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ACTE I, SCÈNE III

FELTON

Et qu’est-ce encor?

< CAÜRELAI.

Le nom du maître du château.

F EL T O N

C’est celui que tout Anglais nomme Quand il songe au plus fier de tous nos ennemis.

CAURELAI.

En ce cas-là, mes chers amis,

C’est donc le château d’un grand homme.

F E LT O N

C’est celui de Guesclin.

CAURELAI.

Grand homme en vérité !

La preuve en est dans notre haine.

Mais quand il est captif, attaquer son domaine, N’est-ce pas trop manquer de générosité?

F E LT ON

Non pas du moins d’adresse: au grand jeu de la guerre, Les plus forts, très souvent, ne sont que les plus fins. Réussissons : pourvu que j’en vienne à mes fins ,

Les moyens ne m’importent guère.

BREMBRO.

A moi non plus, pourvu que Guesclin ait le sort De mon pauvre cousin , qui , par un stratagème ,

S’est vu, par ce Breton, prendre son château-fort,

Et finit par trouver la mort Aux portes de son château même.

GRÉVAQUES.

Quel dépit ce Guesclin ne m’a-t-il pas donné Le jour que, faible et cantonné Dans certaine abbaye , où j’espérais le prendre , Lui-même, surprenant mon monde éparpillé.

Me pille ce que j’ai pillé.

Et de plus m’oblige à me rendre? »

PLEBI.

Quant à moi...

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