SCÈNE IV
GERRARD
Fuyons plutôt. Grand Dieu ! guide et soutiens mes pas , Égarés dans la nuit, sur les bords de l’abîme!
J’ai besoin d’expier un crime , un bien grand crime ; Mais, dis, à ta justice aurai-je satisfait.
Si l’expiation n’est qu’un nouveau forfait?...
Fuyons : loin de ces bords tout aujourd’hui m’exile. . Aux murs d’un cloître allons demander un asile... Hélas! c’est dans la tombe , et non dans leur prison. Qu’habite le repos qu’implore ma raison.
Là, plus d’anxiétés, plus d’erreurs, plus de doute. Faut-il donc s’y traîner par la plus longue route ?