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ACTE IV, SCÈNE VII

Dans un républicain sont venus s’allier !

BARNEVELDT

Ainsi que lui , Nassau, j’abhorre une injustice Dont mon aveuglement fut aussi le complice; Puissent par mes regrets mes torts être expiés , Mes torts qu’en t’admirant je confesse à tes pieds.

GUrELAUME.

Dans mes bras!... Fermeté vraiment républicaine! Conservez-la toujours , conservez cette haine Pour celui qui jamais voudrait exécuter L’exécrable projet qu’on osait m’imputer.

Mais, ne l’oublions pas , c’est d’un autre esclavage Qu’il nous faut aujourd’hui défendre ce rivage.

A chaque instant Farnèse a dù s’en rapprocher. Partons; à sa rencontre il est temps de marcher.

< LE PEUPLE

Partons !

l’ambassadeur.

Arrêtez, prince. Avant que je vous quittv;, D’un grand devoir il faut aussi que je m’acquitte.

GUILLAUME

Faites.

l’ambassadeur.

Je n’ai pas vu non plus sans l’admirer ■ L’élan qu’mi grand courage a su vous inspirer.

Ce qu’on vous voit oser pour une injuste cause, Pour une cause juste approuvez que je l’ose;

Et que je fasse autant quand je défends leurs droits,

Que vous quand vous bravez et l’église et les rois.

( Il Ôte son manteau, et se montre vêtu de U pourpre des cardinaux.)

Borgia quitte enfîn l’habit qui le déguise ;

Ministre de l’Espagne et prince de l’église ,

Il saisit le moment où, dans tout son éclat , L’ambassadeur enfin peut agir en légat.'

Investi du pouvoir et des uns et des autres ,

Au nom des successeurs du prince des apôtres ,

Au nom des souverains, dont vous bravez les lois.

Il va donc vous parler pour la dernière fois.

Nassau, par le mépris de toute obéissance.

Coupable envers ton Dieu d’où vient toute puissance , Rebelle envers ton roi , toujours comte en ces lieux , Déserteur des autels qu’encensaient tes aïeux ,

Et responsable au ciel, pour comble de disgrâce ,

Des crimes de ce peuple égaré sur ta trace ;

Si, réclamant soudain pitié pour ton erreur.

Tu ne détournes pas la céleste fureur ,

Dans ses égarements si ton cœur persévère ,

Moi , des décrets du prince interprète sévère ,

Je te déclare exclu du rang des citoyens ,

Déchu de tous tes droits, privé de tous tes biens ^

Te livrant comme traître au vengeur légitime Qui voudra s’ennoblir en punissant ton crime.

De plus , au nom de Dieu qui fait régner ces rois Dont ta rebelle audace a méconnu les droits ,

Fidèle organe aussi du pontife suprême.

Je lance contre toi le terrible anathème

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