‹ Œuvre des enfants à la merChapitre 20 sur 27 · EE · texte numérisé non relu

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OBSERVATION XXI R. P..., âgé de 14 mois. Entré à l’Institut le 30 mai 1919. Dracnosric. — Hydrocéphalie syphilitique, cachexie. ANTÉCÉDENTS. — a) Héréditaires. — Mère morte de

grippe le 25 octobre. C’est le premier enfant; pas de fausse

couche. À eu cet enfant la quatrième année de son mariage.

Le père a été soldat; peut-être spécifique ? Le grand-père

maternel aurait été Re Le père a eu les fièvres du

Maroc.

b) Personnels. — Né très bel enfant; rien de spécial à l’accouchement ; a été nourri au sein plus au biberon. Puis en nourrice à la mort de la mère. L’enfant était déjà maigre. La tête n'aurait pas grossi brusquement.

Examen le 30 mai 1919. — Enfant extrêmement maigre. Assez bien coloré. Mouvement continuel de balancement de la tête. Urine à tout instant sous lui. Périmètre de la tête 49,5 em. Grandes mains et gros nez; mains pigmentées et nez rouge. Cœur normal. Disjonction de toutes les fontanelles. Deux dents seulement: incisives médianes du bas.

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TRAITEMENT. — Régime. Ponction lombaire; LXXV gouttes de lactate au millième par jour.

2 juin. — Tour de tête: 50 centimètres.

9 juin. — Tour de tête : 48 centim. 8.

16 juin. — Tour de tête: 48 centim. 8.

16 juillet. — Tour de tête: 48 centim. 5.

Etat général parfait. À pe engraissé. Améliora- tion sensible.

La durée de la cure est variable et dépend surtout des résultats du traitement et de la marche de la maladie. Les malades au-dessus de 3 ans sont mis aux bains de mer et de soleil. Au début, c’est une simple immersion qui ne cause aucune sensation désagréable; puis, petit à petit, on augmente la durée du bain, laquelle ne dépasse jamais une limite oscillant entre 5 et 15 minutes. Les enfants s’y habituent très vite et y trouvent même un véritable plaisir. Il faut les voir dans l’impatiente attente du bain et surtout dans le bain : c’est un égayant spectacle que celui des j oyeux ébats de nos petits malades dans l’eau. Très obéissants, ils sont dirigés au sifflet par une religieuse qui surveille leur traitement. Quelquefois, mais très rarement, le bain est empêché par le mauvais temps, quand la mer est houleuse ou un peu grosse. La réaction, qui apparaît après le Hein, dure toute la journée.

Les bains de mer froids produisent sur l’organisme deux effets: le premier, immédiat, est le résultat de l’immersion; c’est une sensation de saisissement, d’oppression plus ou moins intense, particulièrement chez les enfants très jeunes chez lesquels elle s ’accroît d’une peur instinctive; « la respiration et la circulation se ralentissent, la peau pâlit, le sang reflue vers les viscèr à vers la tête sur-

tout »; de là provient la teinte rougé ou bleutée du visage. « de quelques secondes, une agréable réaction s ’établit,

on éprouve une sensation de soulagement, la- circulation

s'accélère, la peau s’échauffe et se colore, pendant que la respiration devient plus large ». Jusqu'à présent, on n’a jamais vu se produire ni rhumatisme, ni pleurésie, ni pneumonie.

Les tout petits sont baignés dans l’eau de mer chauffée préalablement au soleil.

Les enfants plâtrés prennent des bains partiels.

En se baignant dans la mer, on fait d’une pierre deux

coups: on prend en même temps qu’un bain d’eau salée un bain de soleil et de lumière. l Les bains de soleil, à cause de la grande ha de la

plage, se prennent deux heures après les repas: le matiu.

de 8 à 10 heures et le soir, de 15 à à 17 heures. Sa durée var'e

entre 5 minutes, 10 minutes et une heure. D’abord local, il

devient petit à petit général. Les, radiations solaires étant

très fortes, de 11 à 14 heures, on évite l’héliothérapie pen-

dant cette période, car il faut prendre des précautions pour éviter les insolations, les sudations trop considérables, qui amèneraient une aggravation chez les petits malades, en provoquant une anémie, un affaiblissement de la résistarce.

Après le bain, la réaction doit être surveillée; le malade

s’habille rapidement et fait quelques minutes d'exercices, de marche accélérée, suivant. le cas traité.

L’excitation de la surface de la peau par les effets de la

lumière et du soleil est bienfaisante, parce qu’elle est une des sources naturelles d’énergie physique. Elle constitue un décongestif puissant des organes abdominaux, un toni-

que, un calmant précieux des centres nerveux, à condition

que l’action provoquée soit proportionnée à la résistance

Mn ateliers de

Bain de Mer

du . Enfin elle contribue puissamment à l'élimination des substances nuisibles du Corps. ;

On à fait remarquer que les Napolitains qui passent la

| plus grande partie de leur temps au grand air et au soleil,

se contentent de quelques assiettées de macaroni - ; que l’Oriental qui mène une existence semblable vit très bien avec

quelques poignées de riz, et que l’Africain, demi-nu, n’a .

besoin que d’une petite quantité d’aliments pour subsister : c’est l’air et le soleil qui les nourrissent.

Les bains de soleil et de lumière peuvent être suivis, afin de compléter le traitement, de massage, table de régime, hy drothérapie, marche à pieds nus sur le sable de la plage, exercices divers, etc. Il arrive quelquefois, mais rarement,

que les premiers bains sont suivis d’un peu de lassitude,

d’un courbature générale. Mais ce malaise passe vite, et dans la plupart des cas, une purgation et un repos de courte durée suffisent pour que le malade soit en mesure de reprendre la cure.

Les bains de mer, suivis de la réaction dans bains de sable, se prennent entre 10 et 11 heures suivant l’état atmosphérique et lumineux. Ensuite, un copieux et substantiel repas attend nos malades dans un réfectoire bien aéré, bien

ensoleillé et bien propre. Les différents repas sont bien

réglés et sont pris à heures fixes : à 6 b. 30, 11 heures et 17 heures. Au petit déjeuner, les pensionnaires ont une bonne soupe aux légumes; au dîner une soupe aux légumes, un plat de viande ou de poisson et un plat de légumes ; quel-

: quefois un dessert; au souper, une soupe et un plat de légu-

mes.

Voilà pour le traitement en général, traitement qui com-

porte des additions spéciales à chaque groupe de cas.

En résumé, donc, nous employons, pour toutes les loealisations tubereuleuses le traitement général (bains de mer

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