ACTE IV, SCÈNE VII
Par qui l’Hébreu parjure , autrefois poursuivi ,
S’est vu livrer au fer des enfants de Lévi Promettant à quiconque aura suivi l’exemple De ces cœurs dévorés de la ferveur du temple ^ ' , Avec le plein pardon qui le déchargera Des péchés qu’il a faits, des péchés qu’il fera. Richesses pour les siens, honneur pour sa mémoire , Et la droite de Dieu dans l’éternelle gloire.
GUILLAUME , froidement.
Que ce double décret partout soit publié.
En Hollande peut-être avions-nous oublié Ce qu’à Rome on entend par charité chrétienne ;
Il importe à l’état que chacun s’en souvienne.
BRÉDÉ RODE.
Comme il importe au peuple en ces lieux réuni Qu’un outrage aussi grand ne soit pas impuni.
GU ILT.AUME.
Non , des ambassadeurs , même en ce sacrilège , Bataves , respectons le sacré privilège.
BRÉDÉRODE.
Vous a-t-il respecté ?
GU ILLAUME,
Songez qu’il est chez moi.
Songez qu’avec la vôtre il a reçu ma fol.
Sortez. Pour le départ que tout soldat s’apprête ;
V ous , Gerrard , sulvez-moi.
( 11 rentre dans l’intérieur , en couvrant Borgia de font son corps ; les antres acteurs sortent par les arceaux ouverts sur la place. )
GERHARD, dans le plus grand trouble.
Qu’est-ce encor qui m’arrête ?
La sentence est portée... O ciel ! tu le permets : Tuleveux.... Eh bien, soit.. .Marchons!.. .Jamais.. .Jamais!
( Il s'enfuit. )