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ACTE I, SCÈNE V

De Philippe , à Madrid , s’il ne portait les fers , Couronné des lauriers à ton audace offerts,

Depuis plus de quinze ans apprenti sous ton père , C’est lui qui, t’enseignant le métier de la guerre.

Te révélerait l’art de triompher des rois.

Va l’apprendre cet art, pour défendre nos droits.

Pour punir les tyrans, pour châtier les traîtres.

Dans tous nos compagnons tu trouveras des maîtres.

Et , crois-moi , pour t’instruire en des secrets pareils , Leurs exemples , mon fils , valent bien les conseils Qu’en nos camps, dès ce jour ouverts à ta jeunesse. Ira, sans plus tarder, te porter ma tendresse.

O mon pays ! mes vœux ne sont pas superflus ,

Et ma famille enfin t’offre un vengeur de plus.

Avec vous , mes amis, je veux mourir et vivre ;

Et comme à vous guider je suis prêt à vous suivre.

(Ils sortent tons , hors Gnillanme.)

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