‹ ŒuvresChapitre 147 sur 241 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JULE, MÉLIDORE.

MÉLIDORE

Ah! puissé-je de vous détourner le danger!

Parlez. Du vain siècle où nous sommes

J’ai sans peine abjuré le charme passager;

Mais je suis homme, et rien de ce qui tient aux hommes Ne me saurait être étranger.

J U LE

Un tel discours suffirait pour convaincre Un cœur moins pénétré de vos perfections.

Ah! dans l'âge des passions,

Comment faites-vous pour les vaincre ?

MÉLIDORE

Et quel homme est exempt de leurs illusions P

JtJLE.

Parmi les citoyens dont s’honore Messine,

Vous connaissez les Faventins ?

MÉLIDORE

Les Faventins, seigneur! Ah! que devient Phrosine?

IULE

Elle a déshonoré de si brillants destins.

Et démenti son origine.

JULE.

Un vil aventurier,

Connu par sa richesse et plus par son audace ,

Mon père , à cette antique race Avait prétendu s’allier.

Mon frère Aimar.

MÉLIDORE

C’est Jule !

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