‹ ŒuvresChapitre 88 sur 241 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

BIGOT, DU GUESCLIN, mbabiide voyage , ISSACAR.

ISSACAR

Mais voilà messire Bertrand.

DU GUESCLIN

Bonjour, l’ami.

ISSACAR

Pour moi c’est un honneur bien grand Que de vous recevoir dans mon hôtellerie.

BIGOT

Et ce n’est pas petit profit.

ISSACAR

Croyez que l’honneur me suffit.

DU GUESCLIN

Trêve aux compliments , je vous prie.

Parlons d’affaire.

i6o LA RANÇON DE DU GUESCLIN.

C’est par d’autres moyens qu’il doit servir l’état.

Mon père était un bon soldat ;

Il sauva la Bretagne, et ne savait pas lire 7.

ISS ACAR.

Ce que monseigneur a dicté Est couché dans cette écriture.

DU GUESCLIN

Qu’à ma femme au plus tôt ce billet soit porté.

ISSACAR

Ne le signez-vous pas.?

DU GUESCLIN^ scellant l'écrit da pommeaa de son épée.

Voilà ma signature.

Pars sans délai.

BIGOT

Peut-il partir en sûreté ?

ISSACAR

Moi.? les routes jamais ne m’ont été fermées. Pacifique au milieu du bruit ,

J’ai sauvegarde et sauf-conduit Des généraux des deux armées.

Sitôt qu’au prisonnier breton J’aurai fait servir le potage...

Quel est ce prisonnier .?

ISSACAR

Un homme de courage ,

Un chevalier pris par Felton ,

Et qui faute d’argent, dit-on...

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