ACTE II, SCÈNE V. a8g
Votre tendresse, croyez-moi.
N’est pas plus vive que la mienne.
JULE.
Ah ! daignez joindre à ces bienfaits Une faveur plus grande encore.
L’affront que nous fait Mélidore Ne se peut pardonner jamais.
Aimar, qu’enchaîne sa blessure,
A remis à mon bras le soin de le venger ;
Et ce soin seul peut alléger
Les affreux tourments que j’endure.
Je n’en puis douter maintenant ;
Je le vois , à la connaissance Que vous avez d’un fait passé si récemment :
Il n’est pas de mystère, à venir ou présent.
Qui ne soit aperçu de votre intelligence.
DUO