LA SEINE
Aux besoins , aux plaisirs de la ville du monde ,
Fière de m’épuiser pour enrichir ses bords ,
De mon urne féconde Je prodiguais tous les trésors.
Les rois, dans leur munificence.
Se contentaient de mes tributs :
Napoléon , plus grand , devait exiger plus :
C’est dans l’utilité qu’est sa magnificence.
Napoléon parle, et soudain A des fleuves nouveaux Paris ouvre son sein ;
Dans l’albàtre et dans l’or, où leurs eaux s’embellissent, Ils viennent, en sujets, rendre hommage à leur roi.
Et de mon vaste lit les profondeurs s’empUssent Des flots que sur mes sœurs il a conquis pour moi < . CHOEUR général.
Nos descendants pourront-ils croire,
En admirant tant de splendeur,
Qu’infatigable bienfaiteur.
Il ait porté notre bonheur
A la hauteur de notre gloire
LES FEMMES
* c’est à ses lois que nous devons
Jja paix qui règne en cette enceinte.
LES HOMMES
C’est par lui que nous survivons Aux feux de la discorde éteinte.