SCÈNE IV
De mes frères en vain j’implore la pitié.
Par orgueil, l’un me sacrifie;
L’autre , en sa cruelle amitié ,
M’immole par jalousie.
Eh! quel autre motif des rigoureuses lois Qu’impose un caprice funeste ,
Qui lui fait proscrire à la fois L’amant dont mon cœur a fait choix ,
Et l’importun que je déteste?
Quel espoir puis-je encor garder ?
Eh bien, Phrosine, il faut céder;
Il faut désarmer leur furie ;
Renonce à Mélidore, abjure sans retour La folle passion dont ton âme est saisie !
Qu’ai-je dit! je puis bien renoncer à la vie ,
Mais non jamais à mon amour.
( La nuit tombe par degrés. )
2t)4 PHROSINE ET MÉLIDORE.