophyton microsporon ne toleras tempera-
l'ulcus chronicum anticruris peut se déterger entièrement même en une seule journée.
Beaucoup plus significatif encore est le traitement de l'herpes tonsurans, affection souvent très difficilement guérissable par d'autres moyens.
Welander a décrit ses recherches sur ce point dans un article: Einige Versuche, Herpes Tonsurans capillitit (trichophytie) mit Warme ju behandeln (Festschrift gewidmet Moritz Kaposi 1900) et eut ensuite quelques occasions de constater l’heureuse efficacité de la méthode.
Les cas n’ont pas été nombreux, car en Suède cette affection est assez rare, mais ils ont été concluants et tout-à-fait conformes aux expérimentations théoriques.
Les essais de culture ont été faits sur une espèce, — et tout le temps sur la même, — de érichophyton megalosporon.
Le érichophyton microsporon ne s’est trouvé dans aucun des cas. Mais d’après les rensei-
gnements del Balzenip ex!
(Semaine Médicale, le 20/12 1899) on peut supposer que
ces espèces sont aussi influencées par la chaleur. Balzer parle d’un cas de #richophyton
microsporon Audouini guéri pendant une fièvre typhoïde intercurrente. Il est certain
turon de 45° C. Forta kulturajo, metita en termostaton je 45° C.
ne donas novajn koloniojn post 24 horoj. Ankaù temperaturo) malpli altaj, &is 41° C., malhelpas la kreskadon de la fungo, sed nur dum pli longa tempo, gis 8 tagoj.
En la sama maniero sin montras, ke la kuracado per varmo nur je 41° C. donas nesufiéajn rezultatojn, sed altigita gis 45° C., la varmo estas ege efka.
Post raziÿgo de la haroj oni metas sur la kapon kotonajn kompresojn trempitajn en akvon {aû pli bone en solvañon 5 °/,-an de kalciumbisulfito), poste la tubetojn kun la bandago. La kuracado daürigas tri tagojn, kio plej ofte sufiéas. Sed pli prudente estas refari tiun kuracadon unu aù du fojojn plu post tago de ripozo. Oni tiam vane provos igi kulturajon el haro)j eltiritaj. Mikroskope oni do devas trovi la fungon en la haro, sed ÿi estas mortigita.
Mi jus diris, ke pli bone estas uzi bisulfitan solvajon ol puran akvon. Eksperimentoj montras, ke tiu ankaü detruas la fungon,
que le trichophyton microsporon ne supporte pas une températuresdems CN Une forte culture mise dans une étuve à 45° ne donne pas de nouvelles colonies après 24 heures. De moins hautes températures, — jusqu’à 41° C. — empêchent aussi le développement du champignon, mais seulement après un plus long temps, jusqu'à 8 jours.
De la même manière se démontre que le traitement par la chaleur seulement à 41° C. donne des résultats insuffsants, mais élevée jusqu’à 45° C. la chaleur est extrêmement efficace.
Après rasement des cheveux on met sur la tête des compresses de coton trempées dans de l’eau (ou mieux dans une solution à 5°, de bisulfite de calcium), ensuite les petits tubes avec le bandage. Le traitement est continué trois jours, ce qui suffit le plus souvent. Mais il est plus sage de refaire ce traitement une ou deux fois encore après un jour de repos.
On tentera vainement alors d'obtenir des cultures avec les cheveux arrachés. Au microscope on doit trouver le champignon dans le cheveu, mais il est mort. Je viens de dire qu'il est mieux d'employer une solution de bisulfite que de
kaj ke la iloj helpas unu la alian.
Oni povus supozi, ke ankaü favus estus Kuracebla per varmo. ZinssER priparolïs en la jaro 1904-a kelkajn provojn koncerne tion. Estas do eble laü eksperimentoj faritaj en St-Goran per varmo plibonigi tiun malsanan staton, sed ne daüri ÿgin sanigi. Au Achorion Schænleinii ne estas same influata per varmo kiel érichophyton tonsurans, aù tio dependas de la malsama kreskmaniero de la du fungo].
