‹ ŒuvresChapitre 167 sur 241 · JULE, LE CHŒUR, MÉLIDORE, PHROSINE · texte numérisé non relu

JULE, LE CHŒUR, MÉLIDORE, PHROSINE

■ MÉLIDORE

O qui que vous soyez, sauvez, sauvez Pbrosine!

JULE.

Dieux! je puis encor la sauver!

( Jule, aide du choeur, se précipite vers Pbrosine, la reçoit des bras de Mélidore, qui tombe aussitôt de lassitude dans la mer, d’où Jnle le retire aussi. )

JÜLE.

Tu n’as donc pas permis, ô justice divine!

Que mon crime pût s’achever!

Pbrosine, ouvrez les yeux,

PHROSINE

Mélidore!... Ah! barbare!

JULE.

Ma sœur...

3i4 PHROSINE ET MELIDORE.

Mon frère ! toi , toi , mon persécuteur !

Ma bouche ici te le déclare,

Je n’eus jamais de frère , et tu n’as plus de sœur.

J U LE

Elle est trop juste, hélas! la fureur qui t’anime! Je ne prétends pas la fléchir :

Ni mes pleurs , ni mon repentir.

Ne peuvent affaiblir mon crime.

J’avoûrai plus encor : touché de tant d’amoui-. Oubliant sa blessure et son orgueil extrême , Aimar a pardonné! Jide fut, en ce jour.

Plus cruel que l’orgueil lui-même.

Pour vous épargner plus d’horreur.

De tant d’atrocité ne cherchez pas la cause.

Soyez unis ; votre bonheur Est la peine que je m’impose.

PHROSINE

Croirai-je à ce retour.**

IULE, à genoux.

De sa sincérité

Que mon repentir vous assure ;

Expiez mes forfaits; mon cœur vous en conjure! Coupable envers l’amour, envers l’égalité , J’outrageai deux fois la nature.

MELIDORE.

Page 1