‹ ŒuvresChapitre 131 sur 241 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

De mes frères en vain j’implore la pitié.

Par orgueil, l’un me sacrifie;

L’autre , en sa cruelle amitié ,

M’immole par jalousie.

Eh! quel autre motif des rigoureuses lois Qu’impose un caprice funeste ,

Qui lui fait proscrire à la fois L’amant dont mon cœur a fait choix ,

Et l’importun que je déteste?

Quel espoir puis-je encor garder ?

Eh bien, Phrosine, il faut céder;

Il faut désarmer leur furie ;

Renonce à Mélidore, abjure sans retour La folle passion dont ton âme est saisie !

Qu’ai-je dit! je puis bien renoncer à la vie ,

Mais non jamais à mon amour.

( La nuit tombe par degrés. )

2t)4 PHROSINE ET MÉLIDORE.

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