‹ ŒuvresChapitre 66 sur 241 · A SCÈNE IX · texte numérisé non relu

A SCÈNE IX

LES PRÉCÉDEIf TS, GERRARD , égaré.

GERHARD

Moi !

BARNE VELDT.

Toi, Gerrard!

GERRARD

Moi , vous dis-je, ou plutôt c’est Dieu même.

BARNEVELDT

Dieu, Gerrard î

GERRARD

Dieu... L’arrêt de ce juge suprême.

Ainsi que moi tantôt vous l’avez entendu.

Le sang qu’il demandait mon bras l’a répandu.

Pour frapper un tel homme , il fallait une audace...

Je ne l’eus pas toujours... mais le ciel... mais la grâce... J.ia vertu qu’on retrouve au céleste banquet Enfin m’ont apporté le don qui me manquait.

BRÉDÉRODE.

Non, tu n’as pas frappé l’ami dont la vaillance Avec la liberté défendait ta croyance ,

Et marquait chaque jour pour toi par un bienfait. Non, non, tu n’as pas pu le frapper...

io4 GUILLAUME DE NASSAU.

GERR ARD.

Je l’ai fait.

BA R NEVE r.DT.

Sa raison cède au poids du malheur qui l’accable , Il s’impute un forfait dont il n’est pas capable.

GERRARD

Erreur : la foi de Rome en tout temps fut ma foi. L’Espagne est ma patrie , et Philippe est mon roi.

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