‹ Œuvre des enfants à la merChapitre 24 sur 27 · CU · texte numérisé non relu

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| — 59 — par le docteur Rivier (1) en une formule précise et concise :

Accélération de la nutrition et du métabolisme ;

Pouvoir reminéralisateur indirect et peut-être direct.

Maïs, à.ces conclusions, on peut ajouter, pour la Méditerranée, cette application spéciale du traitement :

Absence de Ho humide nuisible aux hypofonctionnements ;

Assistance à la oon de 1? organisme, par la possibi lité de suraération continue et surtout par la pratique, et tout temps et toute saison de l’héliothérapie et du baïn de mer pendant une grande partie de l’année.

Sans sortir du cadre de notre sujet et sans redire ce que d’autres, plus qualifiés que nous, ont laborieusement recherché et magistralement traité dans des ouvrages, dans des articles de revues médicales ou dans des thèses, nous voudrions montrer, en quelques mots, par des extraits, quelles sont les causes qui influencent si favorablement le traitement, à quoi tiennent de telles guérisons, d’où proviennent de tels succès dans la cure héliomarine.

Selon Tyndall « toutes les forces de la terre, toutes les manifestations de la vie sont des modulations ou des variations d’une même mélodie céleste qui émane du soleil». Telle est bien la raison qui révèle le secret des merveilleuses cures constatées chaque jour. L'efficacité de ces cures réside uniquement dans le rôle du soleil sur les éléments pathogènes et sur les tissus ulcérés. |

Le docteur Aiïmes (1) a mis en évidence 1 importance de

(1) Rivier. Thèse de Lyon. Cure PL marine Re scaneente

novembre 1911.

(2) Docteur Aimes. Héliothérapie. Thèse 1913 (bibliographie) et la Pratique de l'Héliothérapie. Maloine, 3° édition.

GE l’action thérapeutique de la lumière solaire: « Le soleil, dit-il, agit localement, il est alors bactéricide; il accroît les échanges, il est résolutif et sclérogène, analgésiant et éliminateur sur l’ organisme tout entier, il agit en provo-

quant la sudation, il tonifie et produit une euphorie remarquable ». . RE

Mais à Palavas, en plus da soleil, nous avons la mer et l’air marin, qui sont des facteurs bien importants dan: le traitement de nos petits malades. D’autre part, il ne faut pas oublier le bain de sable, qui, joint au bain ES en accroît la puissance médicatrice. | |

« La mer agit sur l’organisme de plusieurs manières : comme eau froide et courante d’abord, sous forme de bains et de lotions, et comme eau chargée de principes minéraux, tous actifs, quoique à des degrés différents; elle agit aussi par une atmosphère humide, un peu moins riche en acide carbonique que l’aïr ordinaire, beaucoup moins riche en bactéries, en germes et en poussière, mais chargée cependant de particules salines, par son climat à la fois doux et uniforme et enfin par la disposition de ses rivages » (1).

L’air marin ne contient-il pas d'éléments minéraux? On y trouve du chlorure de sodium, du bromure de sodium, de la silice et notamment de l’iode (12 fois plus que dans l’intérieur des terres). « Il est, de plus, très riche en oxygène | (159 millim. de pression) et en ozone, il contient, en outre, 1 p. 100 d’argon » (Liotard). Done l’air marin justifie aînsi sa dénomination ( d’air thermochloruré sodique et bromoioduré » (2). De plus. il est très chargé en électricité.

En somme, nous devons les guérisons à l’association de

(1) Laumonier. Facteur de la cure marine (Bulletin général de thérapeutique, 23 août 1901.

(2) Bouty. Du climat de Nice.

D = br

à Phéliothérapie et du bain de mer, — l’action percutante des lames à doux.

avec sa réaction et avec , Jouant le rôle de massage

Pour tout cela, la Méditerranée possède une entité qui lui est toute particulière « c’est à sa latitude méridionale, ; : à sa situation de mer fermée, à sa disposition en gigantes- 4 | que espalier, qu’elle doit ses qualités : sa température + douce, son insolation intense, le petit nombre de ses Jours de pluie, son hygrométrie modérée, la teneur de ses eaux en chlorure de sodium » (2), et l’on pourrait dire, ses marées - peu sensibles.

PE

{D Rivier. Thèse de Lyon, novembre 1911. Cure hélio-marine méditerranéenne.

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