‹ ŒuvresChapitre 10 sur 336 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Des lois de. la nature.

Avant toutes ces lois sont celles de la nâtore> ainsi nommées parce qu'elles dérivent uniquement delà constitution de notre être. Pour les connoître bien il faut considérer im homme avant l'établis-

■SPRIT Dits X.OIS. T. X. 3

34 'Œ l'esprit pês lois.

sèment des sociétés. I^es lois de la nature seront

celles qu'il reeevroit dans un état pareil.

Cette loi qui*, en imprimant dans nous-mêmes l'idée d'un créateur, nous porte vers lui^ est la pre* mieré des lois, naturelles par son importancei et non pas dans f cH*dre <le ces lois. L'homme y dans rétàt de nature, auroit plutôt la faculté de connoître qu'il n'auroit des ^onnoissances. Il est clair que ^es premières idées ne sei'oient point des idées spéculatives; il songeroit à la conservation de son être avant 4e chercher l'origine de son être. Un homme pareil ne sentiroit d'abord que sa foiblesse ; sa timidité seroit extrême; et, si l'on avoit làdessus besoin de l'expérience, l'on a trouvé dans les forêts des hommes sauvages'; tout les fait trembler, tout les fait fuir.

Dans cet état, chacun se sent inférieur; à peine chacun se sentril égal. On ne cbercheroit donc point à s'attaquer, et la paix seroit la première loi naturelle.

Le désir que Hobbes donne d'abord aux hommes de se subjuguer les uns les autres n'est pas raisonnable. L'idée de l'empire et de là domination est si composée , et dépend de tant d'autres idées , que ce ne seroit .pa« cdle qu'il auroit d'abord.

Hobbes demandé pourquoi , si les hommes ne

' 'Témoin le saavage qui fut trouvé dans les forêts de Hanoyer, et qse Toa tU en Angleterre Boas le règne de George I''.

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