L’AMBASSADEUR, LE COMTE DE BUREN
l’ambassadetir.
Comte , enfin vous voilà sous le toit patemeL Suspendant un exil qui dut être étemel ,
Votre maître, laissant reposer sa colère.
Vous permet de revoir et d’embrasser un père.
BUREN
Un père ! est-il bien vrai ? Vais-je enfin le revoir ? Bonheur dont ma tendresse avait perdu l’espoir !
Mais reconnaîtra-t-il, après quinze ans d’absence.
Un fils à son amour enlevé dès l’enfance ?
Heureux moment !
l’ambassadeur.
Pour vous puisse-t-il devenir L’époque et le garant d’im meilleur avenir !
BUREN
Ne l’est-il pas.^ Déjà ma jeunesse flétrie Renaît en respirant le ciel de la patrie.
Que j’embrasse mon père , et le malheur passé Dans le présent bientôt va se perdre effacé.
l’ambassadeur.
A ce malheur Nassau peut enfin mettre un terme. Qu’il accède au traité que cet écrit renferme ,
( 11 dc|K)se un écrit sur la table. )
4a GUILLAUME DE NASSAU.
Et , révoquant l’arrêt qui vous a séparés ,
Le roi veut qu’à l’instant vos maux soient réparés. A ses désirs Nassau souscrira , je l’espère.
S’il n’est sujet fidèle , il est du moins bon père. Mais si votre intérêt n’en peut rien obtenir,
Vous savez qu’à Madrid il vous faut revenir.
J’en ai fait le serment, et je le renouvelle.
l’ambassadbur.
C’est encore un secret que cet écrit révèle.
Mais il vient.