CHAPITRE XIV
Violation de la pudeur dam la'pumtîOB des Grisiés.
U y a des règles de piidenr observées chez presqae. toutes les nations du monde ; il Mroit absurde de les violer dans la punition des crimes , qui doit toujours avoir^pour objet le rétablissement de l'ordre.
Les Orientaux^ qui ont exposé des femmes à des éléphants dressés pour un abominable genre de supplice, (Hit-ila voulu £aiire violer la loi par là loi?
Un ancien usage des Romains défendoit de faire
mourir les filles qui n'étoient pas nubiles. Tibèire trouva l'expédient de les Êiire violer par le bour* reau avant de les envoyer au supplice ' : tyran subtil et cruel , il détruisoit les moeurs pour conserver les coutumes.
Lorsque la maigistrature japonaise a &it exposer dans les places publiques les femmes nues, et les a obligées de mardiér à la manière des betes, elle a fait frémir la pudeur ' ; mais lorsqu'elle a voulu contraindre une mère...., lorsqu'elle a voirïu con-
traindre un fils • je ne puis achever, elle a fait
frémir la nature même '. ^
^.SuttfimuÈf in Tiberio.'
* Recueil des Toy tiges qui ont servi à rétablissement de la Compagnie des Indes, tom. ▼, part. ii.
5 Ibid., pag. 496.
372 i>E l'csprft des lois.
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