‹ ŒuvresChapitre 70 sur 241 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Coninie le rempart le plus haut, Pouvait être prise d'assaut Trois ou quatre fois par semaine ;

Où nul , y compris l’aumônier , Dans le château , ne savait lire ;

Où quiconque savait écrire Etait hérétique ou sorcier;

Où l’on ne voyageait qu’en troupe, De peur de quelque désarroi.

Monseigneur sur son palefroi Menant sa noble dame en croupe ;

Où la force était le seul droit ;

Où la justice et l’innocence ,

Se démontrant à coup de lance , N’appartenaient qu’au plus adroit;

Où le juif au visage blême Suçait l’honnête citoyen.

Jusqu’à ce qu’un roi très chrétien A son tour le suçât lui-même ;

OÙ l’on voyait plus d’un prélat Ne demandant que plaie et bosse Préférer le sabre à la crosse Et le hausse-col au rabat;

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