Estus tro amplekse nun paroli pri éiuj partoj de la medicino, kie la varmo estas uzebla por efika terapio. Aliparte mi preteriras la vastan regionon de la reumatismo, nur rimarkinte, ke en la malsanulejo St-Goran la metodo de WELANDER tre prospere uzigis en kelkaj okazoj de artritoj gonoreaj. Pri tio oni krome havas sufiéan sperton el la uzo de la aparatoj de TALLERMAN, BIER K. a.
Finante mi nur volas tuêi la kuracadon de alia grava malsano, l’erizipelo. En la septembra numero, jaron 1904-an,
l'eau pure. Des expériences montrent qu'il détruit aussi le champignon et que les deux agents s’aident l’un l’autre.
On pourrait supposer que le favus aussi est guérissable par la chaleur. Zinsser a décrit en 1904 quelques essais concernant ce point. Il est donc possible d’après les expériences faites à St-Goran d'améliorer par la chaleur cette affection, mais non d'arriver à la guérir.
Ou bien l'Achorion Schænleinii n'est pas autant influencé par la chaleur que le éfrichophyton tonsurans, où bien cela dépend d'un mode de développement différent des deux champignons.
Il serait excessif de parler maintenant de toutes les parties de la médecine où la chaleur est utilisable pour une thérapeutique efficace. D'autre part, je passe sur le vaste terrain du rhumatisme, faisant seulement remarquer qu'à l'hôpital de St-Gorand la méthode de Welander a été employée très heureusement dans quelques cas d’arthrite blennorrhagique.
On a d’ailleurs là-dessus une expérience suffisante par l'usage des appareils de Tallerman, de Bier et d’autres.
En terminant, je ne veux qu'effleurer le traitement d’une autre grave affection, l’érysipéle. Dans le numéro de septem-
de Internacia Scienca Revuo, pô. 281-a, mi legis artikolon de D-ro Verjcrer : Nova kuraca metodo de l’erizipelo, kie li priskribas provon faritan en 63 okazoj kuraci per varmo radianta. La bonajn rezultatojn per lia metodo mi povis konfirmi en kelkaj okazoj, kie mi gin provis. Kaj mi estas certa, ke venonta sperto ne malkonfirmos la efikecon.
Laü mia opinio ni ankoraü nur estas en la komenco de la uzebleco de la varmo por terapiaj celoj kiel koncerne aliajn fizikajn kuracilojn generale.
bre, année 1904, de {ntfernacia Scienca Revuo, p. 2871, j'ai lu un article FD MA Ve tele:
Nouvelle méthode de traitement de l’érysipèle, où il décrit des essais de traitement par la chaleur rayonnante, ayant porté sur 63 cas. Les bons résultats de sa méthode, j'ai pu les confirmer dans quelques occasions où je l'ai essayée. Et je suis certain que l'expérience à venir n’en démentira pas l’efficacité.
À mon avis, nous ne sommes qu'au début de l'emploi de la chaleur dans un but thérapeutique, comme en ce qui concerne d’autres agents physiques en général.
D' $S. E. Krixorrz (Stockholm).
Le Congrès international de Physiothérapie,
auquel le D° Krikortz présenta ce rapport, n'est pas le seul congrès médical où l'usage de l’Esperanto ait été autorisé. Au congrès de Lisbonne (1905) il était au nombre des langues officiellement admises, avec l'anglais, le français, l'allemand et l’italien. La circulaire du comité d'organisation de ce congrès faisait connaître que le secrétaire correspondait en Esperanto (‘), et l’un de nos collègues
(1) D’après le D'I. Fels, de Lwow (Galicie-Autriche), dans Voéo de Kuracistoj, avril 1908.
de Barcelone, M. Jascinto Bremon y Masgrau Metge, qui se propose de traiter dans sa thèse le même sujet que nous, nous informe que le D' Terricabres, de Vich, doit présenter une communication en Esperanto au XVI° Congrès médical international qui se tiendra à Budapest, en 1900.
