ACTE I, SCÈNE VIII
Que tous les biens du inonde.
HONGA.R.
Eh ! quel bien ?
ISSACA.H.
Vos vertus.
IIONGAR.
As-tu jamais prêté sur pareille hypothèque ?
ISSACÀR.
Non; mais n’est-il personne en ce vaste imivers Qui n’ait de ces vertus tiré quelque avantage ? Qui , secouru par vous au moment des revers , Ne se sente obligé de vous tirer des fers Où l’on retient votre courage ?
Guesclin vous doit la vie.
HONGXR.
Ah ! loin de l’oublier ,
Ce grand homme aime à publier Que , sauvé par mon bras , autant qu’un frère il m’aime. Mais puis-je espérer qu’aujourd’hui Mes fers seront brisés par lui ,
Quand il est prisonnier lui-même Je vois que de tristesse il me faudra mourir.
( Il se jette dans un fauteuil. )
ISSACARj à part.
Pour mes fonds , en effet , j’ai ce risque à courir.
( A Hongar. )
Mourir ! que dites-vous , chevalier ? rien ne presse : Plus que vous-même à vous je m’intéresse ;
i56 LA RANÇON DE DU GUESCLIN.
Je veux bien vous loger, je veux bien vous nourrir. Dans cette auberge soyez maître.
Où diable pourriez-vous mieux être Cellier, cave, cuisine, on va tout vous ouvrir. Buvez, mangez, faites bombance.
Et placez votre confiance En Dieu , qui vient nous secourir A l’instant où moins on y pense.
Mais quel homme en ces lieux s’avance ?