LIVRE Vll^ CHAPITRE U
tat^ dé l'inégalité des fortunes des particuliers, et du nombre d^hpoimes qu'on afôemble dans de certains lieux.
Plus il' y a d'hommes ensemble^ plus ils sont vains, et sentent naîtté en eux^énvie de se si||na:^ 1er par de petites chose* f. S'ils sont ep si grand nombre que la plupart sotent inconnus les uns aux autres, l'envia de j^ Aistin^uer redouble, parce . qu'ily a plus d'espérance de réussin Le luxe donne cette espérancQ]^ chacun p^end les marques de la condition qui précède la sienne. M^is, à forcé de vouloir se distinguer, tout devient égal , et on ne se distiiiguîe plus : comme tout le monde vetit se faite regarder,. oïï ne rémarqué personne.
n résulte dé tout cela une Incommodité géné*rale. Ceux qui excellent dans tine profession mett^t à leiir art le prix qu'ils veulent; les plus petits talents suivent cet exemple; il n'y a plus d'harmonie entre lés besoins et les nîoyens. Lorsque je suis forcé dé j^làidèr, il est nécéss^e que j^ puisse payer \m avocat; lorsque J6 Suis malade», il Êiut . que je puisse avoir un médecin. '
Quelques gens ont pensé qu'en assemblant tant de peuple dans linë capitale 6n diminu'oit le.cdm-.
* Dant use grande Tille, dit Tautc;^ dé la fable des AbeiUet^ tom. r, pa^. i J3, on Bliabilj^aa dessâs de sa qualité pour ^tre estimé plus ^*on i^eit par la multitude. Cest un plaisir' potir na espr^ foible presque aussi grand que celui de raccomplissement de ses désirs.
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i (^4 ^^ l'esprit des lois.
merce^ parce que les hommes ne sont plus à une certaine distanœ les uns des autres. Je ne le croi^ pas; on a plus de désirs, plus de besoins, plus de fantaisies y quand on est ensemble.