‹ ŒuvresChapitre 11 sur 336 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

sont pas naturellement en état de guerre , ils vont toi^ours armés; et pourquoi ils ont des defs pour fermer leurs maisons. Mais on ne sent pas quç Ton attribue aux hommes avant l'établissement : des sociétés ce qui ne peut leur arriver qu'après cet établissement, qui leur fait trouver des motifs pour s'attaquer et pour se défendra.

Au sentiment de sa foiblesse l'homme joindroit le sentiments de ses besoins ; ainsi une autre loi ' naturelle seroit ceUe qui lui inspireroil de chercher à se noturir.

J'ai dit que la crainte port^oit les hommeMi se fuir; mais les marques d'une crainte réciproque les engageroient bientôt à s'approcher. D'ailleurs^ ils y seroient portés par le plaisir qu'un animai sent à l'approche d'un animal de son esj^èce. De plus, ce charme que les deux sexes s'inspirent par leur diffîrence augmenteroit ce plaisir; et la piîère naturelle qu'ils se font toujouf s l'un à l'autre seroit une troisième loi.

Outre le sentiment que les hommes ont d'abord, ils parviennent encore à avoir des connoissances; ainsi ils ont un second lien que les autres animauit n'ont pas. Ils ont dpnc un nouveau motif de s'unir; et le désir de vivre en soci^é est une quatrième loi naturelle.

36 DE l'esprit des lois.

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