En cette même année aura lieu à Odessa Île XI° Congrès général russe de Pirogov, où la question de l’adoption de l’Esperanto dans les congrès médicaux internationaux doit être posée, conformément au vœu suivant de la Société médicale de l'Université de Kazan:
« Après avoir entendu, dans sa séance du 14 avril 1907, le rapport du L)' G. Lubieniecki sur « La question d’une langue internationale en médecine » et étant d'avis, d'une part, avec le rapporteur, que l'adoption d'une langue unique pour les communications scientifiques dans les congrès internationaux, etc., serait d'une très grande utilité pour la médecine, car le manque d’une telle langue internationale constitue le plus grand obstacle aux communications scientifiques entre médecins de divers pays,
« Etant aussi d'avis, d'autre part, avec le rapporteur, que l’idée d’une langue internationale est dès maintenant réalisable par l'adoption dans ce but de la langue Esperanto,
« La Société médicale de Kazan exprime le vœu que la Société des Médecins russes fondée en mémoire de Pirogov, prenne l'initiative de présenter cette question à l'examen des médecins russes
et étrangers, et qu'elle l'inscrive à l'ordre du jour du prochain congrès médical de Pirogov. » (!)
Le comité de la Société fondée en mémoire de Pirogov, d'accord avec la Société médicale de Kazan, a décidé, dans sa séance du 29 novembre 1907, de transmettre la demande de cette dernière au comité d'organisation du XI° congrès de Pirogov, pour être inscrite à l’ordre du jour de ce congrès, section des questions professionnelles. (?)
Le XVI Congrès de la paix (Munich 1907) ayant décidé que l’Esperanto serait admis au congrès suivant, la Société Pacifiste Japonaise a délégué à ce congrès le D' Kroïta, professeur à l’Université Impériale de Tokio et secrétaire général de l'Association Espérantiste Japonaise. Nous avons eu récemment l’occasion de nous entretenir avec le D' Kroïta (nécessairement en Esperanto, car il ne parle pas le français et nous ignorons le japonais); il nous a fait part de son intention de présenter au XVII‘ Congrès de la Paix (Londres 1908) une communication en Esperanto.
La Fédération dentaire internationale, sur la proposition du D' Cunningham, de Cambridge, a émis le vœu que l’Esperanto soit admis comme
(1) La Société fondée en mémoire de Pirogov est la plus grande et la plus importante des sociétés médicales de Russie. Tous les deux ans ont lieu les « Congrès généraux russes de Pirogov > auxquels assistent de nombreux médecins venus de toutes les parties de l’empire.
(2) Journal de la Société médicale russe fondée en mémoire de Pirogov, 8 décembre 1907 (communiqué par le D' Kabanov, de Moscou, et d'après Voéo de Kuracistoÿ, avril 1908).
langue officielle au Congrès dentaire international qui se tiendra à Berlin en 1000.
Notons enfin que le Congrés Scientifique Panaméricain, qui doit se tenir à Santiago (Chili) du 25 décembre 1908 au 5 janvier 1909, a inscrit l Esperanto à son ordre du jour, sur l'initiative de MM. Valentin Letellier, recteur de l’Université Chilienne, Edouard Poirier, délégué plénipotentiaire de Guatemala au Chili, Michel Cruchaga, ambassadeur du Chili près la République Argentine, et Edouard Fabres, professeur de Droit à l'Université Chilienne et président de la Société Espérantiste du Chili. Le D’ Fraga, de Santiago, nous écrit qu'il doit présenter à ce congrès un rapport sur la nécessité d’une langue internationale pour la diffusion des sciences.
On le voit, c'est de tous les côtés et dans tous domaines que l’on commence à chercher dans l’Esperanto la solution des difficultés causées dans les congrès internationaux par la diversité des langues.
Mais si l’Esperanto a été jusqu'ici recommandé ou admis en principe par un assez grand nombre de congrès, et s'il a même été employé dans plusieurs pour des communications, on peut se demander s’il pourrait un jour devenir la langue unique des congrès internationaux, aussi bien pour les discussions au sein même de ces congrès que pour les rapports et communications qui leur seraient présentés. Si l’Esperanto possède toutes les qualités qui lui permettent d’être employé dans des
communications écrites, est-il possible de le parler assez facilement pour s’en servir dans des discussions orales; est-il prononcé assez uniformément par les différents peuples pour permettre une intercompréhension immédiate ?
