‹ ŒuvresChapitre 163 sur 241 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Et Phrosine.^

MKLIDORE.

JULE.

Elle s’offre à mes regards troublés.

Tantôt sur leurs plus hautes cimes Les flots la portaient dans les deux,

Et les vagues tantôt la plongeaient à mes yeux Dans d’épouvantables abîmes.

MÉLIOORE.

Ah!

J U LE

Tu frémis !

MÉLIDORE

Achève, achève!

JULE.

La pitié

A cet aspect saisit mon âme.

Ses dédains, son audace et sa coupable flamme. J’en atteste le ciel! j’avais tout oublié.

Par l’éclat du flambeau guidée,

Phrosine avait tourné soudain Vers la nef, qui par elle allait être abordée. Déjà je lui tendais la main...

« O mon amant ! ô mon cher Mélidore !

Il Est-ce toii*... » Ce nom que j’abhorre M’a rendu ma fureur prête à s’évanouir.

Qu’il vienne donc te secourir,

3io PHROSINE ET MÉLIDORE.

Cet amant que ton cœur implore !

Et, retirant ce bras qui repoussait la mort,

Je plongeai , moins cruel que l’ingrate peut-être ,

Ce flambeau , dont l’éclat m’avait fait reconnaître , Dans les flots , qui bientôt m’ont jeté sur ce bord.

MÉLIDORE

Tu te dis son frère, barbare!

Va, tu n’es que son assassin!

Mais tu nous sépares en vain Si le seul trépas nous sépare.

Ta sœur ne m’aura pas imploré vainement :

Lü sauver ou périr avec ce qu’il adore ,

Partager son destin jusqu’au dernier moment ,

Voilà l’unique espoir qui reste à Mélidore.

( Il sort. )

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