CHAPITRE XV
Des dots et des avantages nuptiaux dans les diverses
constitutions.
Les dots doivent être considérables dans lès monarchies, afin que les maris puissent soutenir leur rang et le luxe établi. Elles doivent être médiocres dans les républiques, où le luxe ne doit pais régner < « £lle$ doiv^çnl; être ^ p^u prèf wUes 4laDS les état3 despotiques, où les femmes sontp en quelque façon^ e^Uve^.
La communauté des biens, introduite p^r ie^ lois françaises entre le mari et la femme, est tfè^ oonvenable dam le gouvernement monarcbique ^
yarcfd qu^ejle intéresse les feo^mf?^ aux affajire^
doBaestiques, et Les rappelle, comoie malgré elles^ au soin de leur maison. ^Ue Te^t in^ns da^s |^ république, où les fe^ipes opt plus 4e vortj^. Elle seroit absurde d^fis les états despotiques, ou presque toujours les femmes ^nt elles-mê^es une paitie de la propriété du maître-
Comme les femmes par leur état sont assez portées au mariage, les gains que la loi lei!i,r 49npe
' Marseille fut la plus sage des républiques de son temps; les dots ne pomroient passer cent écus en argent, et cini^ en habits i^ dit StraboDylÎT. iT.
a 1 6 DE l'esprit des lois.
§ur les biens de leur mari sont inutiles ; mab ils seroient très pernicieux dans une république ^ parce que leurs richesses particulières produisent le luxe. Dans les états despotiques les gains de noces doivent être leur subsistance, et rien de plus.