Jusqu'à ces dernières années, les expériences d’« Esperanto parlé» entre personnes de langues maternelles différentes n'avaient pas été très nombreuses, et l’on s’efforçait de démontrer par une argumentation théorique qu'il serait très facile à des étrangers de s'entendre au moyen de l’Esperanto. Au sujet de l’uniformité de la prononciation, par exemple, on faisait remarquer que, cette langue possédant une écriture absolument phonétique, le son de chaque lettre étant toujours le même et nettement défini pour chaque peuple par rapport à des sons connus de sa propre langue, l'accent tonique étant toujours placé sur l’avant-dernière syllabe, on devait forcément prononcer partout l’Esperanto de la même manière. Et, de fait, quelques expériences isolées avaient permis de constater la justesse des arguments théoriques : des personnes de différentes nationalités, ayant appris l'Esperanto sans maître, dans des manuels, s'étant rencontrées, avaient pu immédiatement s'entretenir en cette langue, sans différence appréciable de prononciation (').
(!) Il nous est arrivé à nous-mêmes, en 1905, à l’une des réunions du Groupe Espérantiste de Paris, qui ont lieu tous les Vendredis soir à la Sorbonne, de nous entretenir pendant plus d’un quart d'heure avec une espérantiste suédoise, sans nous douter que notre interlocutrice n’était pas française. Nous avons fait depuis lors bien souvent des expériences analogues,
Les congres espérantistes internationaux de Boulogne-sur-Mer 1905, (renève 1906, Cambridge 1907 et Dresde 1908, sont venus confirmer d'une manière éclatante ces petites expériences particulières. A chacun d'eux, de nombreux congressistes appartenant aux, langues et aux nationalités les plus diverses, ont pu, avec la plus grande facilité, converser, prononcer des discours et prendre part àa des discussions en Esperanto sur des sujets les plus variés.
Au congrès de Boulogne fut joué, en Esperanto, Le Mariage forcé, de Molière, par une « troupe » éminemment cosmopolite : Sganarelle et (reronimo étaient français ; Dorimène était italienne : Alcantas, belge: Alcidas, allemand ; Licaste, norvégien; Pancrace, anglais ; Marphurius, canadien français; et des deux bohémiennes, l’une était suédoise et l’autre russe. (Ces acteurs n'avaient eu qu'une ou deux répétitions, et néanmoins ont joué avec un ensemble parfait, sans qu'on pût se douter qu'ils se rencontraient pour la première fois et venaient des quatre points cardinaux. Chose curieuse, l’Anglais ne se révélait nullement par l'accent si caractéristique de ses compatriotes, et il ne fut possible de deviner sa nationalité que grâce aux quatre mots latins que comprend son rôle : pugnis et calcibus, unguibus et rostro (\.
Dès ce premier congrès, un certain nombre de membres appartenant à des nationalités différentes, mais à la même profession, à la même spécialité, aux mêmes idées politiques ou religieuses, etc., se
(1) L'Humanité, 20 août 1905.
Se ——
sont empressés de profiter de la possibilité qu'ils avaient d'échanger leurs idées par l'Esperanto pour tenir des réunions particulières, petits congrès spéciaux dans le grand congrès général, germe des futurs congrès internationaux d'où aura disparu l’obstacle de la diversité des langues. D'année en année, ces réunions particulières ont crû en nombre et en importance, si bien qu'il a fallu au quatrième congrès diminuer en leur faveur le nombre des séances générales; et il est à prévoir, — cette évolution s’accentuant toujours davantage, — que les congrès espérantistes finiront par se transformer en un ensemble de congrès spéciaux où sera pratiquement employée la langue internationale. Parmi ces réunions, nous devons mentionner particulièrement, avec celles des dentistes et des pharmaciens, celles des médecins espérantistes qui viennent de fonder une association générale de confrères de différents pays.
Aux trois premiers congrès d'Esperanto ont pris part successivement 800, 1000 et 1400 congressistes. Le quatrième, qui s’est tenu en août dernier a Dresde, sous le haut patronage du roi de Saxe, et où les gouvernements des Etats-Unis et du Japon avaient envoyé des délégués officiels, a réuni environ 1500 membres appartenant à 42 langues et nationalités diverses. Discours, rapports, communications et discussions, tout y eut lieu en Esperanto ; et la facilité de l'emploi de cet idiome entre gens incapables, pour la plupart, de se comprendre dans aucune des langues naturelles, est certes la meilleure preuve pratique que l’on puisse apporter de la possibilité d'adopter l'Esperanto
dans les congrès internationaux. Jamais, en effet, congrès internationaux ne méritèrent mieux leur nom, par le nombre des nations participantes, que les congrès espérantistes ; jamais aussi on ne put s'y comprendre si facilement, malgré la diversité des langues de ceux qui y prenaient part.
