‹ ŒuvresChapitre 226 sur 336 · LIVRE Xlly CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

LIVRE Xlly CHAPITRE XXI

restait toujours. Des lois particulières donnèrent aux débiteurs des facilités de payer '; et l'an de Roh^e 4^3 les consuls portèrent une loi ^ qui ôta aux créanciers le droit de tenir les débiteurs en servitude dans leurs maisons ^. Un usumr nommé Papirius avoit voulu corrompre la pûdiçité d'un jeune homme nommé Pùblius, qu'il tenoit dans les fers. Le crime de Sextus donna à Rome la liberté politique ; celui de ï^apirius y donna la liberté civile.

Ce fut le destin de Cette ville ^ que des tarîmes nouveaux y confirmèrent la liberté que des criines anciens lui avoient procurée. L^attentat d'Appios sur Virginie remit le peuple dans cette horreur contre les tyrans que lui avoit donnée le malheur de Lucrèce. Trente-sept ans ^ après le crime de TinÊime Papirius un crime pareil ^ fit que le peuple se retira sur le Janicule % et que la loi laite pour

> T'oyez ci-aprèt le chap, xxiy du lir. xxtt.

* Cent yingt ans après la loi ctes OdvEe-Xablea. Eo ami» plebi roman» relut aliud initium libertam factnm est, qnod necd desierunt. Tlte-Live, liv. yni.

3 fiona débitons, non oorpns obnoaôiiin etfset. Jhid.

4 L'an de Rome 465*

s Celui de Plautins, qui attenta contre la pndicité de Veturin^ Valère Maxime, liy. yi, art. ïx. On ne doit point confondre ces deux éyénements ; ce ne sont "m les mêmes persénne^ ni les i|«éifies temps.

^ Fcjtz nn fragment de Denys dUalicamasse, dans VExtraU des JT^rtus et dès Vices; l'^/iifomede Tite-LiVe, liy. xi; et Freinsbemius» Ut. XI.

38a DE l'esprit des lois.

la sûreté des débiteurs reprit une nouvelle force. Depuis ce temps les créanciers furent plutôt poursuivis par les débiteurs pour avoir violé les lois £adtes contfe les usures, que ceux-ci ne le furent pour ne les avoir pas payés.

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