JULE, LE CHŒUR, MÉLIDORE, PHROSINE
■ MÉLIDORE
O qui que vous soyez, sauvez, sauvez Pbrosine!
JULE.
Dieux! je puis encor la sauver!
( Jule, aide du choeur, se précipite vers Pbrosine, la reçoit des bras de Mélidore, qui tombe aussitôt de lassitude dans la mer, d’où Jnle le retire aussi. )
JÜLE.
Tu n’as donc pas permis, ô justice divine!
Que mon crime pût s’achever!
Pbrosine, ouvrez les yeux,
PHROSINE
Mélidore!... Ah! barbare!
JULE.
Ma sœur...
3i4 PHROSINE ET MELIDORE.
Mon frère ! toi , toi , mon persécuteur !
Ma bouche ici te le déclare,
Je n’eus jamais de frère , et tu n’as plus de sœur.
J U LE
Elle est trop juste, hélas! la fureur qui t’anime! Je ne prétends pas la fléchir :
Ni mes pleurs , ni mon repentir.
Ne peuvent affaiblir mon crime.
J’avoûrai plus encor : touché de tant d’amoui-. Oubliant sa blessure et son orgueil extrême , Aimar a pardonné! Jide fut, en ce jour.
Plus cruel que l’orgueil lui-même.
Pour vous épargner plus d’horreur.
De tant d’atrocité ne cherchez pas la cause.
Soyez unis ; votre bonheur Est la peine que je m’impose.
PHROSINE
Croirai-je à ce retour.**
IULE, à genoux.
De sa sincérité
Que mon repentir vous assure ;
Expiez mes forfaits; mon cœur vous en conjure! Coupable envers l’amour, envers l’égalité , J’outrageai deux fois la nature.
MELIDORE.