LES OUVRAGES et JOURNAUX MÉDICAUX
Les relations médicales internationales
À côté des congrès internationaux, les ouvrages et journaux médicaux jouent le principal rôle dans la diffusion internationale des connaissances médicales.
Tout médecin qui veut étudier particulièrement une question spéciale, est amené à rechercher ce qui a déjà été fait et écrit à l'étranger sur cette question ; mais immédiatement se dresse devant lui, comme dans les congrès internationaux, l’obstacle de la diversité des langues, et le fait cité par le D' Achard de ce mémoire hollandais dont il ne put obtenir qu'au prix de beaucoup de temps et de peine une bonne traduction, n’est qu'un exemple, entre mille, des tribulations auxquelles sont condamnés tous ceux qui doivent faire des recherches scientifiques dans les ouvrages et les journaux étrangers.
Il n’est pas jusqu’au simple étudiant en médecine qui, rédigeant sa thèse sur un sujet très ordinaire, n'y doive rechercher ce qui a déjà été dit sur le sujet qu'il traite, et, s’il n’est pas polyglotte, ce qui est le cas le plus général, il doit faire traduire ce qu'il suppose présenter quelque intérêt, quitte à constater, une fois la traduction faite, que
le document découvert dans l'ouvrage étranger est inutilisable.
Monsieur Fauvart-Bastoul, dans sa thèse sur la langue internationale au point de vue du droit des gens, attire très justement l'attention sur ce point particulier. « Le savant, dit-il, qui, dans son pays travaille à l'aise parce qu'il possède la clef de tous les cerveaux qui y pensent, se trouve très souvent arrêté lorsqu'il a besoin d’avoir recours aux connaissances acquises ou aux découvertes effectuées dans d’autres nations. Que de peines perdues à chercher, à travailler une question déjà éclaircie sur un autre point du globe !
« Un remède s'offre à l'esprit : apprendre les langues étrangères dont on peut avoir besoin. Mais nous arrivons alors à ce fâcheux résultat : si le savant doit posséder assez de langues pour se tenir au courant, leur étude lui aura pris tellement de temps, qu'il ne saurait atteindre à la hauteur où l’auraient porté sans cela ses travaux personnels. Il a usé le meilleur de son temps et de ses forces, toute sa jeunesse, pour n'arriver à posséder qu'imparfaitement un nombre d'idiomes forcément insuffisant.
« D'autre part, ses facultés sont, par définition même, tournées vers un état d'esprit particulier qui fait que, travaillant spécialement la branche de son choix, il s'y distingue. Tel savant, qui aura un goût spécial pour une science sera, par cela même, plus ou moins inapte à s'assimiler les langues vivantes.
« Reste la ressource de la traduction: là, le remède est souvent pire que le mal, surtout pour
des ouvrages spéciaux : que de fautes, que de contre-sens et de non-sens n'y trouve-t-on pas ?
« Aussi le cercle vicieux dans lequel tournent les savants, a-t-il permis à l’un d'eux de proclamer que le grand desiderafum du monde de la science est un moyen de correspondance générale qui décuplerait les résultats des efforts de chacun en les solidarisant. »
C'est cette même idée, on l’a vu, qu'ont exprimée presque tous ceux de nos maîtres qui ont bien voulu nous communiquer leur opinion sur l’adoption d'une langue auxiliaire internationale en médecine, insistant sur la grave perte de temps causée par l'étude des langues étrangères pour n'’arriver qu'à une connaissance imparfaite de ces langues, alors que le même temps eût été plus fructueusement employé à des études ou à des recherches personnelles.
« Comme tout irait mieux, conclut le Professeur Bergonié à propos des revues spéciales, si chaque auteur pouvait faire un résumé de son mémoire en une langue auxiliaire que publierait le périodique en même temps que le mémoire original. Les auto-referat lus et compris par tous, quel rêve ! Il est cependant réalisable grâce à la langue auxiliaire ! »
Ce rêve est, en effet, si réalisable, qu'il a déjà été réalisé, justement dans le domaine de la médecine.
Nous avons déjà fait allusion à la thèse de Lambert sur la théorie de la torsion de l'humérus (').
(1) Avant-propos, p. 13.