ACTE III, SCÈNE III. 5o
. Ah! rejette mes premiers vœux,
Enchaîne Phrosine à la terre.
S’il en est temps encore , o ciel ! que ton tonnerre Porte l’oubli de moi dans son cœur effrayé ;
Et contre mon bonheur suscite, par pitié ,
Jusqu’à la haine de son frère !
( Il observe du haut d’un rocher. )
O terreur! que vois-je approcher!
Un esquif battu par l’orage Est poussé contre le rivage!
Évite, évite ce rocher!...
Je frémis d’horreur et de joie !
Ciel, qui nous protèges encor,
Ne permets pas que ce trésor De l’onde aujourd’hui soit la proie!...
Et je ne puis la secourir !
O tourment!... O bonté divine!
Le rivage a reçu l’esquif prêt à périr !
Quelqu’un en sort.. .courons.. .Dieux! ce n’est pas Phrosine!