ACTE II, SCÈNE VI
Même par ses faveurs contre nous se déclare.
A l'instant où je crois tous mes vœux accomplis Il me force à trahir ma patrie ou mon fils.
Que ferai-je , Louise j
LOUISE
O surcroît de misère !
Vous pensez en héros , si vous sentez en père.
Le héros pourra-t-il écouter mes conseils?
Je n’en crois qu’un seul guide en des doutes pareils. Consultez votre cœur ; dans tout ce qu’il prononce Vous avez de mon cœur entendu la réponse.
GUILLAUME
Et vous , Maurice ?
MAURICE
Et moi , mon père , je gémis Du terrible devoir où vous voilà soumis.
Quel choix affreux Philippe aujourd’hui vous t'ommande! Sa lâche cruauté ne hit jamais plus grande.
Je conçois qu’à l’apprendre un père ait frissonné;
Que l’héroïsme même en frémisse étonné...
De l’affermir en vous s’il était nécessaire Ce droit appartiendrait tout entier à mon frère.
GUILLAUME
Parlez, Buren.
Buren, soumis à son devoir.
Se résigne à son sort sans oser le prévoir;
S’il n’a votre génie , il a votre courage.
Vous obéir, tel est, tel sera son partage.
Ordonnez : dans vos bras d’avance je souscris Au parti, quel qu’il soit , que mon père aura pris.
^ GUILLAUME
Déjà l’ambassadeur !